Le matin étouffe de ne savoir se taire
Ma plume arrache les mots des chants d’oiseaux
L’encre bave des taches d’horizon déteint
Quand l’air s’invente des refrains à se broyer les mains
Même la vague en phrases continues murmure les dessous de l’amer infortune
L’étau s’égorge en silences bavards
Ne sachant plus dire qu’en ces cris bâillonnés d’espérance
Le sable s’époumone à prendre l’air
Et se rêve une oasis aux confins du désert
Ces jours n’ont autre que des écrits à s’ouvrir la poitrine
Écorchée d’un sourire forcé en mémoire angoissée
Pieds et poings liés au clou rouillé des certitudes
© Alain MORINAIS
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