Je pense à toi
Qui un jour peut-être me liras
Merci d’avoir pris le temps de ce qui n’est évident
D’autant que plus rien ne reste de ce qu’ici j’ai à connaître
Plus rien
Enfin quelques pierres sans doute auront traversé le temps
Les traces d’un monde ignoré du jour
Même du ciel la lumière est-elle vraiment la même
J’écris sans certitude de ce qu’il en restera
Tant les turbulences
Risquent de faire du quotidien la préoccupation première
Et du passé englouti un détail de l’histoire
Si tu me lis vraiment
Ton mérite est d’autant plus grand
Je perçois ton univers
Que voudrais-je me tromper
Instable perturbé perturbant
Tant la vitesse ne permet plus de se poser
De s’enraciner
De vivre
Quand le temps n’est plus que faire pour exister
Mais peut-être me liras-tu la paix retrouvée
Cent ans déjà
Quand des générations fatiguées
Auront compris du partage l’essence du voyage
Alors voilà pourquoi
J’écris pour toi
© Alain MORINAIS
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