A L A I N - FC - M O R I N A I S
"Merci de nous faire entendre et voir votre chant singulier." François CHENG de l'Académie française __________________________________________ "Je ferai à la manière des surréalistes : ouvrir au hasard "Au-delà du vent la poussière des roses", c'est ainsi que j'ai déjà lu "Et le temps vient" et "Le visage traversé du temps", me laissant sûre de rencontrer des mots pour moi. Merci" Annie ERNAUX Prix Nobel de Littérature
dimanche 24 mai 2026
Un ciel trompeur
Le chant du soleil avait ce jour-là des éclats de lumière bleue
Le ciel s’y baignait sans les nuages
Donnant aux nues la transparence des eaux de montagne
Un lac bleu à l’envers du monde
Un ciel rieur à croire joyeux ce moment de l’heur
La fluidité d’un bonheur étendu tel un voile satin d’opale
Quand la terre se déchire en fosses étrangères
aux éclats d’acier brûlant ses lumières
Les cités ivres s’y baignent dans le sang
Les ruines d’un autre âge mêlant aux labours
les boues des tranchées retournées sur la mort
La marée régurgite les corps à l’endroit du monde
Une terre de malheur sous un ciel trompeur
Un jour le chant de la terre aura des éclats de lumière bleue
Celle que l’on voie de là-haut dans un coin d’univers
Des restes d’avant s’y baigneront d’avoir enfin compris
Le bleu n’est pas seul plaisir des yeux
© Alain MORINAIS
samedi 23 mai 2026
Un matin bleu
Un matin bleu garde la trace de sa nuit blanche
Un bout de lune passe la tête dans une fente du ciel
comme un clin de paupière au sourire complice
semblant s’excuser de prendre au soleil si peu de lumière
Quand à deux pas de la mer se déshabille la lune
et se glisse dans le bleu des draps en chemise de jour
Je rêve d’un matin perdu dans les étoiles
à la forge du temps où se brisent les fers
Là où les ailes des oiseaux déchirent les voilent
de ce que vis et meure quand il n’en reste rien
qu’un matin bleu la trace
© Alain MORINAIS
vendredi 22 mai 2026
J’ai fait de chaque pas ma raison d’être
De ces chemins crus perdus de n’y croiser personne
aux ornières les pierres roulant des fossés
jusques aux sables dépavés mouvants
Des dalles brisées glissant dans la pente
aux sentiers désertés face au contraire du vent
Les routes encombrées m’y refuser de marcher
et mes sentes à chercher où se croise l’envie
un regard en échange des rêves promis
Aux plages fréquentées choisir les terrains vagues
l’échappée forestière défricher des roncières
Sans attendre demain les possibles peut-être
j’ai fait de chaque pas ma raison d’être
© Alain MORINAIS
jeudi 21 mai 2026
Pourquoi cette image que rien ne destinait à la mémoire
Pourquoi cette image
que rien ne destinait à la mémoire
Pourquoi en cet instant
sans lien avec l’histoire ni le cours du moment
s’éclaire un temps
enfoui de longtemps
sans autres envies que ne laisser de traces
ni le besoin de s’effacer faut-il avouer
Une image d’hier
que je n’aurais même pas cru oubliée
tant de ce moment tout semblait n’avoir rien laissé
Comment songer à ce qui ne reste
Quand remonte
on ne sait d’où
des lambeaux d’oublis
aux flous incompris
aux mots que l’on cherche et qui ne disent rien
Jusqu’au détail
Un détail surgit en rappel
brutal
Une minute
à présent sans les rides
Un bout de chemin resté-là
à compter davantage qu’il ne lui fallait raconter
Enfin
je crois
Je peine à imaginer tous ces bouts
empilés dans un coin
dont il semble ne rien rester et qui
pourtant
sont là
à faire
au final
la somme de ce que nous sommes
© Alain MORINAIS
mercredi 20 mai 2026
Le ciel est trop haut pour ne pas sourire
Le ciel est trop haut pour ne pas sourire
La lumière donne la palette des bleus au pinceau du soleil
La mer des ses éclats de rire dansant des vagues ne peut se retenir
D’un pas de deux le vent accompagne la belle volage
de ses rouleaux chantants en canon écumeux
Et se grave la voie de mots bleus
à l’oreille d’un coquillage
que de si haut le ciel n’entend mais devine
la lumière des mots à la palette marine
© Alain MORINAIS
jeudi 14 mai 2026
Bientôt disponible...
Émergence de Delphine MORINAIS explore le féminin à travers ses photographies de sculptures publiques altérées par le temps. Les matières, l’eau et les végétaux composent une narration graphique sensible où dialoguent, traces, fragilité et résilience. Chaque fragment d’Émergence naît d’une composition originale de deux photographies mêlant leurs voix singulières. De cet ensemble de 9 fragments émerge une résonance commune, ancrée dans la mémoire collective des femmes.
Alain tombe en amour d’Émergence et lui vient l’idée de cette édition particulière où se mêlent les fragments de Delphine à des poèmes émergeant de sa plume. Delphine et Alain sont ici réunis par leurs émergences poétiques, dans des formes d’expressions qui leurs sont propres.
dimanche 3 mai 2026
Prix Paul VALÉRY Alain MORINAIS
Comme Paul VALÉRY, Alain MORINAIS a choisi d’écrire une poésie fluide, libérée, dont le ciselage des vers n’est pas sans rappeler les phrasés brefs et impairs de celui qui offre son patronyme à notre prix. C’est de vers en vers et de page en page, dans les deux recueils présentés en concours – et que notre jury n’a pas voulu séparer ! - qu’Alain MORINAIS tire le parallélisme entre la Vie de la Nature, en éternel recommencement, et celle, toujours trop brève de l’être aimé, de tous ceux-là que nous aimons... En nous invitant à boire des « gorgées d’infini », pour connaître encore des « moments de sourire », Alain MORINAIS nous convie à croire en l’éternité de l’Amour, même si « la nuit » se révèle être « tango »... Adoptons, nous aussi, telle une bouée de sauvetage nous permettant de flotter sur une eau de sérénité, les vers de notre lauréat...
Véronique Flabat-Piot
Vice-Présidente et
Responsable des Prix de Poésie de la
Société des Poètes Français
À la Vitesse du Temps
La lumière traverse la nuit de part en part
Ignorant la trace des rayons.
Brûlés du sang des chemins parcourus
À la vitesse du temps où se referme le noir
Comme les taches des ors d’un puits sans fond
À la margelle invisible du ciel
Oublieux des ombres dans les yeux des étoiles.
Alain MORINAIS, In « Gorgées d’Infini » suivi de « Sans autre envie qu’un moment de sourire », Les Éditions de l’Écritoire du Poète, Thiais, 2025
Chaque Pas
À chaque pas
Arraché au poids du chemin
Je t’emmène avec moi
Quand le vent efface d’hier la trace
Tu es là
À chaque pas
Alain MORINAIS, In « La Nuit sera Tango », Les Éditions de l’Écritoire du Poète, Thiais, 2025
lundi 13 avril 2026
samedi 4 avril 2026
"La nuit sera tango"
Nouvelle édition augmentée
Prix d'excellence 2026 décerné par
l'Académie Internationale l'école de la Loire
Tu as des vers terribles qui ébranlent la sérénité de l’âme. Ton livre est une leçon de spiritualité à dimension humaine. La vraie spiritualité.
Et quelle écriture pour exprimer cette douleur sublimée !
Quand on a la force que tu as, avec ses faiblesses bien sûr ! pour surmonter de cette façon l’épreuve qui t’a été envoyée, on ne risque plus rien, tu es sur le chemin, et « quelqu’un » te guide.
Voilà ! je ne regrette pas d’avoir pris, sans l’attendre, le temps nécessaire à cette lecture : une lecture émouvante au plan affectif et édifiante au plan spirituel. Dans ton « Billet d’humeur » tu nous expliques que tu dis les mots comme ils te viennent ? continue ! car ils te viennent du cœur, de ton cœur, où les « experts » n’ont pas accès.
jeudi 2 avril 2026
"L'Oléronaise"
Extrait dit par l'auteur
à l'Astrolabe de Melun le 28 mars 2026
(enregistrement de Valery Dvoïnikov)
vendredi 20 mars 2026
mardi 17 février 2026
lundi 16 février 2026
mardi 10 février 2026
jeudi 11 décembre 2025
samedi 6 décembre 2025
Lecture publique à Cachan le 6 décembre 2025
samedi 22 novembre 2025
Disponible
dimanche 16 novembre 2025
Les 3 livres à DANY réunis en 1 seul...
mardi 4 novembre 2025
jeudi 30 octobre 2025
jeudi 16 octobre 2025
L'Oléronaise
Auteur inconnu : Guillaume
Sites web : https://oleron.short.gy/oleron
« Merci de nous faire entendre et voir votre chant singulier. » Ces mots ne viennent pas d’un voisin. Ni d’un ami bienveillant. Ils viennent de François Cheng. Écrivain. Académicien.
Et ils sont adressés à Alain Morinais. Un poète qui vit une partie de l’année sur l'île d'Oléron. Et qui vient tout juste de recevoir l’un des grands prix de poésie francophone : Le Grand Prix Luc Vuagnat 2025. Un prix prestigieux. International. Décerné lors d’un congrès où se réunissent les plumes du monde francophone, organisé par la Société des Poètes et Artistes de France à Écully, près de Lyon.
Et cette année, c’est une poésie écrite sur Oléron… qui l’a emporté. Petit moment de FIERTÉ quand même. Le recueil primé s’appelle :
« L’Oléronaise ». Soixante-dix pages de balades poétiques sur l’île,
entre la lumière, la mer, les marais et le vent. Mais aussi des questions plus profondes, sur le monde qui change, le climat qui dérègle, les repères qui s’effacent. Ce n’est pas un simple carnet de vacances. Une écriture qui sent la broue du matin. Et la houle de mer en hiver. Qui traverse les dunes et les marais… En se laissant porter par l’eau, la lumière, les saisons, les doutes. Parce qu’on est loin d’un carnet de vacances. Entre les lignes, on sent une INQUIÉTUDE TRANQUILLE. * Des choses qui changent * Des repères qui s’effacent. Une île qui ne tient plus tout à fait la même place dans le silence. Ni dans le cœur. Mais ce n’est pas un cri. C’est un chant. Calme mais précis. Acéré comme le vent de phare. Et doux comme un soir d’été au bord d’une claire
Alain Morinais n’est pas natif de l’île. Mais il y vit une bonne partie de l’année, en partage avec elle. Il l’observe. Il l’écoute. Et c’est peut-être ça le plus touchant dans sa démarche : Il écrit sur l’île sans chercher à la posséder. Il ne parle pas à sa place, il parle avec elle. Il la laisse respirer à travers ses mots.
Résultat :
Une poésie qui parle de chez nous. Sans se refermer sur nous. Ça fait du bien de voir que l’île inspire encore ce genre d’écrits.
Pas des slogans. Des mots qui respirent. Pas besoin d’être un gros lecteur pour y trouver quelque chose. Juste accepter de rester un peu. De lire lentement. De laisser une phrase faire son chemin.
Et puis, qui sait… Peut-être que ça relancera un vent de poésie quelque part à Boyardville ou dans le bourg, entre deux allers-retours sur le pont.
Parce que franchement... Une île capable d’inspirer un PRIX LITTÉRAIRE INTERNATIONAL… C’est pas rien.
—
Auteur : Guillaume
Sites web : https://oleron.short.gy/oleron
mercredi 10 septembre 2025
vendredi 5 septembre 2025
vendredi 15 août 2025
dimanche 3 août 2025
mardi 8 juillet 2025
Disponible...
Un Quatuor en poésie
Une œuvre poétique écrite non pas pour un quatuor, mais par un quatuor une formation d’amis fidèles, fidèles en amitié et fidèles en poésie.
Elena FERNÁNDEZ-MIRANDA,
Philippe COURTEL,
Roland SOUCHON,
Alain FC MORINAIS,
quatre sensibilités réunies pour le bonheur du partage ; ici, quatre visions du quatuor des saisons, quatre expressions singulières des sens, quatre plumes offertes à la poésie d’aujourd’hui, accompagnées d’œuvres picturales et photographiques, des créations graphiques réalisées par les mêmes auteurs.
Quatre poètes initiateurs de La Nouvelle Pléiade d’Arcueil nous proposent : Quatre mouvements de formes poétiques personnelles pour un ensemble polyphonique remarquable, chacun dans son tempo, jouant sa propre mélodie des mots. Une suite composée de pièces uniques, sans volonté de performances, ni de cohérence littéraire ; l’intérêt résidant uniquement dans la diversité des interprétations de sujets communs : les saisons, les sens.
Quatuor de sensations aux cordes harmoniques différentes, aux tonalités de voix gravées des encres contemporaines, dont l’ampleur des tessitures peut être une réponse aux attentes particulières de chacun.
vendredi 6 juin 2025
mercredi 28 mai 2025
jeudi 27 mars 2025
Un mot d'Annie ERNAUX Prix NOBEL de Littérature
"Je ferai à la manière des surréalistes : ouvrir au hasard "Au-delà du vent la poussière des roses", c'est ainsi que j'ai déjà lu Et le temps vient et Le visage traversé du temps, me laissant sûre de rencontrer des mots pour moi. Merci" Annie ERNAUX Prix Nobel de Littérature le 25 mars 2025










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