mardi 1 septembre 2026

Le matin étouffe de ne savoir se taire

Le matin étouffe de ne savoir se taire

Ma plume arrache les mots des chants d’oiseaux

L’encre bave des taches d’horizon déteint

Quand l’air s’invente des refrains à se broyer les mains

Même la vague en phrases continues murmure les dessous de l’amer infortune

L’étau s’égorge en silences bavards

Ne sachant plus dire qu’en ces cris bâillonnés d’espérance

Le sable s’époumone à prendre l’air

Et se rêve une oasis aux confins du désert

Ces jours n’ont autre que des écrits à s’ouvrir la poitrine

Écorchée d’un sourire forcé en mémoire angoissée

Pieds et poings liés au clou rouillé des certitudes

 

© Alain MORINAIS 

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