dimanche 8 février 2026


 

Apprendre à vivre la nuit

De la marche endormie

des écrans plein les yeux

ouverts aux artificiers de rêves

étoilés lumineux

 

Apprendre à vivre la nuit

à l’envers des paupières

le regard éveillé traversé d’un rêve

aux matins du réel réfléchi

 

De ce réel à la réalité rêvée

bien au-delà d’un rêve

ces réalités d’autres réels

dissimulés sous l’abat-jour

© Alain MORINAIS 


samedi 7 février 2026

Au-delà des cimes

Le vert profond des sapins de noir se terre à l’ombre des versants

les pieds noyés de brumes flottant à fond de val

couvert d’un lit de coton gris oublié d’un jour banal

quand la lumière coincée de l’autre côté ne sait plus

comment demain ni où pourrait-elle se lever encor

Les ombres de froid mouillé se brouillent de n’avoir su

qu’au-delà des cimes un printemps porte les rayons

à dévaler les pentes en un flot nouveau de vertes moissons

 

© Alain MORINAIS 

vendredi 6 février 2026

Quelle qu’en soit la lumière

C’est l’heure où la lumière couche le soir d’un bout du monde

pour s’en remettre au matin de l’autre côté

au réveil en joie de la ronde

offerte au partage rêvé de fraternité

 

C’est l’heure où la lumière fait se lever le jour à l’autre bout

pour faire de la nuit sa table à réveillon

des rêves d’un lendemain revenu au soleil pour chacun

quelle qu’en soit la lumière

© Alain MORINAIS

jeudi 5 février 2026

Il me reste...

L’espace ouvert à tous les partages

Son ciel souriait de n’avoir pas choisi

Les ailes libres au bord du vide d’y rêver un autre âge

Les plumes aux caprices du vent se peignent aux couleurs de l’arc après la pluie

 

Sa terre avait les pieds ancrés d’humanité

Il était de là où il en décidait

Chacun en convenait

La force en sa présence primait le goût des autres

Il ouvrait la fenêtre où passait la lumière

 

Son regard parlait plus que les mots

Jamais sali des sombreurs d’existence

Il avait la clarté dont on devine la certitude d’espérance

Le tendre pardon des restes en souffrance

 

Son chemin avait semblé l’évidence

Chaque pas assuré ne pouvait imaginer l’envers

Il partit sans avoir compris pourquoi

Il me reste aujourd’hui le sens de sa vie

Jamais trahi

 

© Alain MORINAIS 

mercredi 4 février 2026

L’image d’un fragment en l’instant arrêté

L’image d’un fragment en l’instant arrêté

dans le regard fabriqué des discours d’existence

ne porte en elle la fureur d’un monde

où la vie s’arrache des visions entendues

telles les leçons à regarder n’apprennent à voir

 

Extraire de l’apparence l’esprit des sens

en dedans et au-delà de ce qui s’offre à la vue

Au bord du vide les explosions en parcelles d’univers

quand s’accroche l’envie de vivre aux rives de l’imaginaire

Quand le réel prend la consistance des eaux vives de la source

et se dilue dans la lumière venue de l’intérieur

les yeux ouverts à ce qui ne se voit qu’à l’envers des paupières

 

Fureur et mystère d’un monde où la vitesse du temps

peut croire en chaque instant d’éternité la paix sa vérité

mais aussi le fragment infinitésimal d’un cahot

aux turbulences fantasques infernales

L’image d’un fragment en l’instant arrêté

dans un regard empreint de poésie se prend à rêver

© Alain MORINAIS 

 

samedi 31 janvier 2026

Le 14 février 2026

 

 
Un cri Persan en la Nouvelle PLÉIADE d’Arcueil,
Le 14 février 2026 à 14h elle sera avec nous, nous serons avec elles, les femmes Iraniennes.
Tahoura TABATABAÏ-VERGNET, nous proposera une mise en lumière poly-artistique de la poésie iranienne accompagnée de Marjan Ravandi au oued

 

Ma France, entends tu la Perse agoniser ? En ces moments sombres où le destin de l’Iran se dessine, ne l’abandonnez pas !
Merci de partager le poème de Tahoura pour qu’on ne les oublie pas.
 



samedi 6 décembre 2025

Lecture publique à Cachan le 6 décembre 2025

 Lecture d'extraits de "Au prix du silence"



 
La lecture intégrale 
 

 La conclusion
 
 


samedi 22 novembre 2025

Disponible

308 pages 13X18 - 3 livres en 1 
"La nuit sera tango" suivi de "DANY" et de "À la fenêtre du temps" (l'Opéra poétique en 3 actes et 5 récitants) ; 18€

dimanche 16 novembre 2025

Les 3 livres à DANY réunis en 1 seul...


308 pages 13X18 - 3 livres en 1 "La nuit sera tango" suivi de "DANY" et de "À la fenêtre du temps" (l'Opéra poétique en 3 actes et 5 récitants) ; 18€

mardi 4 novembre 2025

Vu dans ANC de novembre 2025

Article paru dans le mensuel de la ville d'Arcueil 
en Novembre 2025 

 

jeudi 16 octobre 2025

L'Oléronaise

 

Auteur inconnu : Guillaume

Sites web : https://oleron.short.gy/oleron

 

« Merci de nous faire entendre et voir votre chant singulier. » Ces mots ne viennent pas d’un voisin. Ni d’un ami bienveillant. Ils viennent de François Cheng. Écrivain. Académicien.

Et ils sont adressés à Alain Morinais. Un poète qui vit une partie de l’année sur l'île d'Oléron. Et qui vient tout juste de recevoir l’un des grands prix de poésie francophone : Le Grand Prix Luc Vuagnat 2025. Un prix prestigieux. International. Décerné lors d’un congrès où se réunissent les plumes du monde francophone, organisé par la Société des Poètes et Artistes de France à Écully, près de Lyon.

Et cette année, c’est une poésie écrite sur Oléron… qui l’a emporté. Petit moment de FIERTÉ quand même. Le recueil primé s’appelle :

« L’Oléronaise ». Soixante-dix pages de balades poétiques sur l’île,

entre la lumière, la mer, les marais et le vent. Mais aussi des questions plus profondes, sur le monde qui change, le climat qui dérègle, les repères qui s’effacent. Ce n’est pas un simple carnet de vacances. Une écriture qui sent la broue du matin. Et la houle de mer en hiver. Qui traverse les dunes et les marais… En se laissant porter par l’eau, la lumière, les saisons, les doutes. Parce qu’on est loin d’un carnet de vacances. Entre les lignes, on sent une INQUIÉTUDE TRANQUILLE. * Des choses qui changent * Des repères qui s’effacent. Une île qui ne tient plus tout à fait la même place dans le silence. Ni dans le cœur. Mais ce n’est pas un cri. C’est un chant. Calme mais précis. Acéré comme le vent de phare. Et doux comme un soir d’été au bord d’une claire

Alain Morinais n’est pas natif de l’île. Mais il y vit une bonne partie de l’année, en partage avec elle. Il l’observe. Il l’écoute. Et c’est peut-être ça le plus touchant dans sa démarche : Il écrit sur l’île sans chercher à la posséder. Il ne parle pas à sa place, il parle avec elle. Il la laisse respirer à travers ses mots.

Résultat :

Une poésie qui parle de chez nous. Sans se refermer sur nous. Ça fait du bien de voir que l’île inspire encore ce genre d’écrits.

Pas des slogans. Des mots qui respirent. Pas besoin d’être un gros lecteur pour y trouver quelque chose. Juste accepter de rester un peu. De lire lentement. De laisser une phrase faire son chemin.

Et puis, qui sait… Peut-être que ça relancera un vent de poésie quelque part à Boyardville ou dans le bourg, entre deux allers-retours sur le pont.

Parce que franchement... Une île capable d’inspirer un PRIX LITTÉRAIRE INTERNATIONAL… C’est pas rien.

Auteur : Guillaume

Sites web : https://oleron.short.gy/oleron

 

mardi 19 août 2025

Disponible

 Nouvelle édition augmentée

"La nuit sera tango" après lecture de 
Vital HEURTEBIZE (1933-2025) Quatre fois Grand Prix de poésie de l'Académie française.
Oui, mon cher Alain, ton livre, ton magnifique livre, un chemin de douleur que tu transformes en quête de lumière : tu en chasses les ombres, les soleils sombres, et ton poème devient le chant émouvant, bouleversant d’un homme qui cherche alors qu’il l'a déjà trouvée, sans se l’avouer, sa voie royale !
Tu as des vers terribles qui ébranlent la sérénité de l’âme. Ton livre est une leçon de spiritualité à dimension humaine. La vraie spiritualité.
Et quelle écriture pour exprimer cette douleur sublimée !
Quand on a la force que tu as, avec ses faiblesses bien sûr ! pour surmonter de cette façon l’épreuve qui t’a été envoyée, on ne risque plus rien, tu es sur le chemin, et « quelqu’un » te guide.
Voilà ! je ne regrette pas d’avoir pris, sans l’attendre, le temps nécessaire à cette lecture : une lecture émouvante au plan affectif et édifiante au plan spirituel. Dans ton « Billet d’humeur » tu nous expliques que tu dis les mots comme ils te viennent ? continue ! car ils te viennent du cœur, de ton cœur, où les « experts » n’ont pas accès.
Vital HEURTEBIZE
 

 

mardi 8 juillet 2025

Disponible...

Un Quatuor en poésie

Une œuvre poétique écrite non pas pour un quatuor, mais par un quatuor une formation d’amis fidèles, fidèles en amitié et fidèles en poésie.

Elena FERNÁNDEZ-MIRANDA,

Philippe COURTEL,

Roland SOUCHON,

Alain FC MORINAIS,

quatre sensibilités réunies pour le bonheur du partage ; ici, quatre visions du quatuor des saisons, quatre expressions singulières des sens, quatre plumes offertes à la poésie d’aujourd’hui, accompagnées d’œuvres picturales et photographiques, des créations graphiques réalisées par les mêmes auteurs.

Quatre poètes initiateurs de La Nouvelle Pléiade d’Arcueil nous proposent : Quatre mouvements de formes poétiques personnelles pour un ensemble polyphonique remarquable, chacun dans son tempo, jouant sa propre mélodie des mots. Une suite composée de pièces uniques, sans volonté de performances, ni de cohérence littéraire ; l’intérêt résidant uniquement dans la diversité des interprétations de sujets communs : les saisons, les sens.

Quatuor de sensations aux cordes harmoniques différentes, aux tonalités de voix gravées des encres contemporaines, dont l’ampleur des tessitures peut être une réponse aux attentes particulières de chacun.

jeudi 27 mars 2025

Un mot d'Annie ERNAUX Prix NOBEL de Littérature

"Je ferai à la manière des surréalistes : ouvrir au hasard "Au-delà du vent la poussière des roses", c'est ainsi que j'ai déjà lu Et le temps vient et Le visage traversé du temps, me laissant sûre de rencontrer des mots pour moi. Merci" Annie ERNAUX Prix Nobel de Littérature le 25 mars 2025


 

lundi 1 avril 2024

Disponible - Opéra Poétique en 3 actes

 

Acte 1

Scène 1 L’enfance                                                  
Scène 2 Ne nous y trompons pas                       
Scène 3 L’horizon attend                                      
Scène 4 De la vie n'est-il-pas d'espérance          

 

Acte 2

Scène 1 J'ai dans tes yeux peuplé les déserts      

Scène 2 Aragon passe sous la fenêtre et chante       

 

Acte 3

Scène 1 Simplement l'envie de se trouver         
Scène 2
Assis aux portes du réel et au-delà        

 

Final
 
78 pages 15X21cm sur papier bouffant 80g naturel

mercredi 28 février 2024

Disponible...

 

Réédition de mes "Laboureurs d'espoirs"
dans une version intégrale, telle que je l'avais conçue à l'origine... 
Disponible. 
Entre roman historique et fiction documentaire 
360 pages 15X21 cm.
 
 



dimanche 15 octobre 2023

Disponible...

cette communion intime du fini et de l'infini. Un livre somptueux. Tu es un virtuose étonnant, une écriture splendide, impossible à concevoir et si proche pourtant de chacun ; "la crainte que le temps ne me lise/ comme un besoin de tenir toujours prêtes les valises/sur le quai du départ." Philippe COURTEL