mardi 24 février 2026

De l’au-dedans le chant

De ces mots venus de l’au-dedans

sans savoir pourquoi ceux-là

ignorant ce qu’en l’instant

veulent dire des profondeurs

émergées d’un magma

que le temps ne suffit à connaître

et se révèlent mot à mot

démultiplicandes d’horizons offerts

aux couleurs inentendues d’impatiences

soumises à fleur d’apparence

quand les clameurs d’existence

étouffent ces mots enfouis

embrouillardés de silence

de ces cris bâillonnés à ne savoir écouter

de l’au-dedans le chant

 

© Alain MORINAIS 

lundi 23 février 2026

 


Du mot le sens…

Quand des mots les sens parlent à chacun

aux singuliers des sens empreints de mémoires vécues

ou de la conjonction de possibles interprétations

chacun peut croire en sa version

et même souvent certain d’avoir compris

n’écoute du chant que la superficie

quand du mot le sens nous parle au-delà de ce qu’il dit

© Alain MORINAIS 

dimanche 22 février 2026

Le jour saura-t-il

Le soleil a le froid des éclats de l’hiver

Quand le vent a des joues la brûlure glacée

Les rues désertées se serrent contre les façades

Les volets fermés sur des silences calfeutrés

La ville aux ankyloses de l’aube hésite

Les rayons transpercent la solitude en lumière

La froidure fige d’incertitudes les courants d’air

Le jour saura-t-il prendre du temps la mesure

© Alain MORINAIS 


samedi 21 février 2026

Les ombres des nuées

Quand du réel s’en vient

l’autre réalité née d’un rien

que du rêve les mots prennent du temps l’essence

que les mots font du rêve le dessein d’un printemps

en toutes saisons des sens

 

La plume a du vent la parole

à l’encre bleue des nues

saisie en vol en l’instant égaré

sans autre volonté des méandres de songes

ouverte à ce qui vient

et en l’émoi d’un frisson retient

 

De la page s’écrit d’abysses du cœur les cris

telles s’entendent au-dedans les confidences

ignorantes de la source le sens

et que vouloir corriger de conventions admises

serait mettre en chantier

des pavés arrachés aux rayons traversant

les ombres des nuées

 

© Alain MORINAIS 

vendredi 20 février 2026

À marcher vient le temps

Tu as marché longtemps

poussé par le vent

L’horizon loin devant

semblait rire en chantant

 

Tu as marché longtemps

sans te tourner vraiment

Le pas allait courant

le regard droit te disait sûrement

 

Tu as marché longtemps

Les obstacles s’effaçaient en tombant

Chaque pas mesurait l’envie d’aller devant

Le temps n’était pas à perdre son temps

 

À marcher vient le temps

où la distance d’ici

au bout que l’on devine

en chemin montant alentit

du poids des ans chagrins d’absences

qu’un vent tournant ravine

 

L’espérance d’hier

le regard à l’envers

a le goût des lendemains amers

 

© Alain MORINAIS 

mardi 10 février 2026

samedi 6 décembre 2025

Lecture publique à Cachan le 6 décembre 2025

 Lecture d'extraits de "Au prix du silence"



 
La lecture intégrale 
 

 La conclusion
 
 


samedi 22 novembre 2025

Disponible

308 pages 13X18 - 3 livres en 1 
"La nuit sera tango" suivi de "DANY" et de "À la fenêtre du temps" (l'Opéra poétique en 3 actes et 5 récitants) ; 18€

dimanche 16 novembre 2025

Les 3 livres à DANY réunis en 1 seul...


308 pages 13X18 - 3 livres en 1 "La nuit sera tango" suivi de "DANY" et de "À la fenêtre du temps" (l'Opéra poétique en 3 actes et 5 récitants) ; 18€

mardi 4 novembre 2025

Vu dans ANC de novembre 2025

Article paru dans le mensuel de la ville d'Arcueil 
en Novembre 2025 

 

jeudi 16 octobre 2025

L'Oléronaise

 

Auteur inconnu : Guillaume

Sites web : https://oleron.short.gy/oleron

 

« Merci de nous faire entendre et voir votre chant singulier. » Ces mots ne viennent pas d’un voisin. Ni d’un ami bienveillant. Ils viennent de François Cheng. Écrivain. Académicien.

Et ils sont adressés à Alain Morinais. Un poète qui vit une partie de l’année sur l'île d'Oléron. Et qui vient tout juste de recevoir l’un des grands prix de poésie francophone : Le Grand Prix Luc Vuagnat 2025. Un prix prestigieux. International. Décerné lors d’un congrès où se réunissent les plumes du monde francophone, organisé par la Société des Poètes et Artistes de France à Écully, près de Lyon.

Et cette année, c’est une poésie écrite sur Oléron… qui l’a emporté. Petit moment de FIERTÉ quand même. Le recueil primé s’appelle :

« L’Oléronaise ». Soixante-dix pages de balades poétiques sur l’île,

entre la lumière, la mer, les marais et le vent. Mais aussi des questions plus profondes, sur le monde qui change, le climat qui dérègle, les repères qui s’effacent. Ce n’est pas un simple carnet de vacances. Une écriture qui sent la broue du matin. Et la houle de mer en hiver. Qui traverse les dunes et les marais… En se laissant porter par l’eau, la lumière, les saisons, les doutes. Parce qu’on est loin d’un carnet de vacances. Entre les lignes, on sent une INQUIÉTUDE TRANQUILLE. * Des choses qui changent * Des repères qui s’effacent. Une île qui ne tient plus tout à fait la même place dans le silence. Ni dans le cœur. Mais ce n’est pas un cri. C’est un chant. Calme mais précis. Acéré comme le vent de phare. Et doux comme un soir d’été au bord d’une claire

Alain Morinais n’est pas natif de l’île. Mais il y vit une bonne partie de l’année, en partage avec elle. Il l’observe. Il l’écoute. Et c’est peut-être ça le plus touchant dans sa démarche : Il écrit sur l’île sans chercher à la posséder. Il ne parle pas à sa place, il parle avec elle. Il la laisse respirer à travers ses mots.

Résultat :

Une poésie qui parle de chez nous. Sans se refermer sur nous. Ça fait du bien de voir que l’île inspire encore ce genre d’écrits.

Pas des slogans. Des mots qui respirent. Pas besoin d’être un gros lecteur pour y trouver quelque chose. Juste accepter de rester un peu. De lire lentement. De laisser une phrase faire son chemin.

Et puis, qui sait… Peut-être que ça relancera un vent de poésie quelque part à Boyardville ou dans le bourg, entre deux allers-retours sur le pont.

Parce que franchement... Une île capable d’inspirer un PRIX LITTÉRAIRE INTERNATIONAL… C’est pas rien.

Auteur : Guillaume

Sites web : https://oleron.short.gy/oleron

 

mardi 19 août 2025

Disponible

 Nouvelle édition augmentée

"La nuit sera tango" après lecture de 
Vital HEURTEBIZE (1933-2025) Quatre fois Grand Prix de poésie de l'Académie française.
Oui, mon cher Alain, ton livre, ton magnifique livre, un chemin de douleur que tu transformes en quête de lumière : tu en chasses les ombres, les soleils sombres, et ton poème devient le chant émouvant, bouleversant d’un homme qui cherche alors qu’il l'a déjà trouvée, sans se l’avouer, sa voie royale !
Tu as des vers terribles qui ébranlent la sérénité de l’âme. Ton livre est une leçon de spiritualité à dimension humaine. La vraie spiritualité.
Et quelle écriture pour exprimer cette douleur sublimée !
Quand on a la force que tu as, avec ses faiblesses bien sûr ! pour surmonter de cette façon l’épreuve qui t’a été envoyée, on ne risque plus rien, tu es sur le chemin, et « quelqu’un » te guide.
Voilà ! je ne regrette pas d’avoir pris, sans l’attendre, le temps nécessaire à cette lecture : une lecture émouvante au plan affectif et édifiante au plan spirituel. Dans ton « Billet d’humeur » tu nous expliques que tu dis les mots comme ils te viennent ? continue ! car ils te viennent du cœur, de ton cœur, où les « experts » n’ont pas accès.
Vital HEURTEBIZE
 

 

mardi 8 juillet 2025

Disponible...

Un Quatuor en poésie

Une œuvre poétique écrite non pas pour un quatuor, mais par un quatuor une formation d’amis fidèles, fidèles en amitié et fidèles en poésie.

Elena FERNÁNDEZ-MIRANDA,

Philippe COURTEL,

Roland SOUCHON,

Alain FC MORINAIS,

quatre sensibilités réunies pour le bonheur du partage ; ici, quatre visions du quatuor des saisons, quatre expressions singulières des sens, quatre plumes offertes à la poésie d’aujourd’hui, accompagnées d’œuvres picturales et photographiques, des créations graphiques réalisées par les mêmes auteurs.

Quatre poètes initiateurs de La Nouvelle Pléiade d’Arcueil nous proposent : Quatre mouvements de formes poétiques personnelles pour un ensemble polyphonique remarquable, chacun dans son tempo, jouant sa propre mélodie des mots. Une suite composée de pièces uniques, sans volonté de performances, ni de cohérence littéraire ; l’intérêt résidant uniquement dans la diversité des interprétations de sujets communs : les saisons, les sens.

Quatuor de sensations aux cordes harmoniques différentes, aux tonalités de voix gravées des encres contemporaines, dont l’ampleur des tessitures peut être une réponse aux attentes particulières de chacun.

vendredi 6 juin 2025

Disponible...


 Prix Paul VALÉRY 2025  
décerné par la Société des Poètes Français
126 pages - 96 poèmes - 14€

jeudi 27 mars 2025

Un mot d'Annie ERNAUX Prix NOBEL de Littérature

"Je ferai à la manière des surréalistes : ouvrir au hasard "Au-delà du vent la poussière des roses", c'est ainsi que j'ai déjà lu Et le temps vient et Le visage traversé du temps, me laissant sûre de rencontrer des mots pour moi. Merci" Annie ERNAUX Prix Nobel de Littérature le 25 mars 2025


 

lundi 1 avril 2024

Disponible - Opéra Poétique en 3 actes

 

Acte 1

Scène 1 L’enfance                                                  
Scène 2 Ne nous y trompons pas                       
Scène 3 L’horizon attend                                      
Scène 4 De la vie n'est-il-pas d'espérance          

 

Acte 2

Scène 1 J'ai dans tes yeux peuplé les déserts      

Scène 2 Aragon passe sous la fenêtre et chante       

 

Acte 3

Scène 1 Simplement l'envie de se trouver         
Scène 2
Assis aux portes du réel et au-delà        

 

Final
 
78 pages 15X21cm sur papier bouffant 80g naturel

mercredi 28 février 2024

Disponible...

 

Réédition de mes "Laboureurs d'espoirs"
dans une version intégrale, telle que je l'avais conçue à l'origine... 
Disponible. 
Entre roman historique et fiction documentaire 
360 pages 15X21 cm.
 
 



dimanche 15 octobre 2023

Disponible...

cette communion intime du fini et de l'infini. Un livre somptueux. Tu es un virtuose étonnant, une écriture splendide, impossible à concevoir et si proche pourtant de chacun ; "la crainte que le temps ne me lise/ comme un besoin de tenir toujours prêtes les valises/sur le quai du départ." Philippe COURTEL