mercredi 27 mai 2026

Disponible - Opéra Poétique en 3 actes

 

Acte 1

Scène 1 L’enfance                                                  
Scène 2 Ne nous y trompons pas                       
Scène 3 L’horizon attend                                      
Scène 4 De la vie n'est-il-pas d'espérance          

 

Acte 2

Scène 1 J'ai dans tes yeux peuplé les déserts      

Scène 2 Aragon passe sous la fenêtre et chante       

 

Acte 3

Scène 1 Simplement l'envie de se trouver         
Scène 2
Assis aux portes du réel et au-delà        

 

Final
 
78 pages 15X21cm sur papier bouffant 80g naturel
 

L’opéra poétique d’Alain MORINAIS « À la fenêtre du temps » possède une véritable ampleur. Il ne s’agit pas simplement d’un recueil de textes lyriques assemblés, mais d’une œuvre construite, portée par une voix intérieure cohérente, une respiration dramatique et une vision du monde très identifiable. Plusieurs aspects paraissent particulièrement remarquables. D’abord, la structure même de l’œuvre est réussie. Le découpage en actes, scènes et récitatifs crée un mouvement proche de l’oratorio ou du théâtre poétique. Cette polyphonie des voix évite la monotonie du « je » unique et permet de faire circuler les thèmes — mémoire, amour, guerre, espérance, engagement, transmission — dans une forme presque chorale. La progression dramatique est sensible : de l’enfance et des blessures du monde vers une quête intérieure puis vers une forme de dépassement spirituel et humain.

L’un des points forts majeurs est la puissance des images. Alain MORINAIS écrit par visions. Les paysages — mer, montagne, forêts, dunes, torrents, ciel, lumière — ne servent jamais seulement de décor ; ils deviennent des prolongements de la conscience. On retrouve une écriture très sensorielle, parfois proche du romantisme visionnaire, mais traversée d’une inquiétude contemporaine. Cette capacité à faire naître une géographie émotionnelle est l’une des signatures fortes du texte d’Alain MORINAIS.

L’œuvre est également portée par une sincérité existentielle réelle. Le « Final » notamment donne au livre une densité morale et humaine qui dépasse le simple lyrisme amoureux. Le poète y affirme une poésie de l’engagement, de la vigilance et de la fraternité : refus de l’injustice, mémoire de la guerre, inquiétude pour les générations futures. Cela donne au texte une dimension éthique qui rappelle parfois certains grands poètes de la parole civique. L’amour, quant à lui, est traité sans mièvrerie. Dans la partie consacrée à Dany, on sent la présence d’un amour devenu mémoire intérieure, presque métaphysique. 

Le travail musical de l’écriture est remarquable. Beaucoup de passages semblent naturellement appelés à être dits ou chantés. Les répétitions, les retours de motifs, les refrains créent une scansion presque incantatoire. Cela confirme que le texte a bien été pensé comme « opéra poétique » et non comme simple suite de poèmes.

Enfin, l’écriture privilégie clairement l’élan visionnaire et émotionnel plutôt que la condensation. Alain MORINAIS est dans une poésie du flux, de la profusion, de la parole portée par le souffle. Cela constitue une identité forte, même si certains lecteurs contemporains, habitués à des formes plus sèches ou minimalistes, pourront trouver l’expression très dense.

Globalement, cette œuvre s’inscrit davantage dans une tradition de poésie habitée et humaniste — où l’on entend parfois des échos de Louis Aragon, de Paul Éluard, de René Char ou encore du souffle de certains poètes de la parole engagée — plus que dans les tendances formalistes ou ironiques de la poésie contemporaine actuelle.

Ce qui semble le plus important : le texte possède une voix. On reconnaît immédiatement un univers, une manière d’habiter le langage et le monde. C’est probablement la qualité la plus difficile à atteindre en poésie.

 

Couché sous la pierre

Couché sous la pierre

à l’envers des paupières se dessine un chemin de ronde

La nuit bleuit les ombres

Des silhouettes enténébrées traversent à deux pas du vide

le mur qui se perd dans la sombreur glacée

Des visages sans regards s’évaporent des profondeurs

où les trous se font plus noirs

 

Sur une ligne imaginaire

par-delà les bords où disparait la lumière

une étoile au front lourd se penche

des larmes de lueur en la mémoire

d’un jour sans lendemain

si court

 

Couché sous la pierre

à l’envers des paupières se dessine le chemin de ronde

des âmes égarées glacées d’éternité

© Alain MORINAIS 

mardi 26 mai 2026

À vous qui

À vous qui

des mots n’entendez

ce qu’écouter aurait pu vouloir dire

 

 

À vous qui

d’un regard croyez avoir vu

quand seuls les mots du langage des yeux

donnent à voir au-delà

 

À vous qui

d’un voile pensez masquer de la vie l’essence

quand du timbre la voix vibre de l’envie des sens

 

Toi

que la surface de l’étang attarde en son miroir

sans remarquer les rides aux respirations profondes

 

Qu’une caresse de plume puisse arrêter le temps

à s’entendre autrement

Qu’un murmure inentendu de mots à l’oreille d’un songe

ouvre les yeux aux lumières du matin

Que la parole aux intonations de l’onde prenne sens

des regards qui se croisent et s’attachent en l’émoi des sens

 

Puisse ma voix laisser trace en mémoire

à chercher du temps l’essence

au fondement de l’instant

 © Alain MORINAIS

lundi 25 mai 2026

Tant que brille une étoile

La mémoire empile des heures l’impossible

là où s’éclairent les rêves aux tentations d’étoiles en lumière

Et le temps s’invente des chemins qui y conduisent

ou révèle celle à vous seul déclarée promise

 

Tant que brille une étoile aux limites du possible

le rêve a des couleurs empreintes du réel

et au-delà se meurt en ténèbre d’imaginaire

perdu sans sa lumière

© Alain MORINAIS 

dimanche 24 mai 2026

Dits par l'auteur


         

Un ciel trompeur

Le chant du soleil avait ce jour-là des éclats de lumière bleue

Le ciel s’y baignait sans les nuages

Donnant aux nues la transparence des eaux de montagne

Un lac bleu à l’envers du monde

Un ciel rieur à croire joyeux ce moment de l’heur

La fluidité d’un bonheur étendu tel un voile satin d’opale

 

Quand la terre se déchire en fosses étrangères

aux éclats d’acier brûlant ses lumières

Les cités ivres s’y baignent dans le sang

Les ruines d’un autre âge mêlant aux labours

les boues des tranchées retournées sur la mort

La marée régurgite les corps à l’endroit du monde

 

Une terre de malheur sous un ciel trompeur

 

Un jour le chant de la terre aura des éclats de lumière bleue

Celle que l’on voie de là-haut dans un coin d’univers

Des restes d’avant s’y baigneront d’avoir enfin compris

Le bleu n’est pas seul plaisir des yeux

© Alain MORINAIS 

 

samedi 23 mai 2026

Un matin bleu

Un matin bleu garde la trace de sa nuit blanche

Un bout de lune passe la tête dans une fente du ciel

comme un clin de paupière au sourire complice

semblant s’excuser de prendre au soleil si peu de lumière

 

Quand à deux pas de la mer se déshabille la lune

et se glisse dans le bleu des draps en chemise de jour

Je rêve d’un matin perdu dans les étoiles

à la forge du temps où se brisent les fers

 

Là où les ailes des oiseaux déchirent les voilent

de ce que vis et meure quand il n’en reste rien

qu’un matin bleu la trace

© Alain MORINAIS 

jeudi 14 mai 2026

Bientôt disponible...





Émergence de Delphine MORINAIS explore le féminin à travers ses photographies de sculptures publiques altérées par le temps. Les matières, l’eau et les végétaux composent une narration graphique sensible où dialoguent, traces, fragilité et résilience. Chaque fragment d’Émergence naît d’une composition originale de deux photographies mêlant leurs voix singulières. De cet ensemble de 9 fragments émerge une résonance commune, ancrée dans la mémoire collective des femmes.

Alain tombe en amour d’Émergence et lui vient l’idée de cette édition particulière où se mêlent les fragments de Delphine à des poèmes émergeant de sa plume. Delphine et Alain sont ici réunis par leurs émergences poétiques, dans des formes d’expressions qui leurs sont propres.


dimanche 3 mai 2026

     Prix Paul VALÉRY Alain MORINAIS

Comme Paul VALÉRY, Alain MORINAIS a choisi d’écrire une poésie fluide, libérée, dont le ciselage des vers n’est pas sans rappeler les phrasés brefs et impairs de celui qui offre son patronyme à notre prix. C’est de vers en vers et de page en page, dans les deux recueils présentés en concours – et que notre jury n’a pas voulu séparer ! - qu’Alain MORINAIS tire le parallélisme entre la Vie de la Nature, en éternel recommencement, et celle, toujours trop brève de l’être aimé, de tous ceux-là que nous aimons... En nous invitant à boire des « gorgées d’infini », pour connaître encore des « moments de sourire », Alain MORINAIS nous convie à croire en l’éternité de l’Amour, même si « la nuit » se révèle être « tango »... Adoptons, nous aussi, telle une bouée de sauvetage nous permettant de flotter sur une eau de sérénité, les vers de notre lauréat... 

Véronique Flabat-Piot

 Vice-Présidente et

Responsable des Prix de Poésie de la

Société des Poètes Français

  

À la Vitesse du Temps

La lumière traverse la nuit de part en part

Ignorant la trace des rayons.
Brûlés du sang des chemins parcourus
À la vitesse du temps où se referme le noir

Comme les taches des ors d’un puits sans fond

À la margelle invisible du ciel

Oublieux des ombres dans les yeux des étoiles.

Alain MORINAIS, In « Gorgées d’Infini » suivi de « Sans autre envie qu’un moment de sourire », Les Éditions de l’Écritoire du Poète, Thiais, 2025

Chaque Pas

À chaque pas
Arraché au poids du chemin

Je t’emmène avec moi

Quand le vent efface d’hier la trace

Tu es là
À chaque pas

Alain MORINAIS, In « La Nuit sera Tango », Les Éditions de l’Écritoire du Poète, Thiais, 2025

lundi 13 avril 2026

Retour de la poétesse Eva GARCIA après la lecture de Gorgées d’infini, suivi de, Sans autre envie qu’un moment de sourire :

J’ai eu un immense bonheur à le lire, tant l’écriture élégante, empreinte de profondeur, de beauté, m’a touchée. Tes images et métaphores sont fortes et magnifiques ! Cette œuvre est un vrai bijou ! Merci...

Dans Gorgées d’infini, le poète Alain Morinais nous invite à un voyage sensoriel, voilier voguant sur l’océan du ciel jusqu’au noir profond de l’Univers aux myriades émiettées d’étoiles… Le ciel, le soleil, le vent, l’océan, les arbres… deviennent les habitants d’une planète où les couleurs, les parfums, la lumière, nous envoûtent et nous enchantent avec une poésie sensible, charnelle, humaine, incarnée. « La nuit se retire des étincelles plein les cheveux défaits… » « Le ciel se couche sur le côté… La lune d’un quartier d’orange se presse un jus de lumière… Les mâchoires de la nuit aux morsures du soleil cicatrisent la mer… ». Une beauté céleste se glisse sinueuse à chaque éclat de vers : « Les couleurs au matin se gavent de soleil/se gorgent de chants d’oiseaux peignant le ciel d’un simple battement d’ailes… »./« Le ciel débouloche ses bleus de laine vierge/La mer bégaye sa marée en vagues molles… »./« Ici la terre a le parfum de là-bas… /Là-bas la terre a le parfum d’ici… ». Mais la jovialité de la nature s’estompe quand vieillissent les saisons : « tristesses parfondues des collines/Dans les bruines tremblées des tours… ». La vie traverse l’insouciance, la beauté, mais se fane à l’irrévocable usure du temps : « Une étoile pleure ses branches arrachées…/Les couleurs s’effritent au soleil usé… /Un quartier de terre en l’univers se perd à se croire infini ».

 

Dans la deuxième partie du recueil intitulée Sans autre envie qu’un moment de sourire, le poète prolonge le voyage et délivre sa vérité : «  Je confie à mes livres les mots du possible /Des pages de lumière venues de l’au-dedans/Vous raconter l’instant d’un passage/À l’encre de mes rêves s’il n’en reste rien ». Il se souvient des yeux de l’enfance, des illusions d’alors. Comment retourner à ces temps d’espérance ? « Le vent s’assoit dans les dunes à se demander comment reprendre la mer et ses rêves d’océan ». La grâce et la splendeur de l’écriture continuent de délivrer leur essence : « La Lune a les sourires d’orange sanguine/La marée se presse de boire à la source saline…/né de caresses vermeilles le temps a perdu la mesure… ». L’automne de la vie reste toutefois toujours en filigrane : « le temps se referme sur le parfum des choses /dans un coin de jardin oublié… ». Heureusement « les mots du poète gravent l’instant en d’éternels refuges aux sources de l’imaginaire »

Le charme poétique de cette œuvre est un vrai enchantement. Son écriture, loin de tomber dans les mélancolies et les tristesses, célèbre bien au contraire avec élégance, profondeur, délicatesse, l’intensité et la jovialité sensuelle de la vie. Ce recueil est un bijou à lire et à relire. Merci au poète Alain Morinais ! 

Eva GARCIA 

samedi 4 avril 2026

"La nuit sera tango"

 Nouvelle édition augmentée 

Prix d'excellence 2026 décerné par 

l'Académie Internationale l'école de la Loire 

"La nuit sera tango" après lecture de 
Vital HEURTEBIZE (1933-2025) Quatre fois Grand Prix de poésie de l'Académie française.
Oui, mon cher Alain, ton livre, ton magnifique livre, un chemin de douleur que tu transformes en quête de lumière : tu en chasses les ombres, les soleils sombres, et ton poème devient le chant émouvant, bouleversant d’un homme qui cherche alors qu’il l'a déjà trouvée, sans se l’avouer, sa voie royale !
Tu as des vers terribles qui ébranlent la sérénité de l’âme. Ton livre est une leçon de spiritualité à dimension humaine. La vraie spiritualité.
Et quelle écriture pour exprimer cette douleur sublimée !
Quand on a la force que tu as, avec ses faiblesses bien sûr ! pour surmonter de cette façon l’épreuve qui t’a été envoyée, on ne risque plus rien, tu es sur le chemin, et « quelqu’un » te guide.
Voilà ! je ne regrette pas d’avoir pris, sans l’attendre, le temps nécessaire à cette lecture : une lecture émouvante au plan affectif et édifiante au plan spirituel. Dans ton « Billet d’humeur » tu nous expliques que tu dis les mots comme ils te viennent ? continue ! car ils te viennent du cœur, de ton cœur, où les « experts » n’ont pas accès.
Vital HEURTEBIZE
 

 

jeudi 2 avril 2026

"L'Oléronaise"

Extrait dit par l'auteur 

à l'Astrolabe de Melun le 28 mars 2026

(enregistrement de Valery Dvoïnikov) 

 

mardi 10 février 2026

samedi 6 décembre 2025

Lecture publique à Cachan le 6 décembre 2025

 Lecture d'extraits de "Au prix du silence"



 
La lecture intégrale 
 

 La conclusion
 
 


samedi 22 novembre 2025

Disponible

308 pages 13X18 - 3 livres en 1 
"La nuit sera tango" suivi de "DANY" et de "À la fenêtre du temps" (l'Opéra poétique en 3 actes et 5 récitants) ; 18€

dimanche 16 novembre 2025

Les 3 livres à DANY réunis en 1 seul...


308 pages 13X18 - 3 livres en 1 "La nuit sera tango" suivi de "DANY" et de "À la fenêtre du temps" (l'Opéra poétique en 3 actes et 5 récitants) ; 18€

mardi 4 novembre 2025

Vu dans ANC de novembre 2025

Article paru dans le mensuel de la ville d'Arcueil 
en Novembre 2025 

 

jeudi 16 octobre 2025

L'Oléronaise

 

Auteur inconnu : Guillaume

Sites web : https://oleron.short.gy/oleron

 

« Merci de nous faire entendre et voir votre chant singulier. » Ces mots ne viennent pas d’un voisin. Ni d’un ami bienveillant. Ils viennent de François Cheng. Écrivain. Académicien.

Et ils sont adressés à Alain Morinais. Un poète qui vit une partie de l’année sur l'île d'Oléron. Et qui vient tout juste de recevoir l’un des grands prix de poésie francophone : Le Grand Prix Luc Vuagnat 2025. Un prix prestigieux. International. Décerné lors d’un congrès où se réunissent les plumes du monde francophone, organisé par la Société des Poètes et Artistes de France à Écully, près de Lyon.

Et cette année, c’est une poésie écrite sur Oléron… qui l’a emporté. Petit moment de FIERTÉ quand même. Le recueil primé s’appelle :

« L’Oléronaise ». Soixante-dix pages de balades poétiques sur l’île,

entre la lumière, la mer, les marais et le vent. Mais aussi des questions plus profondes, sur le monde qui change, le climat qui dérègle, les repères qui s’effacent. Ce n’est pas un simple carnet de vacances. Une écriture qui sent la broue du matin. Et la houle de mer en hiver. Qui traverse les dunes et les marais… En se laissant porter par l’eau, la lumière, les saisons, les doutes. Parce qu’on est loin d’un carnet de vacances. Entre les lignes, on sent une INQUIÉTUDE TRANQUILLE. * Des choses qui changent * Des repères qui s’effacent. Une île qui ne tient plus tout à fait la même place dans le silence. Ni dans le cœur. Mais ce n’est pas un cri. C’est un chant. Calme mais précis. Acéré comme le vent de phare. Et doux comme un soir d’été au bord d’une claire

Alain Morinais n’est pas natif de l’île. Mais il y vit une bonne partie de l’année, en partage avec elle. Il l’observe. Il l’écoute. Et c’est peut-être ça le plus touchant dans sa démarche : Il écrit sur l’île sans chercher à la posséder. Il ne parle pas à sa place, il parle avec elle. Il la laisse respirer à travers ses mots.

Résultat :

Une poésie qui parle de chez nous. Sans se refermer sur nous. Ça fait du bien de voir que l’île inspire encore ce genre d’écrits.

Pas des slogans. Des mots qui respirent. Pas besoin d’être un gros lecteur pour y trouver quelque chose. Juste accepter de rester un peu. De lire lentement. De laisser une phrase faire son chemin.

Et puis, qui sait… Peut-être que ça relancera un vent de poésie quelque part à Boyardville ou dans le bourg, entre deux allers-retours sur le pont.

Parce que franchement... Une île capable d’inspirer un PRIX LITTÉRAIRE INTERNATIONAL… C’est pas rien.

Auteur : Guillaume

Sites web : https://oleron.short.gy/oleron