A L A I N - FC - M O R I N A I S
"Merci de nous faire entendre et voir votre chant singulier." François CHENG de l'Académie française __________________________________________ "Je ferai à la manière des surréalistes : ouvrir au hasard "Au-delà du vent la poussière des roses", c'est ainsi que j'ai déjà lu "Et le temps vient" et "Le visage traversé du temps", me laissant sûre de rencontrer des mots pour moi. Merci" Annie ERNAUX Prix Nobel de Littérature
samedi 14 février 2026
Quand du monde le cri enfin
à Tahoura TABATABAÏ-VERGNET
Un ciel déchiré au fond des yeux
Le sourire glacé d’un hiver aussi long
Le dos en peine du poids des ans étouffés
Elle a le pas toutefois dansé de vouloir espérer
Et se dresse l’envie d’y croire dans la force des mots
Poétesse d’Iran à la voix d’un chant du monde
Tu appelles à l’amour des oubliés martyrs
Tu nous rappelles au jour d’un soleil à venir
Et les regards se croisent dans un ciel étoilé
Les sourires prennent des autres les couleurs échangées
Les poitrines s’enflent d’un air de liberté
Quand du monde le cri enfin
Répond à l’appelle d’un peuple étranglé
© Alain MORINAIS
vendredi 13 février 2026
Sonate d’un soir en mémoire
l’air résonne
vibre
de ces notes arrachées
aux doigts de fièvre
des cordes frappées en délicatesse
la lumière tremble
touchée par la nuit
empêchée de tomber
quand tressaillent les ombres
sous les coups grondés
de cordes bourdonnées
l’abat-jour fredonne
au rythme nerveux de caresses murmurées
les mains impatientées
que l’on devine courant au clavier
avivent d’éclats limpides
les traverses d’un soir
de tonalités en mémoire
© Alain MORINAIS
jeudi 12 février 2026
À l’écoute d’un monde qui ne s’entend pas
La ville se tait
Les ombres du soir se couchent dans les draps du silence
L’épaisseur du noir étouffe la rumeur des dernières lueurs
La nuit avale les mots bavardés du jour
La sombreur du silence donne du vide l’illusion
Quand pèsent au-dedans les profondeurs de ce qu’il tait
Alors se ferment les paupières
À l’écoute d’un monde qui ne s’entend pas
© Alain MORINAIS
mercredi 11 février 2026
L’hiver n’a pas froid
Le jour a la tête des matins difficiles
Le ciel se trace des lambeaux de chagrin
Les ornières en chemin ont giboulé les flaques
L’hiver n’a pas froid
La neige est restée suspendue aux ombrées éternelles
Au village les ruelles promènent les fenêtres ouvertes
Les toits ne fument même pas
La fontaine a le nez qui coule sans se geler les doigts
L’hiver n’a pas froid
Les arbres nus ne comprennent pas pourquoi
Au moindre des rayons s’attachent les bourgeons
Des sapins les aiguilles regrettent
leurs moufles immaculées d’instants givrés
L’herbe ne peut cacher sous le tapis vierge la poussière
Les fossés se rêvent en manteau blanc
Quand l’hiver reviendra
L’hiver tremblant de froid
Sous l’édredon neigé des caresses du temps
© Alain MORINAIS
mardi 10 février 2026
De ce qu’il reste...
Le chemin prend la distance à en perdre la mesure
Le bout ne sait pas où il se décidera
Je laisse derrière moi tout ce qui bientôt s’oubliera
Tout ce qui fut pourtant le contenant du temps
Le sentiment d’être en chaque instant
De tenir le présent en ce qu’il se croit sûrement
Ce réel supposé d’un moment insaisi
Comme les doigts serrés sur des images évanouies
Je porte en moi l’inaccessible illusion de ce qu’il reste
© Alain MORINAIS
lundi 9 février 2026
Le présent porte en lui les ombres du futur
Chaque matin éclaire de ta nuit les restes d’hier
Tu emportes partout la lumière qui t’habite vraiment
Le hasard fait du jour à la croisée des chemins
La rencontre étoilée d’un éclat du soleil
À qui s’attarde à comprendre au-delà de la vue
Le présent porte en lui les ombres du futur
Et te dit en l’instant ce qu’entendre pourrait voir
Il t’appartient d’en trouver les mots
© Alain MORINAIS
jeudi 11 décembre 2025
samedi 6 décembre 2025
Lecture publique à Cachan le 6 décembre 2025
samedi 22 novembre 2025
Disponible
dimanche 16 novembre 2025
Les 3 livres à DANY réunis en 1 seul...
mardi 4 novembre 2025
jeudi 30 octobre 2025
mercredi 22 octobre 2025
jeudi 16 octobre 2025
L'Oléronaise
Auteur inconnu : Guillaume
Sites web : https://oleron.short.gy/oleron
« Merci de nous faire entendre et voir votre chant singulier. » Ces mots ne viennent pas d’un voisin. Ni d’un ami bienveillant. Ils viennent de François Cheng. Écrivain. Académicien.
Et ils sont adressés à Alain Morinais. Un poète qui vit une partie de l’année sur l'île d'Oléron. Et qui vient tout juste de recevoir l’un des grands prix de poésie francophone : Le Grand Prix Luc Vuagnat 2025. Un prix prestigieux. International. Décerné lors d’un congrès où se réunissent les plumes du monde francophone, organisé par la Société des Poètes et Artistes de France à Écully, près de Lyon.
Et cette année, c’est une poésie écrite sur Oléron… qui l’a emporté. Petit moment de FIERTÉ quand même. Le recueil primé s’appelle :
« L’Oléronaise ». Soixante-dix pages de balades poétiques sur l’île,
entre la lumière, la mer, les marais et le vent. Mais aussi des questions plus profondes, sur le monde qui change, le climat qui dérègle, les repères qui s’effacent. Ce n’est pas un simple carnet de vacances. Une écriture qui sent la broue du matin. Et la houle de mer en hiver. Qui traverse les dunes et les marais… En se laissant porter par l’eau, la lumière, les saisons, les doutes. Parce qu’on est loin d’un carnet de vacances. Entre les lignes, on sent une INQUIÉTUDE TRANQUILLE. * Des choses qui changent * Des repères qui s’effacent. Une île qui ne tient plus tout à fait la même place dans le silence. Ni dans le cœur. Mais ce n’est pas un cri. C’est un chant. Calme mais précis. Acéré comme le vent de phare. Et doux comme un soir d’été au bord d’une claire
Alain Morinais n’est pas natif de l’île. Mais il y vit une bonne partie de l’année, en partage avec elle. Il l’observe. Il l’écoute. Et c’est peut-être ça le plus touchant dans sa démarche : Il écrit sur l’île sans chercher à la posséder. Il ne parle pas à sa place, il parle avec elle. Il la laisse respirer à travers ses mots.
Résultat :
Une poésie qui parle de chez nous. Sans se refermer sur nous. Ça fait du bien de voir que l’île inspire encore ce genre d’écrits.
Pas des slogans. Des mots qui respirent. Pas besoin d’être un gros lecteur pour y trouver quelque chose. Juste accepter de rester un peu. De lire lentement. De laisser une phrase faire son chemin.
Et puis, qui sait… Peut-être que ça relancera un vent de poésie quelque part à Boyardville ou dans le bourg, entre deux allers-retours sur le pont.
Parce que franchement... Une île capable d’inspirer un PRIX LITTÉRAIRE INTERNATIONAL… C’est pas rien.
—
Auteur : Guillaume
Sites web : https://oleron.short.gy/oleron
mercredi 10 septembre 2025
vendredi 5 septembre 2025
mardi 19 août 2025
Disponible
Nouvelle édition augmentée
Tu as des vers terribles qui ébranlent la sérénité de l’âme. Ton livre est une leçon de spiritualité à dimension humaine. La vraie spiritualité.
Et quelle écriture pour exprimer cette douleur sublimée !
Quand on a la force que tu as, avec ses faiblesses bien sûr ! pour surmonter de cette façon l’épreuve qui t’a été envoyée, on ne risque plus rien, tu es sur le chemin, et « quelqu’un » te guide.
Voilà ! je ne regrette pas d’avoir pris, sans l’attendre, le temps nécessaire à cette lecture : une lecture émouvante au plan affectif et édifiante au plan spirituel. Dans ton « Billet d’humeur » tu nous expliques que tu dis les mots comme ils te viennent ? continue ! car ils te viennent du cœur, de ton cœur, où les « experts » n’ont pas accès.
vendredi 15 août 2025
dimanche 3 août 2025
mardi 8 juillet 2025
Disponible...
Un Quatuor en poésie
Une œuvre poétique écrite non pas pour un quatuor, mais par un quatuor une formation d’amis fidèles, fidèles en amitié et fidèles en poésie.
Elena FERNÁNDEZ-MIRANDA,
Philippe COURTEL,
Roland SOUCHON,
Alain FC MORINAIS,
quatre sensibilités réunies pour le bonheur du partage ; ici, quatre visions du quatuor des saisons, quatre expressions singulières des sens, quatre plumes offertes à la poésie d’aujourd’hui, accompagnées d’œuvres picturales et photographiques, des créations graphiques réalisées par les mêmes auteurs.
Quatre poètes initiateurs de La Nouvelle Pléiade d’Arcueil nous proposent : Quatre mouvements de formes poétiques personnelles pour un ensemble polyphonique remarquable, chacun dans son tempo, jouant sa propre mélodie des mots. Une suite composée de pièces uniques, sans volonté de performances, ni de cohérence littéraire ; l’intérêt résidant uniquement dans la diversité des interprétations de sujets communs : les saisons, les sens.
Quatuor de sensations aux cordes harmoniques différentes, aux tonalités de voix gravées des encres contemporaines, dont l’ampleur des tessitures peut être une réponse aux attentes particulières de chacun.
vendredi 6 juin 2025
mercredi 28 mai 2025
jeudi 27 mars 2025
Un mot d'Annie ERNAUX Prix NOBEL de Littérature
"Je ferai à la manière des surréalistes : ouvrir au hasard "Au-delà du vent la poussière des roses", c'est ainsi que j'ai déjà lu Et le temps vient et Le visage traversé du temps, me laissant sûre de rencontrer des mots pour moi. Merci" Annie ERNAUX Prix Nobel de Littérature le 25 mars 2025
vendredi 21 février 2025
vendredi 10 janvier 2025
lundi 30 décembre 2024
mardi 24 décembre 2024
mardi 5 novembre 2024
lundi 23 septembre 2024
mardi 27 août 2024
samedi 18 mai 2024
lundi 1 avril 2024
Disponible - Opéra Poétique en 3 actes
Scène 1 L’enfance
Scène 2 Ne nous y trompons pas
Scène 3 L’horizon attend
Scène 4 De la vie n'est-il-pas
d'espérance
Acte 2
Scène 1 J'ai dans tes yeux peuplé les déserts
Scène
2 Aragon passe sous la fenêtre et chante
Acte 3
Scène
1 Simplement l'envie de se trouver
Scène 2 Assis aux portes du
réel et au-delà
Final
mercredi 28 février 2024
Disponible...

dimanche 18 février 2024
jeudi 4 janvier 2024
lundi 16 octobre 2023
dimanche 15 octobre 2023
Disponible...
vendredi 18 août 2023
vendredi 11 août 2023
mardi 30 mai 2023
vendredi 26 mai 2023
mercredi 24 mai 2023
mercredi 5 avril 2023
Prix Théodore de BANVILLE décerné à Alain MORINAIS
Présentation du Prix lors de la remise officielle le 31 mars 2023 par la Société des Poètes Français
Les textes sont plus ou moins longs, même courts, parfois... Mais la prose poétique d’Alain MORINAIS nous captive ! En nous parlant de toutes ces petites choses de la vie qui sont notre histoire commune, en nous décrivant les scènes de vie que nous partageons tous, il nous emmène dans un monde de merveilles et d’optimisme ! Nous ne lisons plus de la poésie : nous voyons naître, au fil du texte, un tableau ! Parce que toutes les couleurs sont présentes, pour construire le décor – pourtant bien réel ! - de nos rêves ! Je suis à peu près sure que tout peintre lisant Alain MORINAIS serait capable d’aller chercher toile et pinceaux et de se mettre au travail, emporté par des descriptions qui unissent, d’un seul tenant, le peintre et le poète aux mots !
Et, bien évidemment, comment ne pas tirer un parallélisme certain entre les textes poétiques d’Alain MORINAIS et la plupart des poèmes de Théodore de Banville, cet amoureux éperdu de l’Allier et de Moulins ? Écoutez plutôt : « Ô buissons d’églantier/ Jetant dans les ravines/ Comme un chêne le gland/ Leur fruit sanglant// Murmurante oseraie/ Où le ramier s’effraie/ Saule au feuillage bleu/ Lointains en feu »// (Les Stalactites, 1846) Dans quelques instants, vous ne pourrez plus douter que Théodore de BANVILLE adoube tout à fait Alain MORINAIS et se réjouisse qu’il soit, cette année, récipiendaire du prix portant son nom...
Véronique FLABAT-PIOT présidente du Jury des Prix de poésie de la Société des Poètes Français
In « Il est des matins de lumière à se rire du froid » Éd. De l’Écritoire du Poète », Thiais, 2022
Le Jardin des Gemmes
Rêves d’un Matin
Le ruisseau a le chant des pierres, éclairé des gouttes éclatées de lumière. Aux caresses des herbes couchées sur les rives, se coulent les rayons mouillés des rires du soleil, comme la source bue aux creux des mains, le reflet de joie d’une larme perlant aux paupières, des rêves d’un matin que plus rien n’exaspère.
Alain MORINAIS






.jpg)

































