mercredi 23 novembre 2022

Le temps prend de l'âge

à observer
        impuissant

La résistible ascension des glaciers
    à la conquête de sommets déneigés

La dérive de l'ours
    sur des lambeaux de banquise
        au miroir des ans, déglacée

Le ressac des dunes
        à déjauger les îles aux futurs engloutis
    où se brisent les eaux
            remontées du front des mers

Des océans de sable brûlant
        déferlent marée montante
        à l'orée de forêts de bois morts
    jusques aux portes de villages d'abandons assoiffés

Déracinés
    la marche de vivants
        fuyant la maison séculaire
            à la recherche d'un bout de terre                     hospitalière

© Alain MORINAIS

mardi 22 novembre 2022

Le pas fait le chemin

Empreintes libérées du temps
Les pierres s'arrachent à la terre
Dans le silence d'encre de la nuit

S'écrit alors le chemin
Au pas hésitant du passant
Qu'à la source il conduit

© Alain MORINAIS

lundi 21 novembre 2022

Le sens du vent

La pensée se perd à ne plus prendre l'air
L'air du chemin que le vent exaspère
Il te souffle le doute le vent
À ne plus croire les balises qu'ils te mettent sur la route
Découvre des sentes traversières
Derrière une aubépine
Les ornières que les grands arbres redoutent

Le vent n'a de sens qu'aux ailes des goélands

© Alain MORINAIS

jeudi 17 novembre 2022

En versant

Nous croyons laisser l'empreinte de nos pas
Les chants et pleurs d'ascension méritent tout autant
Mais nous ne saurons plus de l'un à dévaler l'autre versant
L'érosion raconte l'âge des pierres à la façon du temps
Le miroir des eaux du val se brouille d'images déjà mortes
L'écho d'hier s'abîme d'aventure à remonter la pente
Les heures s'alourdissent du poids de l'oubli
L'instant apprend à devenir lui-même

© Alain MORINAIS

mercredi 16 novembre 2022

Le mur

J'ai mis le dos au mur
Il ne sert de voir la distance qui nous sépare
Je regarde le monde venir à moi

Tel qu'il va

En absence de mémoire
Dans sa certitude de réinventer la voie
Glisse à la surface des choses

La terre connaît le goût des roses
S'étonne de le voir ignorer où le mène ce qu'il croit

Il me reste du jour la lumière
L'éclat des monts sous la neige
Les couleurs du printemps quand se calme la mer
Les cheveux de la plaine ondulant ses arpèges
Images éphémères du jardin d'ici-bas
Perpétué au-delà des folies mondaines

Et dessous les pavés du chemin
Le lit d'immortelles randonnées
Peuplé de mes ombres échappées d'oubli

Que seront mes enfants
Imposés de futur
Façonnés différents

Repousseront-ils le mur

© Alain MORINAIS

samedi 12 novembre 2022

Les experts

 "Billet d'humeur" publié dans la revue poétique "L'Étrave" n°271 de septembre-octobre 2022

 

Les experts

Je leur disais les choses comme elles venaient, à ma façon, sans chercher à savoir si elles leur convenaient. Il me semblait plus important de dire ce qu'au cœur il convient.

Ils riaient entre leurs remarques, d'un air entendu, car ils s'entendent bien. Ils semblaient trouver si drôle que je pense différent de ce qui est admis généralement.

Au début ce n'était pas gênant. Apprendre prend le temps de rentrer dans le rang.

C'est plus tard qu'ils commencèrent à dire entre eux, et encore plus tard à me dire sans regarder les yeux, qu'il me faudrait réfléchir vraiment avant de continuer à dire n'importe quoi. Ce serait tellement mieux pour moi, disaient-ils.

Et moi, je ne comprenais pas. J'avais peut-être tort ; mais si les mots me venaient comme ça, je ne voyais pas pourquoi dire autrement. Même si progressivement, je sentais comme un rejet, au-delà du mouvement tel qu'il s'entend chez les gens dits... intelligents.

Et leurs mots se firent plus durs, exigeants, dénonçant une attitude qu'ils jugeaient et condamnaient contraire aux certitudes.

J'appris ainsi le doute de toutes vérités premières.

Je dis, toujours depuis, les choses comme elles viennent ; à ma façon, sans chercher à savoir si elles conviennent. Il me semble plus important de dire comme le cœur les retient, à rester incertain, même de ses certitudes ; et de ne surtout pas s'en tenir à ce qu'on nous inspire.

Alain MORINAIS

mercredi 7 septembre 2022

Refaire le monde

"Billet d'humeur" publié dans la revue poétique "L'Étrave" n°270 de juillet-août 2022

Refaire le monde. Par l’autre bout. Le bout des cœurs à se serrer les coudes. Et prendre la route qui y conduit. Enfin. Celle qui, fraternelle, semblait avoir pour horizon, du chœur la chanson. Très tôt, j’ai eu l’envie.
Mes héros, sortis de l’ombre, avaient fait de la lumière leur combat clandestin. Regards droits portant loin. Même quand les yeux brûlaient au soleil qui leur manquait. Sourire large et assuré de ceux qui savent sur qui compter. Mes héros avaient des gueules. Des vraies. Pas des gueules de cinéma. Des gueules noires de mineurs sortant des puits. Des ouvriers au poing levé. Des travailleurs, le cuir tanné aux cubilots des hauts-fourneaux. Des intellectuels, des artistes de l’humanité profonde. Et leurs épaules étaient taillées carrées, d’avoir à assumer des printemps solidaires.
Plus de soixante ans de chemins empruntés. Toujours détournés. Parfois contraires. Et à chaque pas, remettre au prochain le temps de se pauser. Et de l’âge et des rides devoir se compter. La gueule des héros a bien changé.
Et pourtant, il y a peu, j’ai croisé des enfants. Je les croyais moins grands qu’ils ne sont devenus. On ne voit pas toujours vraiment grandir les enfants. Même si leur parcours paraît moins dur, il l’est sans doute. Ils m’ont appris que la carrure de mes héros peut être à leur mesure. Pourvu que l’on se souvienne. Leurs aînés n’avaient même pas vingt ans, quand ils firent de la liberté le souffle de leur combat et le sang de leur conquêtes.

Alain MORINAIS

dimanche 4 septembre 2022

Retour de lecture de Marie VERMUNT

Poète et Présidente de l'Académie Renée VIVIEN

 

Cher Alain, 

C’est un bain de poésie que nous offrent ces trois recueils*.

La beauté des images, toujours renouvelées, puisées dans le ressac d’une mémoire pelée à vif, sert une émotion distillée au fil des vers avec une délicatesse rare, une pudeur qui retient le silence à fleur d’âme. 

Je te remercie infiniment pour ce beau moment de lecture, qui témoigne d’une vie intérieure intense saupoudrée de poussière de roses.  

Bien amicalement 

Marie Vermunt

* "La nuit sera tango" ; "Il est des matins de lumière à se rire du froid" ; "Au-delà du vent la poussière des roses"

mercredi 10 août 2022

Disponible

 

305 pages 15X21 - 525 poèmes - 18€
 
La référence... Je vous présente mon dernier recueil poétique « Au delà du vent la poussière des roses ».
Ce17ème opus à la particularité de vous proposer mon choix de poèmes pris parmi ceux publiés entre 2009 et 2022, à l’exclusion de « La nuit sera tango » et de « Il est des matins de lumière à se rire du froid », deux livres dont je souhaite préserver l’unique publication. « Au delà du vent la poussière des roses » constitue donc mon ouvrage de références diversifiées pour cette période.
525 poèmes - 305 pages 15X21 cm
Je peux vous adresser un exemplaire au prix de 14€ (au lieu de 18€) + 6€ de frais postaux soit 20€ l’unité postée à l’adresse que vous m’indiquerez. Alain Morinais
 

Disponible

88 pages 15X21 sur papier bouffant blanc - 122 poèmes - 15€
 
Retour de lecture de Claude DUSSERT

‘Il est des matins de lumière à se rire du froid’

Si quelqu’un peut dire que la prose poétique n’est pas de la poésie, alors Alain Morinais va le pourfendre sans coup férir et lui  prouver le contraire au fil de sa plume…

J’ai ouvert son recueil comme n’importe lequel, croyant y lire des rimes et des vers… Surprise… de la prose mais si fine, si ciselée qu’elle pourrait facilement se réécrire en vers… Dès les premières pages, je me suis demandé si je n’allais pas cesser d’écrire… ses images et ses allégories en ont fait pâlir le film de ma caméra… Au fil des textes, nous l’imaginons un pinceau à la main, touchant et retouchant la couleur de ses mots… Le sable, la mer, la pluie et tous les éléments de la nature deviennent ses complices… Le recueil se déguste à la petite cuillère et moi qui suis gourmand je frise bientôt la crise de beauté… Tout ce qu’il dépeint est l’œuvre d’un artiste… Noter une citation ferait injure aux autres, vous pouvez tout lui prendre, jusqu’à ses propres mots, ils resteront gravés dans des reflets de lune… Il est déjà très tard… cette nuit sera longue de sueurs  poétiques… le roman policier qui trône sur ma table de nuit languit à en mourir… Tiens voilà le sujet d’un roman… Qui a tué le polar ?... Une œuvre poétique pardi. Je crois que je ferais un assez bon limier… Cette nuit je le sais, j’écrirai tes poèmes.

En attendant, le vent me murmure à l’oreille des histoires de l’au-delà, de l’au-delà des mers... Il faut absolument lire ce recueil… car : «  à la naissance du temps, le ciel se fait des trous, le soleil en profite, peu importe la suite… quand survient le printemps et que les fenêtres ne demandent qu’à s’ouvrir pour mieux voir la mer et le sable s’unir et s’attendrir au souvenir fané du sourire d’une fleur… »

Claude Dussert  -

 

jeudi 26 mai 2022

Retours de lectures de "La nuit sera tango"

 De Chantal PAYS 

Votre poésie, Monsieur Alain MORINAIS,  a quelque chose de mystique. Elle élève l'âme dans la contemplation évoquée de la création. Tout est dans l'expression des mots, des images et du ressenti... Chantal PAYS

De Éléna FERNÀNDEZ-MIRANDA 

Cher Alain, Je suis plongée dans la lecture de votre livre...dernier le soir, premier le matin. Je relis vos poèmes une et autre fois...ils éveillent en moi des sentiments très profonds que j'éprouve sans arriver à les exprimer si magistralement comme vous. Merci de ce trésor! Éléna

 

De Vital HEURTEBIZE 

Oui, mon cher Alain, ton livre, ton magnifique livre, un chemin de douleur que tu transformes en quête de lumière : tu en chasses les ombres, les soleils sombres, et ton poème devient le chant émouvant, bouleversant d’un homme qui cherche alors qu’il l'a déjà trouvée, sans se l’avouer, sa voie royale !
Tu as des vers terribles qui ébranlent la sérénité de l’âme. Ton livre est une leçon de spiritualité à dimension humaine. La vraie spiritualité.
Et quelle écriture pour exprimer cette douleur sublimée !
Quand on a la force que tu as, avec ses faiblesses bien sûr ! pour surmonter de cette façon l’épreuve qui t’a été envoyée, on ne risque plus rien, tu es sur le chemin, et « quelqu’un » te guide. Voilà ! je ne regrette pas d’avoir pris, sans l’attendre, le temps nécessaire à cette lecture : une lecture émouvante au plan affectif et édifiante au plan spirituel. Dans ton « Billet d’humeur » tu nous expliques que tu dis les mots comme ils te viennent ? continue ! car ils te viennent du cœur, de ton cœur, où les « experts » n’ont pas accès. Vital.

De Philippe COURTEL 

Vital confirme l'impression de ton modeste ami Philippe : Vital et toi figureront dans le Parnasse poétique du XXIème siècle.C'est évident.Vos écritures disent ce que je n'ai jamais lu d'aucunes autres ( 69ans). Voilà. Cela peut paraître flatteur. Non, c'est l'immense pouvoir de l'émotion, ce don étrange des vrais poètes, communique au lecteur cet immense raison de vivre. Le poème rend le lecteur poète et vice versa. Cette beauté de te lire s’impose naturellement. On ne peut pas écrire plus vrai. Merci Alain cela valait la peine de vivre que de (vous) lire.... Merci d'être au monde  et Dany de t’avoir fait ce que tu es... C'est grand Alain ce que tu entreprends. Je t'embrasse. Philippe COURTEL




jeudi 21 avril 2022

Brèves de poésie - Émission présentée par Nicolas GRANIER


Extraits de " Il est des matins de lumière à se rire du froid" 

dits par Nicolas GRANIER


 

jeudi 14 avril 2022

102 pages 15X21 - 86 poèmes - 12€ - 
Grand Prix 2022 du Conseil Général du Loir et Cher décerné par l'Académie Internationale l'École de la Loire ; Version intégrale du recueil qui a obtenu le Grand Prix des Jeux floraux du Béarn en 2020

 

 


mardi 22 mars 2022

Dialogue à trois voix Marie-José PASCAL - Roland SOUCHON - Alain MORINAIS


 Extrait du dialogue à trois voix donné en hommage à Vital HEURTEBIZE dans le cadre des "Rencontres poétiques de THIAIS" le samedi 19 mars 2022 sur des textes de et dits par Marie-José PASCAL, Roland SOUCHON et Alain MORINAIS.

mercredi 24 novembre 2021

Disponible


 276 pages sur papier 80g blanc en format 15X21 - 242 poèmes

vendredi 20 août 2021

Retour de lecture du grand Poète Philippe COURTEL :
"Alain, c'est infiniment fertile, c'est très beau ; tu me fais penser à la phrase connue de René Char : " la poésie, la brûlure la plus proche du soleil ". Tu ne juges pas, c'est très agréable ; c'est grand, c'est rarissime. Préserve ta phrase humaine, sincère, honnête, noble. MERCI Alain" Philippe COURTEL

159 pages 15X21 sur papier 80g bouffant ivoire - 118 poèmes - 15€ - 

Comprend l'intégrale de "Tant qu'il est temps" lauréat du Grand Prix d'Estieugues 2021 et 

l'intégrale de "La colère en partage" lauréat du Grand Prix de La Pléiade 2020...

 

 


jeudi 26 novembre 2020

jeudi 29 octobre 2020

À deux voix - Prix HUBERT-FILLAY 2021 décerné par L'Académie Internationale de l'École de la Loire - Lauréat du Prix "RENAISSANCE 2021" décerné par l'Académie Poétique et Littéraire de Provence

90 pages 15X21 sur papier 80g ivoire - 12€

Ce livre À deux voix s'est écrit au fil des jours, poème après poème se répondant un à un, sans volonté de cohérence autre que la réponse de l'un à l'autre, selon l'inspiration de l'autre pour l'un et réciproquement.

Marie-José Pascal pose la première Parcelle de l'invisible le 14 septembre 2020 sans concertation préalable ni orientation volontaire. Alain FC Morinais répond D'un simple regard le jour même, et s'enchaînent ensuite les échanges au rythme d'un à deux textes par jour.

À deux voix est composé de 69 poèmes dont

35 signés de Marie-José Pascal et

34 de Alain FC Morinais.

L'écriture s'est achevée le 20 octobre 2020 parce qu'il fallait bien un jour en décider la fin.

Si cet ouvrage de poésie peut se lire comme un recueil de poèmes appréhendés dans le désordre, il devrait pouvoir être lu de la première à sa dernière page comme un livre racontant une histoire appréciée dans le développement et les rebondissements des étapes successivement proposées. Une rencontre poétique où chacun exprime spontanément une sensibilité toute particulière.

Un chant singulier À deux voix.




 

mercredi 14 octobre 2020

La Lumineuse aux parfums de couleurs


 

130 pages 15X21 sur papier 90g blanc -

71 poèmes et 24 photos couleurs dont 20 pleines pages

samedi 11 juillet 2020

Prix Anna de NOAILLES : Alain MORINAIS


Prix Anna de NOAILLES : Alain MORINAIS
Recension de Madame Véronique Flabat-Piot, publiée dans l'Anthologie de poésie 2020 de la Société des Poètes Français à l'occasion de la présentation du palmarès 2019 des grands prix de la SPF.

"Alain MORINAIS dans Le cri du monde... s'écrit nous livre, dans une poésie libérée - parfois néo-classique ! - très belle, en quatre parties bien distinctes, sa vision du monde contemporain.
Il nous invite à Entendre et voir ce qui se passe autour de nous, afin même d'y voir l'invisible et que des mots inattendus surgissent d'abîmes méconnus... Après avoir regardé, il s'agit d'écouter Un monde de silence : les mots ne suffisent plus à transmettre les ressentis et les émotions... Sans les mots pour l'écrire/ l'oubli s'épaissit en silences... Vers presque prophétiques en cette période d'incertitude que nous vivons, que ceux contenus dans cette troisième division Quand l'amer monte... Nous n'en citerons que deux passages, suffisamment explicites sans rien ajouter à leur teneur... Les hommes d'aujourd'hui/ pour ce qu'il en reste/ ignorent le bleu du ciel/ et le sable a le gris des villages ensevelis et Le pays se noie de n'avoir pas compris... Enfin, la dernière section Brise-lames est cette conclusion vers laquelle nous aspirons tous : l'espérance ! Ce sont les mots eux-mêmes qui deviennent brise-lames ! Aux Comment répond l'à venir, lorsque perce la volonté de réécrire le futur, sans pour autant oublier que chacun tient dans sa main la lumière d'un autre âge... Soulignons aussi la faculté d'Alain Morinais de pouvoir jouer avec les assonances afin que ce que l'on entend et ce que l'on peut comprendre, puis lire, soient différents : Quand l'amer monte/ quand la mer monte ; Ô rage/ orage ; Les mots... si on/ l'émotion ; Mon silence résonne/ ma raison déraisonne... etc...
En 1989, le journaliste François Broche écrivait, dans l'ouvrage qu'il consacrait à Anna de Noailles (Anna de Noailles, un mystère en pleine lumière, Robert Laffont 1989) Il semblait qu'Anna redonnait goût de la poésie à un public lassé de tous les excès comme de tous les conformisme...Tout est dit."
Véronique Flabat-Piot
Responsable des Prix de poésie de la Société des Poètes Français

dimanche 21 juin 2020

Fac-similé de brouillon de textes

Mes poèmes s'écrivent sur un cahier de brouillon, le plus souvent (rares sont les exceptions) d'un seul trait de plume, ou presque.

Ci-après en exemple, un fac-similé de brouillon de textes tels qu'ils jaillissent un matin, à partir d'un mot, d'une phrase, d'une nébuleuse d'inconscient, sans trop savoir où cela peut me conduire.




mardi 21 avril 2020

Inspiration

71 poèmes inspirés chacun d'un vers de l'un de mes poètes de référence. (109 pages 15X21sur papier bouffant blanc de 80g - 12€)


mardi 17 septembre 2019

Ils en disent...


"Merci de nous faire entendre et voir votre chant singulier."
François CHENG de l'Académie française

" Votre poésie s’exprime en un style facile, qui coule, qui chante, parsemé d’images qui sont toutes de belles trouvailles !... de vraie poésie ! par la musique autant que par les images, vous-vous forgez une expression spécifiquement poétique et originale...
Vital HEURTEBIZE Président fondateur de Poètes Sans Frontières, Chevalier des Arts et Lettres, Commandeur des Palmes académiques, quatre prix de poésie de l'Académie française.

" Ne ferme pas ta fenêtre ! Poursuis ton chemin d'écriture le plus longtemps possible. Les cimes te font face."
Claude ADELEN Poète et critique littéraire

"La poésie, chez un poète vrai, comme Alain Morinais, jaillit toute seule, à partir d’un mot ou d’une nébuleuse d’émotions... Dans le cas d’Alain et de sa poésie extrêmement limpide et moderne, j’admire aussi la cohérence dans la recherche de sa véritable vocation, de son authentique registre,..."
Giovanni Merloni Artiste-Peintre et Poète

"Comme si ses mots résonnaient à chacun de ses pas, Alain Morinais nous présente un recueil d'une grande densité poétiques aux inspirations multiples... la plupart des textes retentissant de résonances poétiques humaines et humanistes profondes."
Marie-Pierre VERJAT DROIT Chroniqueuse de la revue de poésie FLORILÈGE

"Poésie libre d'une beauté émotive qui nous atteint limpidement. Une poésie qui joue avec la langue poétique de manière experte. Un style particulier qui s'extirpe de la poésie classique, qui prend son rythme naturellement... ". Poésie métaphysique qui évoque le temps essentiellement, Le temps meurt d'en vie, de même La vie en parenthèse, ce poème capital dont la structure donne la puissance du rythme dans le verbe, comme le flux et le reflux. L'Adieu poème qui nous inonde d'images, de métaphores personnelles, de regards posés sur la nature et le monde. Poème qui transperce l'âme du lecteur. La simplicité efficace de L'Enfance est sidérante."
Quelques appréciations des membres du jury de l'Académie Renée Vivien

"Une poésie très proche du langage parlé dans une compréhension immédiate, écrite également à l'encre des émotions du quotidien qui nous percute le cœur et l'esprit avec ses "faits divers", ses souvenirs, ses questionnements." 
Jean MORAISIN  Poète 

"Toujours des images novatrices, une autre manière de sortir des " sentiers battus de la langue". Il faut rendre hommage à l'inventivité et à cette musique personnelle qui parle d'indignation, de révolte mais avec une profonde émotion."
Marie-José PASCAL Poétesse

mercredi 10 juillet 2019

Un manuscrit de François CHENG

Je reçois ce jour un mot manuscrit de François CHENG Membre de l'Académie française



vendredi 5 juillet 2019

Claire DUTREY lit Alain Morinais au Hang'Art avec les Poètes sans frontières


La rencontre des Poètes sans frontières avec Alain Morinais a ouvert des horizons nouveaux.

 

Vendredi 22 mars 2019, au Hang.Art, la rencontre des Poètes sans frontières avec Alain Morinais a ouvert des horizons nouveaux.

 

D’abord, les réponses, on ne pouvait plus sincères qu’Alain Morinais a fourni à Vital Heurtebize et aux autres participants, nous ont fait comprendre que la poésie est une chose extrêmement simple. En même temps, elle représente un but très difficile sinon impossible à atteindre. Ou, plus précisément, la poésie ne peut jamais se configurer comme un but. La poésie, chez un poète vrai comme Alain Morinais, jaillit toute seule, à partir d’un mot ou d’une nébuleuse d’émotions.

Ensuite, on a bien appris que chacun doit trouver la façon de s’exprimer qui lui correspond le mieux. Alain Morinais nous a expliqué que son roman sur la condition féminine à cheval de deux siècles passés avait été, pour lui, une épreuve dure et assez contraignante, à laquelle il avait finalement réagi, s’adonnant à l’écriture libre de la poésie. Son témoignage m’a fait revenir à l’esprit un long cortège de poètes qui se sont efforcés d’écrire des romans en y déversant forcément leur langage poétique dense et visionnaire. Je pense d’abord à des exemples italiens, tels Ugo Foscolo ou Cesare Pavese, qui nous laissent quand même des chefs d’œuvre inoubliables. Je pense aussi à l’un de mes préférés, Alvaro Mutis, qui a suivi un processus créatif tout à fait unique, achevant d’abord les poèmes ayant pour personnage principal le gabier Maqroll, réécrivant successivement les romans de Maqroll en prose.
Dans le cas d’Alain et de sa poésie extrêmement limpide et moderne, j’admire aussi la cohérence dans la recherche de sa véritable vocation, de son authentique registre, et je suis vraiment touché par son courage : il n’a pas hésité à choisir pour le mieux
!
Enfin, nous avons constaté que l’on peut entreprendre l’art de la poésie à n’importe quel âge. C’est la vie même qui décide. Marguerite Yourcenar disait qu’il faut attendre cinquante ans avant d’entreprendre un premier roman. C’est exactement ce qu’a fait Alain Morinais. Pour écrire, il faut savoir créer une distance vis-à-vis des faits, des lieux et des personnages qu’on a envie de rendre éternels. Il faut créer autour de soi un rideau invisible pour y nourrir une vie parallèle à l’enseigne de la liberté.

Et voilà comment Alain Morinais l’entend, sa liberté. Dans une poésie, très emblématique, consacrée à son enfance, il nous confie son plus intime secret : «Quand il était/Ce qu’il voulait/On lui disait/Mais qu’est-ce qu’il te prend/Quand il était ce qu’on voulait/On ne lui disait plus rien/Alors il a décidé d’être dedans/Comme il l’entend/Mais les mots se cognaient aux cloisons…»

Tout au long d’un intervalle consacré au travail «délirant», les mots du poète sont restés accrochés à ces cloisons, au «verre de ses silences», jusqu’au moment où il a découvert que sa poésie pouvait briser les verres de ces cloisons et en même temps, se réjouir de ce coin solitaire, le lieu mieux adapté pour s’exprimer librement et y revivre petit à petit les miracles de la vie.

Giovanni Merloni

lundi 1 janvier 2018

Elles, ils ont lu "Au prix du silence" et donnent leur avis...





 "Un livre plein d'informations sur la vie des filles à la fin du XIXe siècle. Qui émeut et donne la rage ! Nous avions pensé nous les femmes que ces temps étaient révolus... cependant les violences faites aux femmes, la condition sociale et l'obscurantisme sévissent toujours. Alain ce livre m'a appris tant de choses que j'en ai été profondément émue. Celine fut une belle femme. Sois ici remercié de nous avoir fait partager sa détresse et sa force."
Janine Adelen Altoviti

 "Un livre d'une grande richesse historique et poétique. Un roman d'une grande poésie. La figure du style est absolument bien menée, le type descriptif donne à la lecture une fluidité et une bonne compréhension. Les personnages sont pour certains intéressants et pour d'autres fascinants. Excellent thème sur une grande et longue vie humaine"  
Isabelle PAUGAM

"Une magnifique fresque historique et sociale. Avec des détails qui rendent ce roman profondément humain. Des personnages qui semblent réels, que l'on a envie de connaître. Très humains. La condition féminine est un thème très porteur. De plus, ce roman dévoile une époque importante. Un peu comme "Une vie" de Maupassant. La mise en scène, le décor et l'ambiance seraient facilement réalisable, avec une bonne actrice telle : Isabelle Huppert"  
Marie-christine WASMER

"L’auteur, au travers de ses personnages, nous fait découvrir l’histoire politique, culturelle, industrielle, technologique, de la société française sur un siècle. Cet ouvrage est très instructif et bien écrit. J’ai bien aimé la description du milieu de la haute couture et du milieu artistique de l’époque. L’auteur rappelle bien aussi le scandale de Panama avec la corruption de nombreuses personnalités notamment politiques. L’auteur a également bien expliqué les inégalités salariales entre les hommes et les femmes, les métiers exercés par les femmes et enfin leurs conditions de vie. Une belle écriture, élégante avec des notes très intéressantes résultant d’un travail de recherche important .Il y a aussi des passages en gallo rennais, une langue d’oïl."   
Sandrine LEGUERRIER

"Je dois avouer que cela faisait longtemps que je n'avais éprouvé autant de plaisir en lisant chaque matin un chapitre des aventures de Céline." 
Pierrick CHUTO

Un excellent roman où une histoire profondément humaine est peinte à touches délicates pour un destin d'une violence quotidienne poignante. Une grande leçon de vie...
Jackie SÉGUIN

"... Quelle magnifique fresque historique et sociale ! Il y a chez toi du Zola, du Victor Hugo ! Mais pourquoi chercher si loin, il y a tout simplement de l'Alain Morinais ! Tu as su faire rentrer Céline dans la grande histoire avec originalité. J'ai eu plaisir à marcher à ses côtés dans les rues de Paris, en cette fin du XIXème siècle marquée par l'affaire Dreyfus, l'exposition universelle, les attentats anarchistes, l'avènement du syndicalisme... Une Céline courageuse, discrète, solidaire et dont les rares propos sonnent si justes..."
André VESSOT

samedi 27 août 2016

Seconde édition

La seconde édition de Le chemin mène à demain est disponible sur commande.
Livre broché de 557 pages 15X21 sur papier 80g ivoire.
Vous trouverez ci-après un bon de réservation d'un exemplaire dédicacé.