jeudi 7 mai 2026

À la recherche d’une ombre

À la naissance du jour

un chien aboie à mordre les restes de rêves

attardés où le soleil tire la nuit par la queue

 

Le ciel efface toutes traces

 

Les desseins de nuages se fondent en la lumière

noyant d’ambre clair le moindre coin de terre

 

L’air avale des bouffées translucides

 

Lumineuse métamorphose des noirs

aux pastels éphémères de la palette d’un peintre des lumières

 

Des éclats brûlants du jour à la morsure des rayons

le chien court après sa queue

à la recherche d’une ombre

© Alain MORINAIS 

mercredi 6 mai 2026

Mila un an déjà

Elle a de Montréal le souffle des lendemains

Gorgés d’histoire à réécrire plus tard

La plume d’outarde donne à l’encre d’automne les couleurs

Une enfance venue réchauffer un soir sans la lune

Une lumière traversant l’océan

L’éclat d’un rire ignorant d’avant les restes

Mais d’à présent souriant ouvert au jour d’après

Elle est le dernier appel à laisser traces

La source de l’envie quand hier reste écrit

© Alain MORINAIS 

mardi 5 mai 2026

Le goût du sel en partage

Dans l’instant où tout se pose

avec le vent tombé des branches

où s’effeuille le temps d’avoir trop compté

les voix se taisent

la bouche ouverte sur des mots perdus de sens

à ne plus croire en la parole

qu’hier encor disait de l’arbre l’essence des racines

 

Et la forêt ne sait plus

ce qu’adviendra des lisières

quand chacun n’a de la terre

le goût du sel en partage

© Alain MORINAIS 

lundi 4 mai 2026

Le temps s’arrête

Le silence étouffe au pied des façades

fermées sur l’illusion des fraîcheurs de l’ombre

 

Les heures s’alourdissent

dans l’épaisseur du jour gorgé de rayons

écrasant les toits de certitudes

 

Les ruelles se traînent

dans le clair-obscur des trottoirs

hésitant entre les flaques du soleil

et les mares dans le noir

à l’envers des murs dressés contre la lumière

 

Le temps s’arrête

sans savoir comment

© Alain MORINAIS 

dimanche 3 mai 2026

     Prix Paul VALÉRY Alain MORINAIS

Comme Paul VALÉRY, Alain MORINAIS a choisi d’écrire une poésie fluide, libérée, dont le ciselage des vers n’est pas sans rappeler les phrasés brefs et impairs de celui qui offre son patronyme à notre prix. C’est de vers en vers et de page en page, dans les deux recueils présentés en concours – et que notre jury n’a pas voulu séparer ! - qu’Alain MORINAIS tire le parallélisme entre la Vie de la Nature, en éternel recommencement, et celle, toujours trop brève de l’être aimé, de tous ceux-là que nous aimons... En nous invitant à boire des « gorgées d’infini », pour connaître encore des « moments de sourire », Alain MORINAIS nous convie à croire en l’éternité de l’Amour, même si « la nuit » se révèle être « tango »... Adoptons, nous aussi, telle une bouée de sauvetage nous permettant de flotter sur une eau de sérénité, les vers de notre lauréat... 

Véronique Flabat-Piot

 Vice-Présidente et

Responsable des Prix de Poésie de la

Société des Poètes Français

  

À la Vitesse du Temps

La lumière traverse la nuit de part en part

Ignorant la trace des rayons.
Brûlés du sang des chemins parcourus
À la vitesse du temps où se referme le noir

Comme les taches des ors d’un puits sans fond

AÀ la margelle invisible du ciel

Oublieux des ombres dans les yeux des étoiles.

Alain MORINAIS, In « Gorgées d’Infini » suivi de « Sans autre envie qu’un moment de sourire », Les Éditions de l’Écritoire du Poète, Thiais, 2025

Chaque Pas

À chaque pas
Arraché au poids du chemin

Je t’emmène avec moi

Quand le vent efface d’hier la trace

Tu es là
À chaque pas

Alain MORINAIS, In « La Nuit sera Tango », Les Éditions de l’Écritoire du Poète, Thiais, 2025

Dits par l'auteur


        

Comme la plainte d’un monde aux douleurs enfouies

Le silence a le poids du soleil

en un ciel transparent

immobile

au matin tôt levé

dans un bain lumineux d’ondes pâles

à se noyer les yeux aux pastel douceurs

d’un bleu déjà nues

 

Le cri d’un goéland déchire l’espace

comme la plainte d’un monde aux douleurs enfouies

sous les caresses soleillées d’envies

d’un baume apaisant les maux d’existence

© Alain MORINAIS 

 

lundi 13 avril 2026

Retour de la poétesse Eva GARCIA après la lecture de Gorgées d’infini, suivi de, Sans autre envie qu’un moment de sourire :

J’ai eu un immense bonheur à le lire, tant l’écriture élégante, empreinte de profondeur, de beauté, m’a touchée. Tes images et métaphores sont fortes et magnifiques ! Cette œuvre est un vrai bijou ! Merci...

Dans Gorgées d’infini, le poète Alain Morinais nous invite à un voyage sensoriel, voilier voguant sur l’océan du ciel jusqu’au noir profond de l’Univers aux myriades émiettées d’étoiles… Le ciel, le soleil, le vent, l’océan, les arbres… deviennent les habitants d’une planète où les couleurs, les parfums, la lumière, nous envoûtent et nous enchantent avec une poésie sensible, charnelle, humaine, incarnée. « La nuit se retire des étincelles plein les cheveux défaits… » « Le ciel se couche sur le côté… La lune d’un quartier d’orange se presse un jus de lumière… Les mâchoires de la nuit aux morsures du soleil cicatrisent la mer… ». Une beauté céleste se glisse sinueuse à chaque éclat de vers : « Les couleurs au matin se gavent de soleil/se gorgent de chants d’oiseaux peignant le ciel d’un simple battement d’ailes… »./« Le ciel débouloche ses bleus de laine vierge/La mer bégaye sa marée en vagues molles… »./« Ici la terre a le parfum de là-bas… /Là-bas la terre a le parfum d’ici… ». Mais la jovialité de la nature s’estompe quand vieillissent les saisons : « tristesses parfondues des collines/Dans les bruines tremblées des tours… ». La vie traverse l’insouciance, la beauté, mais se fane à l’irrévocable usure du temps : « Une étoile pleure ses branches arrachées…/Les couleurs s’effritent au soleil usé… /Un quartier de terre en l’univers se perd à se croire infini ».

 

Dans la deuxième partie du recueil intitulée Sans autre envie qu’un moment de sourire, le poète prolonge le voyage et délivre sa vérité : «  Je confie à mes livres les mots du possible /Des pages de lumière venues de l’au-dedans/Vous raconter l’instant d’un passage/À l’encre de mes rêves s’il n’en reste rien ». Il se souvient des yeux de l’enfance, des illusions d’alors. Comment retourner à ces temps d’espérance ? « Le vent s’assoit dans les dunes à se demander comment reprendre la mer et ses rêves d’océan ». La grâce et la splendeur de l’écriture continuent de délivrer leur essence : « La Lune a les sourires d’orange sanguine/La marée se presse de boire à la source saline…/né de caresses vermeilles le temps a perdu la mesure… ». L’automne de la vie reste toutefois toujours en filigrane : « le temps se referme sur le parfum des choses /dans un coin de jardin oublié… ». Heureusement « les mots du poète gravent l’instant en d’éternels refuges aux sources de l’imaginaire »

Le charme poétique de cette œuvre est un vrai enchantement. Son écriture, loin de tomber dans les mélancolies et les tristesses, célèbre bien au contraire avec élégance, profondeur, délicatesse, l’intensité et la jovialité sensuelle de la vie. Ce recueil est un bijou à lire et à relire. Merci au poète Alain Morinais ! 

Eva GARCIA 

samedi 4 avril 2026

"La nuit sera tango"

 Nouvelle édition augmentée 

Prix d'excellence 2026 décerné par 

l'Académie Internationale l'école de la Loire 

"La nuit sera tango" après lecture de 
Vital HEURTEBIZE (1933-2025) Quatre fois Grand Prix de poésie de l'Académie française.
Oui, mon cher Alain, ton livre, ton magnifique livre, un chemin de douleur que tu transformes en quête de lumière : tu en chasses les ombres, les soleils sombres, et ton poème devient le chant émouvant, bouleversant d’un homme qui cherche alors qu’il l'a déjà trouvée, sans se l’avouer, sa voie royale !
Tu as des vers terribles qui ébranlent la sérénité de l’âme. Ton livre est une leçon de spiritualité à dimension humaine. La vraie spiritualité.
Et quelle écriture pour exprimer cette douleur sublimée !
Quand on a la force que tu as, avec ses faiblesses bien sûr ! pour surmonter de cette façon l’épreuve qui t’a été envoyée, on ne risque plus rien, tu es sur le chemin, et « quelqu’un » te guide.
Voilà ! je ne regrette pas d’avoir pris, sans l’attendre, le temps nécessaire à cette lecture : une lecture émouvante au plan affectif et édifiante au plan spirituel. Dans ton « Billet d’humeur » tu nous expliques que tu dis les mots comme ils te viennent ? continue ! car ils te viennent du cœur, de ton cœur, où les « experts » n’ont pas accès.
Vital HEURTEBIZE
 

 

jeudi 2 avril 2026

"L'Oléronaise"

Extrait dit par l'auteur 

à l'Astrolabe de Melun le 28 mars 2026

(enregistrement de Valery Dvoïnikov) 

 

mardi 10 février 2026

samedi 6 décembre 2025

Lecture publique à Cachan le 6 décembre 2025

 Lecture d'extraits de "Au prix du silence"



 
La lecture intégrale 
 

 La conclusion
 
 


samedi 22 novembre 2025

Disponible

308 pages 13X18 - 3 livres en 1 
"La nuit sera tango" suivi de "DANY" et de "À la fenêtre du temps" (l'Opéra poétique en 3 actes et 5 récitants) ; 18€

dimanche 16 novembre 2025

Les 3 livres à DANY réunis en 1 seul...


308 pages 13X18 - 3 livres en 1 "La nuit sera tango" suivi de "DANY" et de "À la fenêtre du temps" (l'Opéra poétique en 3 actes et 5 récitants) ; 18€

mardi 4 novembre 2025

Vu dans ANC de novembre 2025

Article paru dans le mensuel de la ville d'Arcueil 
en Novembre 2025 

 

jeudi 16 octobre 2025

L'Oléronaise

 

Auteur inconnu : Guillaume

Sites web : https://oleron.short.gy/oleron

 

« Merci de nous faire entendre et voir votre chant singulier. » Ces mots ne viennent pas d’un voisin. Ni d’un ami bienveillant. Ils viennent de François Cheng. Écrivain. Académicien.

Et ils sont adressés à Alain Morinais. Un poète qui vit une partie de l’année sur l'île d'Oléron. Et qui vient tout juste de recevoir l’un des grands prix de poésie francophone : Le Grand Prix Luc Vuagnat 2025. Un prix prestigieux. International. Décerné lors d’un congrès où se réunissent les plumes du monde francophone, organisé par la Société des Poètes et Artistes de France à Écully, près de Lyon.

Et cette année, c’est une poésie écrite sur Oléron… qui l’a emporté. Petit moment de FIERTÉ quand même. Le recueil primé s’appelle :

« L’Oléronaise ». Soixante-dix pages de balades poétiques sur l’île,

entre la lumière, la mer, les marais et le vent. Mais aussi des questions plus profondes, sur le monde qui change, le climat qui dérègle, les repères qui s’effacent. Ce n’est pas un simple carnet de vacances. Une écriture qui sent la broue du matin. Et la houle de mer en hiver. Qui traverse les dunes et les marais… En se laissant porter par l’eau, la lumière, les saisons, les doutes. Parce qu’on est loin d’un carnet de vacances. Entre les lignes, on sent une INQUIÉTUDE TRANQUILLE. * Des choses qui changent * Des repères qui s’effacent. Une île qui ne tient plus tout à fait la même place dans le silence. Ni dans le cœur. Mais ce n’est pas un cri. C’est un chant. Calme mais précis. Acéré comme le vent de phare. Et doux comme un soir d’été au bord d’une claire

Alain Morinais n’est pas natif de l’île. Mais il y vit une bonne partie de l’année, en partage avec elle. Il l’observe. Il l’écoute. Et c’est peut-être ça le plus touchant dans sa démarche : Il écrit sur l’île sans chercher à la posséder. Il ne parle pas à sa place, il parle avec elle. Il la laisse respirer à travers ses mots.

Résultat :

Une poésie qui parle de chez nous. Sans se refermer sur nous. Ça fait du bien de voir que l’île inspire encore ce genre d’écrits.

Pas des slogans. Des mots qui respirent. Pas besoin d’être un gros lecteur pour y trouver quelque chose. Juste accepter de rester un peu. De lire lentement. De laisser une phrase faire son chemin.

Et puis, qui sait… Peut-être que ça relancera un vent de poésie quelque part à Boyardville ou dans le bourg, entre deux allers-retours sur le pont.

Parce que franchement... Une île capable d’inspirer un PRIX LITTÉRAIRE INTERNATIONAL… C’est pas rien.

Auteur : Guillaume

Sites web : https://oleron.short.gy/oleron

 

mardi 8 juillet 2025

Disponible...

Un Quatuor en poésie

Une œuvre poétique écrite non pas pour un quatuor, mais par un quatuor une formation d’amis fidèles, fidèles en amitié et fidèles en poésie.

Elena FERNÁNDEZ-MIRANDA,

Philippe COURTEL,

Roland SOUCHON,

Alain FC MORINAIS,

quatre sensibilités réunies pour le bonheur du partage ; ici, quatre visions du quatuor des saisons, quatre expressions singulières des sens, quatre plumes offertes à la poésie d’aujourd’hui, accompagnées d’œuvres picturales et photographiques, des créations graphiques réalisées par les mêmes auteurs.

Quatre poètes initiateurs de La Nouvelle Pléiade d’Arcueil nous proposent : Quatre mouvements de formes poétiques personnelles pour un ensemble polyphonique remarquable, chacun dans son tempo, jouant sa propre mélodie des mots. Une suite composée de pièces uniques, sans volonté de performances, ni de cohérence littéraire ; l’intérêt résidant uniquement dans la diversité des interprétations de sujets communs : les saisons, les sens.

Quatuor de sensations aux cordes harmoniques différentes, aux tonalités de voix gravées des encres contemporaines, dont l’ampleur des tessitures peut être une réponse aux attentes particulières de chacun.

vendredi 6 juin 2025

Disponible...


 Prix Paul VALÉRY 2025  
décerné par la Société des Poètes Français
126 pages - 96 poèmes - 14€

jeudi 27 mars 2025

Un mot d'Annie ERNAUX Prix NOBEL de Littérature

"Je ferai à la manière des surréalistes : ouvrir au hasard "Au-delà du vent la poussière des roses", c'est ainsi que j'ai déjà lu Et le temps vient et Le visage traversé du temps, me laissant sûre de rencontrer des mots pour moi. Merci" Annie ERNAUX Prix Nobel de Littérature le 25 mars 2025


 

lundi 1 avril 2024

Disponible - Opéra Poétique en 3 actes

 

Acte 1

Scène 1 L’enfance                                                  
Scène 2 Ne nous y trompons pas                       
Scène 3 L’horizon attend                                      
Scène 4 De la vie n'est-il-pas d'espérance          

 

Acte 2

Scène 1 J'ai dans tes yeux peuplé les déserts      

Scène 2 Aragon passe sous la fenêtre et chante       

 

Acte 3

Scène 1 Simplement l'envie de se trouver         
Scène 2
Assis aux portes du réel et au-delà        

 

Final
 
78 pages 15X21cm sur papier bouffant 80g naturel

mercredi 28 février 2024

Disponible...

 

Réédition de mes "Laboureurs d'espoirs"
dans une version intégrale, telle que je l'avais conçue à l'origine... 
Disponible. 
Entre roman historique et fiction documentaire 
360 pages 15X21 cm.