jeudi 22 octobre 2020

Haïkus

 

L’envol - 75 -

 

En vol des flamants

Défilent files aériennes

Le ciel bat des ailes

 

 

 

Railleries - 76 -

 

Cris dans la touffeur

Argentée de goélands

Les Élysées raillent

 

 

Huîtrières - 77 -

 

Abris bariolés

Loges d’artistes des mers

Chenal diapré d’Ors

 

 

 

La marée - 78 -

 

L’estran se découvre

En déshabillé de lune

Écluse à poissons

 

 

© Alain MORINAIS

Avec tant de comment - 376 -


Avec tant de reflets brisés à regarder la glace

Comment lire dans les yeux ce que taisent les mots

Avec tant d'ignorance de ce que l'un peut à l'autre

Comment apprendre ce qu'en chœur veut dire

Avec tant de silences au soir dès le matin

Comment se réveiller sans l'envie de crier

Avec tant de cailloux aux semelles du futur

Comment se dire encore qu'il fait si bon marcher

Avec tant de refus d'écouter l'océan

Comment comprendre ce que nous dit la terre

Avec tant de croyances en des réponses ailleurs

Comment faire qu'ici se posent les questions

Avec tant de feuilles mortes

Comment écrire l'histoire

Avec tant de chemins perdus

Comment prendre le bon

 

Et si comment n'était qu'avec tant

 

 

© Alain MORINAIS


mercredi 21 octobre 2020

Ce matin à leur image - 57 -


Au bord de l’abîme

Un peuple debout sépara la lumière d’avec les ténèbres dans lesquelles on voulait l’envaser 

Il y eut la nuit et il y eut un matin

 

À l’aube du dixième jour

Des rais de lumière vive d’un soleil glacé tardant toutefois à se lever

Dessinent en ombres grivoises 

D’étranges silhouettes narquoises

Au mur imaginaire de mes rêveries passagères

 

 Il a dessiné ce matin à leur image

Pas étonnant d’aucuns disent bien qu’Il les a faits 

Selon sa ressemblance qui plus est

Thiais, le 17 janvier 2015

 

© Alain MORINAIS

mardi 20 octobre 2020

Quand tombe la nuit - 87 -


Les murs s’épaississent du temps des pierres obscures 

Les fenêtres se ferment sur des malentendus

Le vent arrache les ongles à griffer l’ignorance 

Le toit de la maison se couvre d’insomnies

 

Les cœurs s’épuisent à se laver du sang des autres 

Et commencent à trier les numéros du sort

Les marchands de pensées les aident à choisir

La bête repue dans l’ombre se régale d’immondices

Marchant au pas des lois la peur décervelle

 

 © Alain MORINAIS

lundi 19 octobre 2020

Solidaires - 506 -

 

À partager les larmes

au miroir de l'étang

les yeux assèchent des rivières de douleurs

 

À remonter ensemble les torrents

de nos rêves de courage

les cœurs conquis se resserrent

 

Et la joie du quorum

compagne d'armes d'infortune

se révèle universelle

 

À se prendre la main

Tu mettrais l'univers entier dans ta ruelle *

 

 

* Charles BAUDELAIRE

 

© Alain MORINAIS


samedi 17 octobre 2020

Veux-tu - 832 -


Il disait aux enfants

Crois ce que tu veux

Apprends à regarder à écouter à échanger

À ne pas t'en remettre à ce que l'autre attend

Crois ce que tu veux

 

Et l'autre a pris peur

La peur de l'ignorant

Certain de ce qu'il ne comprend

La haine du différent

 

Au nom de qui

Qui peut vouloir réduire la pensée prétendant au sacré

Qui peut attenter à la vie

Au nom de qui

 

Lui avait choisi

Libre il vivait pour que l'autre le soit aussi

Crois ce que tu veux disait-il

Mais apprends

Apprends à regarder à écouter à échanger

À ne pas t'en remettre à ce qu'un autre veut

Crois ce que tu veux

Ce que tu veux

Veux-tu

 

 

© Alain MORINAIS

Thiais, le 17 octobre 2020

Samuel Paty, professeur d'Histoire-Géographie, mort d'avoir enseigné en classe d'éducation morale et civique : la liberté d'expression.


mercredi 14 octobre 2020

La Lumineuse aux parfums de couleurs


 

130 pages 15X21 sur papier 90g blanc -

71 poèmes et 24 photos couleurs dont 20 pleines pages

samedi 11 juillet 2020

Prix Anna de NOAILLES : Alain MORINAIS


Prix Anna de NOAILLES : Alain MORINAIS
Recension de Madame Véronique Flabat-Piot, publiée dans l'Anthologie de poésie 2020 de la Société des Poètes Français à l'occasion de la présentation du palmarès 2019 des grands prix de la SPF.

"Alain MORINAIS dans Le cri du monde... s'écrit nous livre, dans une poésie libérée - parfois néo-classique ! - très belle, en quatre parties bien distinctes, sa vision du monde contemporain.
Il nous invite à Entendre et voir ce qui se passe autour de nous, afin même d'y voir l'invisible et que des mots inattendus surgissent d'abîmes méconnus... Après avoir regardé, il s'agit d'écouter Un monde de silence : les mots ne suffisent plus à transmettre les ressentis et les émotions... Sans les mots pour l'écrire/ l'oubli s'épaissit en silences... Vers presque prophétiques en cette période d'incertitude que nous vivons, que ceux contenus dans cette troisième division Quand l'amer monte... Nous n'en citerons que deux passages, suffisamment explicites sans rien ajouter à leur teneur... Les hommes d'aujourd'hui/ pour ce qu'il en reste/ ignorent le bleu du ciel/ et le sable a le gris des villages ensevelis et Le pays se noie de n'avoir pas compris... Enfin, la dernière section Brise-lames est cette conclusion vers laquelle nous aspirons tous : l'espérance ! Ce sont les mots eux-mêmes qui deviennent brise-lames ! Aux Comment répond l'à venir, lorsque perce la volonté de réécrire le futur, sans pour autant oublier que chacun tient dans sa main la lumière d'un autre âge... Soulignons aussi la faculté d'Alain Morinais de pouvoir jouer avec les assonances afin que ce que l'on entend et ce que l'on peut comprendre, puis lire, soient différents : Quand l'amer monte/ quand la mer monte ; Ô rage/ orage ; Les mots... si on/ l'émotion ; Mon silence résonne/ ma raison déraisonne... etc...
En 1989, le journaliste François Broche écrivait, dans l'ouvrage qu'il consacrait à Anna de Noailles (Anna de Noailles, un mystère en pleine lumière, Robert Laffont 1989) Il semblait qu'Anna redonnait goût de la poésie à un public lassé de tous les excès comme de tous les conformisme...Tout est dit."
Véronique Flabat-Piot
Responsable des Prix de poésie de la Société des Poètes Français

dimanche 21 juin 2020

Fac-similé de brouillon de textes

Mes poèmes s'écrivent sur un cahier de brouillon, le plus souvent (rares sont les exceptions) d'un seul trait de plume, ou presque.

Ci-après en exemple, un fac-similé de brouillon de textes tels qu'ils jaillissent un matin, à partir d'un mot, d'une phrase, d'une nébuleuse d'inconscient, sans trop savoir où cela peut me conduire.




mardi 21 avril 2020

Inspiration

71 poèmes inspirés chacun d'un vers de l'un de mes poètes de référence. (109 pages 15X21sur papier bouffant blanc de 80g - 12€)


mardi 17 septembre 2019

Ils en disent...


"Merci de nous faire entendre et voir votre chant singulier."
François CHENG de l'Académie française

" Votre poésie s’exprime en un style facile, qui coule, qui chante, parsemé d’images qui sont toutes de belles trouvailles !... de vraie poésie ! par la musique autant que par les images, vous-vous forgez une expression spécifiquement poétique et originale...
Vital HEURTEBIZE Président fondateur de Poètes Sans Frontières, Chevalier des Arts et Lettres, Commandeur des Palmes académiques, quatre prix de poésie de l'Académie française.

" Ne ferme pas ta fenêtre ! Poursuis ton chemin d'écriture le plus longtemps possible. Les cimes te font face."
Claude ADELEN Poète et critique littéraire

"La poésie, chez un poète vrai, comme Alain Morinais, jaillit toute seule, à partir d’un mot ou d’une nébuleuse d’émotions... Dans le cas d’Alain et de sa poésie extrêmement limpide et moderne, j’admire aussi la cohérence dans la recherche de sa véritable vocation, de son authentique registre,..."
Giovanni Merloni Artiste-Peintre et Poète

"Comme si ses mots résonnaient à chacun de ses pas, Alain Morinais nous présente un recueil d'une grande densité poétiques aux inspirations multiples... la plupart des textes retentissant de résonances poétiques humaines et humanistes profondes."
Marie-Pierre VERJAT DROIT Chroniqueuse de la revue de poésie FLORILÈGE

"Poésie libre d'une beauté émotive qui nous atteint limpidement. Une poésie qui joue avec la langue poétique de manière experte. Un style particulier qui s'extirpe de la poésie classique, qui prend son rythme naturellement... ". Poésie métaphysique qui évoque le temps essentiellement, Le temps meurt d'en vie, de même La vie en parenthèse, ce poème capital dont la structure donne la puissance du rythme dans le verbe, comme le flux et le reflux. L'Adieu poème qui nous inonde d'images, de métaphores personnelles, de regards posés sur la nature et le monde. Poème qui transperce l'âme du lecteur. La simplicité efficace de L'Enfance est sidérante."
Quelques appréciations des membres du jury de l'Académie Renée Vivien

"Une poésie très proche du langage parlé dans une compréhension immédiate, écrite également à l'encre des émotions du quotidien qui nous percute le cœur et l'esprit avec ses "faits divers", ses souvenirs, ses questionnements." 
Jean MORAISIN  Poète 

"Toujours des images novatrices, une autre manière de sortir des " sentiers battus de la langue". Il faut rendre hommage à l'inventivité et à cette musique personnelle qui parle d'indignation, de révolte mais avec une profonde émotion."
Marie-José PASCAL Poétesse

vendredi 30 août 2019


Quand "Se faire un monde" est proposé au concours de poésie de l'Académie française par Vital HEURTEBIZE (Chevalier des Arts et Lettres, Commandeur des Palmes académiques, quatre fois prix de poésie de l'Académie française, Président fondateur des Poètes sans frontières, ex-Président de la Société des Poètes français) qui a pris l'initiative et décidé de présenter et soutenir mon livre de poésie dans ce prestigieux concours, je n'attends pas de résultat autre que celui-là. Peu m'importe la suite. Je ne pouvais rêver plus belle reconnaissance. AMs

Grand Prix 2018 de Poètes sans frontières - 66 pages 15X21 sur papier bouffant 80g ivoire - 53 poèmes © Les éditions de La Nouvelle Pléiade - 16€

"Se faire un monde" : Le poète s’attelle à la tâche ardue de dénoncer les dérives de notre civilisation qui néglige l’humain et la nature. Ce recueil évoque le désespoir de la nature et notre propre existence en perdition.
Alain Morinais nous propose des jeux de mots annonciateurs de l’inéluctable, tels que « Et l’horizon en fin paraît » ou encore dans un titre de poème « Eau désespoir ». Ces polysémies portent des vers qui tantôt évoquent le désespoir de la nature et notre propre existence en perdition de nos excès, dans le poème « État d’infortune » c’est à dire délaissé par la chance, il est écrit : « Des hauts-fourneaux brûlent les blés / gavés de chimie bleue / jamais plus avalés". Cette image de la chimie bleue, allusion aux pesticides, se retrouvera dans le recueil. Et le poète nous laisse face à cette interrogation cruelle mais bien réelle : « Que seront les oiseaux des enfants devenus grands ? ». Les éditions de La Nouvelle Pléiade

mercredi 10 juillet 2019

Un manuscrit de François CHENG

Je reçois ce jour un mot manuscrit de François CHENG Membre de l'Académie française



vendredi 5 juillet 2019

Claire DUTREY lit Alain Morinais au Hang'Art avec les Poètes sans frontières


La rencontre des Poètes sans frontières avec Alain Morinais a ouvert des horizons nouveaux.

 

Vendredi 22 mars 2019, au Hang.Art, la rencontre des Poètes sans frontières avec Alain Morinais a ouvert des horizons nouveaux.

 

D’abord, les réponses, on ne pouvait plus sincères qu’Alain Morinais a fourni à Vital Heurtebize et aux autres participants, nous ont fait comprendre que la poésie est une chose extrêmement simple. En même temps, elle représente un but très difficile sinon impossible à atteindre. Ou, plus précisément, la poésie ne peut jamais se configurer comme un but. La poésie, chez un poète vrai comme Alain Morinais, jaillit toute seule, à partir d’un mot ou d’une nébuleuse d’émotions.

Ensuite, on a bien appris que chacun doit trouver la façon de s’exprimer qui lui correspond le mieux. Alain Morinais nous a expliqué que son roman sur la condition féminine à cheval de deux siècles passés avait été, pour lui, une épreuve dure et assez contraignante, à laquelle il avait finalement réagi, s’adonnant à l’écriture libre de la poésie. Son témoignage m’a fait revenir à l’esprit un long cortège de poètes qui se sont efforcés d’écrire des romans en y déversant forcément leur langage poétique dense et visionnaire. Je pense d’abord à des exemples italiens, tels Ugo Foscolo ou Cesare Pavese, qui nous laissent quand même des chefs d’œuvre inoubliables. Je pense aussi à l’un de mes préférés, Alvaro Mutis, qui a suivi un processus créatif tout à fait unique, achevant d’abord les poèmes ayant pour personnage principal le gabier Maqroll, réécrivant successivement les romans de Maqroll en prose.
Dans le cas d’Alain et de sa poésie extrêmement limpide et moderne, j’admire aussi la cohérence dans la recherche de sa véritable vocation, de son authentique registre, et je suis vraiment touché par son courage : il n’a pas hésité à choisir pour le mieux
!
Enfin, nous avons constaté que l’on peut entreprendre l’art de la poésie à n’importe quel âge. C’est la vie même qui décide. Marguerite Yourcenar disait qu’il faut attendre cinquante ans avant d’entreprendre un premier roman. C’est exactement ce qu’a fait Alain Morinais. Pour écrire, il faut savoir créer une distance vis-à-vis des faits, des lieux et des personnages qu’on a envie de rendre éternels. Il faut créer autour de soi un rideau invisible pour y nourrir une vie parallèle à l’enseigne de la liberté.

Et voilà comment Alain Morinais l’entend, sa liberté. Dans une poésie, très emblématique, consacrée à son enfance, il nous confie son plus intime secret : «Quand il était/Ce qu’il voulait/On lui disait/Mais qu’est-ce qu’il te prend/Quand il était ce qu’on voulait/On ne lui disait plus rien/Alors il a décidé d’être dedans/Comme il l’entend/Mais les mots se cognaient aux cloisons…»

Tout au long d’un intervalle consacré au travail «délirant», les mots du poète sont restés accrochés à ces cloisons, au «verre de ses silences», jusqu’au moment où il a découvert que sa poésie pouvait briser les verres de ces cloisons et en même temps, se réjouir de ce coin solitaire, le lieu mieux adapté pour s’exprimer librement et y revivre petit à petit les miracles de la vie.

Giovanni Merloni

lundi 1 janvier 2018

Elles, ils ont lu "Au prix du silence" et donnent leur avis...



 "Un livre plein d'informations sur la vie des filles à la fin du XIXe siècle. Qui émeut et donne la rage ! Nous avions pensé nous les femmes que ces temps étaient révolus... cependant les violences faites aux femmes, la condition sociale et l'obscurantisme sévissent toujours. Alain ce livre m'a appris tant de choses que j'en ai été profondément émue. Celine fut une belle femme. Sois ici remercié de nous avoir fait partager sa détresse et sa force."
Janine Adelen Altoviti

 "Un livre d'une grande richesse historique et poétique. Un roman d'une grande poésie. La figure du style est absolument bien menée, le type descriptif donne à la lecture une fluidité et une bonne compréhension. Les personnages sont pour certains intéressants et pour d'autres fascinants. Excellent thème sur une grande et longue vie humaine"  
Isabelle PAUGAM

"Une magnifique fresque historique et sociale. Avec des détails qui rendent ce roman profondément humain. Des personnages qui semblent réels, que l'on a envie de connaître. Très humains. La condition féminine est un thème très porteur. De plus, ce roman dévoile une époque importante. Un peu comme "Une vie" de Maupassant. La mise en scène, le décor et l'ambiance seraient facilement réalisable, avec une bonne actrice telle : Isabelle Huppert"  
Marie-christine WASMER

"L’auteur, au travers de ses personnages, nous fait découvrir l’histoire politique, culturelle, industrielle, technologique, de la société française sur un siècle. Cet ouvrage est très instructif et bien écrit. J’ai bien aimé la description du milieu de la haute couture et du milieu artistique de l’époque. L’auteur rappelle bien aussi le scandale de Panama avec la corruption de nombreuses personnalités notamment politiques. L’auteur a également bien expliqué les inégalités salariales entre les hommes et les femmes, les métiers exercés par les femmes et enfin leurs conditions de vie. Une belle écriture, élégante avec des notes très intéressantes résultant d’un travail de recherche important .Il y a aussi des passages en gallo rennais, une langue d’oïl."   
Sandrine LEGUERRIER

"Je dois avouer que cela faisait longtemps que je n'avais éprouvé autant de plaisir en lisant chaque matin un chapitre des aventures de Céline." 
Pierrick CHUTO

Un excellent roman où une histoire profondément humaine est peinte à touches délicates pour un destin d'une violence quotidienne poignante. Une grande leçon de vie...
Jackie SÉGUIN

"... Quelle magnifique fresque historique et sociale ! Il y a chez toi du Zola, du Victor Hugo ! Mais pourquoi chercher si loin, il y a tout simplement de l'Alain Morinais ! Tu as su faire rentrer Céline dans la grande histoire avec originalité. J'ai eu plaisir à marcher à ses côtés dans les rues de Paris, en cette fin du XIXème siècle marquée par l'affaire Dreyfus, l'exposition universelle, les attentats anarchistes, l'avènement du syndicalisme... Une Céline courageuse, discrète, solidaire et dont les rares propos sonnent si justes..."
André VESSOT

samedi 27 août 2016

Seconde édition

La seconde édition de Le chemin mène à demain est disponible sur commande.
Livre broché de 557 pages 15X21 sur papier 80g ivoire.
Vous trouverez ci-après un bon de réservation d'un exemplaire dédicacé.