A L A I N - FC - M O R I N A I S
"Merci de nous faire entendre et voir votre chant singulier." François CHENG de l'Académie française __________________________________________ "Je ferai à la manière des surréalistes : ouvrir au hasard "Au-delà du vent la poussière des roses", c'est ainsi que j'ai déjà lu "Et le temps vient" et "Le visage traversé du temps", me laissant sûre de rencontrer des mots pour moi. Merci" Annie ERNAUX Prix Nobel de Littérature
mardi 19 mai 2026
Dans un coin de paupière pourtant
Les pointus se jouent des couleurs en palette
moirées au soleil rasant les eaux pastel du port
L’air à quai ne bouge pas
Les pierres de la jetée
vibrant sous les caresses brûlantes des rayons
transpirent des vapeurs de soleil
Les ombres se confondent en flaques de lumière
effaçant toutes traces éclaboussées de rais d’or
Dans un coin de paupière pourtant
à l’ombre d’un reflet pâle
une voix sans les mots me parle en silence
tremblant à travers le dessin du visage
que les rayons ne parviennent à brûler
Quand tout autour
tout s’évanouit dans un bain transparent de lumière
L’absence trace en l’espace
la perpétuité virtuelle de sa présence
© Alain MORINAIS
lundi 18 mai 2026
À qui prend le temps d’oublier l’heure
Le temps caresse la pierre d’oublis
enfouis sous l’invisible du présent
L’histoire s’arrache de l’instant
en fragments dépolis des restes de mémoire
Le geste s’imagine dans le regard du jour
sans les mots d’hier au cœur des chants la geste
Le silence a de Carrare les accents de la taille
la bouche ouverte aux cris inentendus de statuaire
À qui prend le temps d’oublier l’heure
la lumière donne des ombres les couleurs de l’âge
© Alain MORINAIS
dimanche 17 mai 2026
Je vois l’autre côté
Au-delà du ciel tombé-là à se croire certain
D’étendues défoliées aux nudités dunaires
Des fosses éventrées où le chemin se perd
Des monts déglacés par vaux déforestés
Au-delà des rivières ne sachant plus où est la mer
D’océans poubelles aux friches industrielles
Des terres arrachées aux rêves d’humanité
Au-delà des charniers
des enfances mutilées
des guerres à s’oublier frères
Je vois l’autre côté
un jour
où des hommes seront nés
© Alain MORINAIS
samedi 16 mai 2026
Et s’y jette la mémoire
Des monts dévalent les pierres du chemin
Des rives d’eau claire s’accrochent aux branches courbes
En gerbes de lumière transpercent des feuilles la raison
en veine de savoir au cœur des racines
Tout au bout c’est la mer
et s’y jette la mémoire
Des traverses aux rêves de passage
à la folie des cimes
se noie l’Histoire
dans les fosses profondes de l’absence
où se brise la lumière aux ténèbres abyssales
ignorant du temps l’illusion des annales
© Alain MORINAIS
vendredi 15 mai 2026
Je mâche des cailloux enrobés des espoirs
Les paupières perlées de rosée sombre
Les yeux posés par-delà les pierres tombées des nues
La voix brisée des sentiers de douleurs
à ne plus savoir crier
Le regard traversé de rayons
courbés à trop vouloir pousser l’horizon
sans autre issue qu’un lendemain de hasard
quand le jour déchire des lambeaux de nuit
et la lune s’attarde au chevet des étoiles
J’ai des oiseaux les ailes
à me brûler les yeux
La plume
à l’encre bleue des nuits
me dévisage
Le front ouvert
venté d’oasis aux lisières d’un autre âge
Mes rêves sont au matin telle la mèche des cheveux
de l’enfant des photos sur un coin du buffet
restées d’un temps au chemin lumineux
La mer avale dans mon regard
l’étendue d’évidences aux portes du désert
Je mâche des cailloux enrobés des espoirs
et me casse les dents sur l’imaginaire des rives
© Alain MORINAIS
jeudi 14 mai 2026
Bientôt disponible...
Émergence de Delphine MORINAIS explore le féminin à travers ses photographies de sculptures publiques altérées par le temps. Les matières, l’eau et les végétaux composent une narration graphique sensible où dialoguent, traces, fragilité et résilience. Chaque fragment d’Émergence naît d’une composition originale de deux photographies mêlant leurs voix singulières. De cet ensemble de 9 fragments émerge une résonance commune, ancrée dans la mémoire collective des femmes.
Alain tombe en amour d’Émergence et lui vient l’idée de cette édition particulière où se mêlent les fragments de Delphine à des poèmes émergeant de sa plume. Delphine et Alain sont ici réunis par leurs émergences poétiques, dans des formes d’expressions qui leurs sont propres.
dimanche 3 mai 2026
Prix Paul VALÉRY Alain MORINAIS
Comme Paul VALÉRY, Alain MORINAIS a choisi d’écrire une poésie fluide, libérée, dont le ciselage des vers n’est pas sans rappeler les phrasés brefs et impairs de celui qui offre son patronyme à notre prix. C’est de vers en vers et de page en page, dans les deux recueils présentés en concours – et que notre jury n’a pas voulu séparer ! - qu’Alain MORINAIS tire le parallélisme entre la Vie de la Nature, en éternel recommencement, et celle, toujours trop brève de l’être aimé, de tous ceux-là que nous aimons... En nous invitant à boire des « gorgées d’infini », pour connaître encore des « moments de sourire », Alain MORINAIS nous convie à croire en l’éternité de l’Amour, même si « la nuit » se révèle être « tango »... Adoptons, nous aussi, telle une bouée de sauvetage nous permettant de flotter sur une eau de sérénité, les vers de notre lauréat...
Véronique Flabat-Piot
Vice-Présidente et
Responsable des Prix de Poésie de la
Société des Poètes Français
À la Vitesse du Temps
La lumière traverse la nuit de part en part
Ignorant la trace des rayons.
Brûlés du sang des chemins parcourus
À la vitesse du temps où se referme le noir
Comme les taches des ors d’un puits sans fond
À la margelle invisible du ciel
Oublieux des ombres dans les yeux des étoiles.
Alain MORINAIS, In « Gorgées d’Infini » suivi de « Sans autre envie qu’un moment de sourire », Les Éditions de l’Écritoire du Poète, Thiais, 2025
Chaque Pas
À chaque pas
Arraché au poids du chemin
Je t’emmène avec moi
Quand le vent efface d’hier la trace
Tu es là
À chaque pas
Alain MORINAIS, In « La Nuit sera Tango », Les Éditions de l’Écritoire du Poète, Thiais, 2025
lundi 13 avril 2026
samedi 4 avril 2026
"La nuit sera tango"
Nouvelle édition augmentée
Prix d'excellence 2026 décerné par
l'Académie Internationale l'école de la Loire
Tu as des vers terribles qui ébranlent la sérénité de l’âme. Ton livre est une leçon de spiritualité à dimension humaine. La vraie spiritualité.
Et quelle écriture pour exprimer cette douleur sublimée !
Quand on a la force que tu as, avec ses faiblesses bien sûr ! pour surmonter de cette façon l’épreuve qui t’a été envoyée, on ne risque plus rien, tu es sur le chemin, et « quelqu’un » te guide.
Voilà ! je ne regrette pas d’avoir pris, sans l’attendre, le temps nécessaire à cette lecture : une lecture émouvante au plan affectif et édifiante au plan spirituel. Dans ton « Billet d’humeur » tu nous expliques que tu dis les mots comme ils te viennent ? continue ! car ils te viennent du cœur, de ton cœur, où les « experts » n’ont pas accès.
jeudi 2 avril 2026
"L'Oléronaise"
Extrait dit par l'auteur
à l'Astrolabe de Melun le 28 mars 2026
(enregistrement de Valery Dvoïnikov)
vendredi 20 mars 2026
mardi 17 février 2026
lundi 16 février 2026
mardi 10 février 2026
jeudi 11 décembre 2025
samedi 6 décembre 2025
Lecture publique à Cachan le 6 décembre 2025
samedi 22 novembre 2025
Disponible
dimanche 16 novembre 2025
Les 3 livres à DANY réunis en 1 seul...
mardi 4 novembre 2025
jeudi 30 octobre 2025
jeudi 16 octobre 2025
L'Oléronaise
Auteur inconnu : Guillaume
Sites web : https://oleron.short.gy/oleron
« Merci de nous faire entendre et voir votre chant singulier. » Ces mots ne viennent pas d’un voisin. Ni d’un ami bienveillant. Ils viennent de François Cheng. Écrivain. Académicien.
Et ils sont adressés à Alain Morinais. Un poète qui vit une partie de l’année sur l'île d'Oléron. Et qui vient tout juste de recevoir l’un des grands prix de poésie francophone : Le Grand Prix Luc Vuagnat 2025. Un prix prestigieux. International. Décerné lors d’un congrès où se réunissent les plumes du monde francophone, organisé par la Société des Poètes et Artistes de France à Écully, près de Lyon.
Et cette année, c’est une poésie écrite sur Oléron… qui l’a emporté. Petit moment de FIERTÉ quand même. Le recueil primé s’appelle :
« L’Oléronaise ». Soixante-dix pages de balades poétiques sur l’île,
entre la lumière, la mer, les marais et le vent. Mais aussi des questions plus profondes, sur le monde qui change, le climat qui dérègle, les repères qui s’effacent. Ce n’est pas un simple carnet de vacances. Une écriture qui sent la broue du matin. Et la houle de mer en hiver. Qui traverse les dunes et les marais… En se laissant porter par l’eau, la lumière, les saisons, les doutes. Parce qu’on est loin d’un carnet de vacances. Entre les lignes, on sent une INQUIÉTUDE TRANQUILLE. * Des choses qui changent * Des repères qui s’effacent. Une île qui ne tient plus tout à fait la même place dans le silence. Ni dans le cœur. Mais ce n’est pas un cri. C’est un chant. Calme mais précis. Acéré comme le vent de phare. Et doux comme un soir d’été au bord d’une claire
Alain Morinais n’est pas natif de l’île. Mais il y vit une bonne partie de l’année, en partage avec elle. Il l’observe. Il l’écoute. Et c’est peut-être ça le plus touchant dans sa démarche : Il écrit sur l’île sans chercher à la posséder. Il ne parle pas à sa place, il parle avec elle. Il la laisse respirer à travers ses mots.
Résultat :
Une poésie qui parle de chez nous. Sans se refermer sur nous. Ça fait du bien de voir que l’île inspire encore ce genre d’écrits.
Pas des slogans. Des mots qui respirent. Pas besoin d’être un gros lecteur pour y trouver quelque chose. Juste accepter de rester un peu. De lire lentement. De laisser une phrase faire son chemin.
Et puis, qui sait… Peut-être que ça relancera un vent de poésie quelque part à Boyardville ou dans le bourg, entre deux allers-retours sur le pont.
Parce que franchement... Une île capable d’inspirer un PRIX LITTÉRAIRE INTERNATIONAL… C’est pas rien.
—
Auteur : Guillaume
Sites web : https://oleron.short.gy/oleron
mercredi 10 septembre 2025
vendredi 5 septembre 2025
vendredi 15 août 2025
dimanche 3 août 2025
mardi 8 juillet 2025
Disponible...
Un Quatuor en poésie
Une œuvre poétique écrite non pas pour un quatuor, mais par un quatuor une formation d’amis fidèles, fidèles en amitié et fidèles en poésie.
Elena FERNÁNDEZ-MIRANDA,
Philippe COURTEL,
Roland SOUCHON,
Alain FC MORINAIS,
quatre sensibilités réunies pour le bonheur du partage ; ici, quatre visions du quatuor des saisons, quatre expressions singulières des sens, quatre plumes offertes à la poésie d’aujourd’hui, accompagnées d’œuvres picturales et photographiques, des créations graphiques réalisées par les mêmes auteurs.
Quatre poètes initiateurs de La Nouvelle Pléiade d’Arcueil nous proposent : Quatre mouvements de formes poétiques personnelles pour un ensemble polyphonique remarquable, chacun dans son tempo, jouant sa propre mélodie des mots. Une suite composée de pièces uniques, sans volonté de performances, ni de cohérence littéraire ; l’intérêt résidant uniquement dans la diversité des interprétations de sujets communs : les saisons, les sens.
Quatuor de sensations aux cordes harmoniques différentes, aux tonalités de voix gravées des encres contemporaines, dont l’ampleur des tessitures peut être une réponse aux attentes particulières de chacun.
vendredi 6 juin 2025
mercredi 28 mai 2025
jeudi 27 mars 2025
Un mot d'Annie ERNAUX Prix NOBEL de Littérature
"Je ferai à la manière des surréalistes : ouvrir au hasard "Au-delà du vent la poussière des roses", c'est ainsi que j'ai déjà lu Et le temps vient et Le visage traversé du temps, me laissant sûre de rencontrer des mots pour moi. Merci" Annie ERNAUX Prix Nobel de Littérature le 25 mars 2025










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