mardi 26 mai 2020

Le temps n'y fait rien - II - 686 -



Si une nuit te prend la main à t'emmener plus loin
(sur un chemin que tu as longtemps cru inaccessible)
tu marches à nouveau sans changer d'allure dans le pas de ton père

Que sauras-tu lui dire


© Alain MORINAIS

lundi 25 mai 2020

Le temps n'y fait rien - I - 685 -



C'était un temps où les rires de l'enfant se ridaient aux visages d'hier
tant il avait de l'âge le cœur pesant des pierres

À le voir aujourd'hui il me parle toujours


© Alain MORINAIS

dimanche 24 mai 2020

Il suffit - 684 -



Encore brûlant de sa nuit d'orient
le soleil se lève
Le ciel avale des goulées bleues
à se nuer de blanc
De peur d'éveiller le vent
les arbres n'osent bouger les feuilles
Les roses sèchent des larmes de lune
restée en nuit de deuil

Immobile
dans le silence du matin clair
l'instant se pose
Le jour s'apaise à l'oubli d'hier
au battement d'ailes d'un papillon


© Alain MORINAIS

samedi 23 mai 2020

À oublier les heures - 683 -



À croire les aiguilles
Qui ne comptent qu'à douze
Le temps repart au cadran à la mesure d'un tour
Et répète au suivant le décompte du jour

Et il tourne et il tourne à devoir rabâcher
Au rythme lancinant sans jamais s'arrêter
Des heures égrenées que la pendule prétend
Étalon certifié de l'instant présent
Quand il n'a de durée que le temps qu'on lui prête

Suspendues en l'espace à cesser de compter
Les heures oubliées sont de celles de mémoire
Que l'on dit immortelles


© Alain MORINAIS

vendredi 22 mai 2020

Au pied du mur - 682 -


La terre est du ciel à l'envers
La mer a l'air de nuages incapables de pleuvoir
Le vent se charge du ménage
Des vagues à douter de savoir prétendent connaître le temps qu'il fait
À rechercher ailleurs la source du bonheur
Se perd le regard en décompte des heures
Les monts se réduisent à la taille d'arbres morts
Aux pieds des herbes d'un manteau de rousseur
Les bleus ont le jaune amer de matins ignorés du soleil
Le soir allume les feus du lac où se baigne la lune
En quartiers brisés de n'avoir de chandelle à veiller sous la plume
Et des plus sûrs
Il est des jours où tout paraît moins lourd
Les pieds au mur


© Alain MORINAIS

vendredi 15 mai 2020

De quoi auront-ils fait le monde (extraits de Résonances)

De quoi auront-ils fait le monde (extraits de Résonances) dit par l'auteur 3mn 59s

mardi 21 avril 2020

Inspiration

Le prochain à paraître... 71 poèmes inspirés chacun d'un vers de l'un de mes poètes de référence. (109 pages 15X21sur papier bouffant ivoire de 80g - 12€)


mardi 17 septembre 2019

Ils en disent...


"Merci de nous faire entendre et voir votre chant singulier."
François CHENG de l'Académie française

" Votre poésie s’exprime en un style facile, qui coule, qui chante, parsemé d’images qui sont toutes de belles trouvailles !... de vraie poésie ! par la musique autant que par les images, vous-vous forgez une expression spécifiquement poétique et originale...
Vital HEURTEBIZE Président fondateur de Poètes Sans Frontières, Chevalier des Arts et Lettres, Commandeur des Palmes académiques, quatre prix de poésie de l'Académie française.

" Ne ferme pas ta fenêtre ! Poursuis ton chemin d'écriture le plus longtemps possible. Les cimes te font face."
Claude ADELEN Poète et critique littéraire

"La poésie, chez un poète vrai, comme Alain Morinais, jaillit toute seule, à partir d’un mot ou d’une nébuleuse d’émotions... Dans le cas d’Alain et de sa poésie extrêmement limpide et moderne, j’admire aussi la cohérence dans la recherche de sa véritable vocation, de son authentique registre,..."
Giovanni Merloni Artiste-Peintre et Poète

"Comme si ses mots résonnaient à chacun de ses pas, Alain Morinais nous présente un recueil d'une grande densité poétiques aux inspirations multiples... la plupart des textes retentissant de résonances poétiques humaines et humanistes profondes."
Marie-Pierre VERJAT DROIT Chroniqueuse de la revue de poésie FLORILÈGE

"Poésie libre d'une beauté émotive qui nous atteint limpidement. Une poésie qui joue avec la langue poétique de manière experte. Un style particulier qui s'extirpe de la poésie classique, qui prend son rythme naturellement... ". Poésie métaphysique qui évoque le temps essentiellement, Le temps meurt d'en vie, de même La vie en parenthèse, ce poème capital dont la structure donne la puissance du rythme dans le verbe, comme le flux et le reflux. L'Adieu poème qui nous inonde d'images, de métaphores personnelles, de regards posés sur la nature et le monde. Poème qui transperce l'âme du lecteur. La simplicité efficace de L'Enfance est sidérante."
Quelques appréciations des membres du jury de l'Académie Renée Vivien

"Une poésie très proche du langage parlé dans une compréhension immédiate, écrite également à l'encre des émotions du quotidien qui nous percute le cœur et l'esprit avec ses "faits divers", ses souvenirs, ses questionnements." 
Jean MORAISIN  Poète 

"Toujours des images novatrices, une autre manière de sortir des " sentiers battus de la langue". Il faut rendre hommage à l'inventivité et à cette musique personnelle qui parle d'indignation, de révolte mais avec une profonde émotion."
Marie-José PASCAL Poétesse

vendredi 30 août 2019


Quand "Se faire un monde" est proposé au concours de poésie de l'Académie française par Vital HEURTEBIZE (Chevalier des Arts et Lettres, Commandeur des Palmes académiques, quatre fois prix de poésie de l'Académie française, Président fondateur des Poètes sans frontières, ex-Président de la Société des Poètes français) qui a pris l'initiative et décidé de présenter et soutenir mon livre de poésie dans ce prestigieux concours, je n'attends pas de résultat autre que celui-là. Peu m'importe la suite. Je ne pouvais rêver plus belle reconnaissance. AMs

Grand Prix 2018 de Poètes sans frontières - 66 pages 15X21 sur papier bouffant 80g ivoire - 53 poèmes © Les éditions de La Nouvelle Pléiade - 16€

"Se faire un monde" : Le poète s’attelle à la tâche ardue de dénoncer les dérives de notre civilisation qui néglige l’humain et la nature. Ce recueil évoque le désespoir de la nature et notre propre existence en perdition.
Alain Morinais nous propose des jeux de mots annonciateurs de l’inéluctable, tels que « Et l’horizon en fin paraît » ou encore dans un titre de poème « Eau désespoir ». Ces polysémies portent des vers qui tantôt évoquent le désespoir de la nature et notre propre existence en perdition de nos excès, dans le poème « État d’infortune » c’est à dire délaissé par la chance, il est écrit : « Des hauts-fourneaux brûlent les blés / gavés de chimie bleue / jamais plus avalés". Cette image de la chimie bleue, allusion aux pesticides, se retrouvera dans le recueil. Et le poète nous laisse face à cette interrogation cruelle mais bien réelle : « Que seront les oiseaux des enfants devenus grands ? ». Les éditions de La Nouvelle Pléiade

mercredi 10 juillet 2019

Un manuscrit de François CHENG

Je reçois ce jour un mot manuscrit de François CHENG Membre de l'Académie française



mercredi 17 avril 2019

L’HEURE DE LA LECTURE N°7 PAR DENIS MALANDA INVITÉS P. DANIEL, S. ROIGNANT, A. MORINAIS

Mes réponses de 14mn27s à 26mn19s, suivies de 2 poèmes de 36mn30s à 40mn54s, et à nouveau mes réponses de 49mn20s à 57mn26s

lundi 8 avril 2019

Vendredi 22 mars 2019, au Hang.Art, la rencontre des Poètes sans frontières avec Alain Morinais a ouvert des horizons nouveaux. par Giovanni MERLONI


D’abord, les réponses, on ne pouvait plus sincères qu’Alain Morinais a fourni à Vital Heurtebize et aux autres participants, nous ont fait comprendre que la poésie est une chose extrêmement simple. En même temps, elle représente un but très difficile sinon impossible à atteindre. Ou, plus précisément, la poésie ne peut jamais se configurer comme un but. La poésie, chez un poète vrai comme Alain Morinais, jaillit toute seule, à partir d’un mot ou d’une nébuleuse d’émotions.
Ensuite, on a bien appris que chacun doit trouver la façon de s’exprimer qui lui correspond le mieux. Alain Morinais nous a expliqué que son roman sur la condition féminine à cheval de deux siècles passés avait été, pour lui, une épreuve dure et assez contraignante, à laquelle il avait finalement réagi, s’adonnant à l’écriture libre de la poésie. Son témoignage m’a fait revenir à l’esprit un long cortège de poètes qui se sont efforcés d’écrire des romans en y déversant forcément leur langage poétique dense et visionnaire. Je pense d’abord à des exemples italiens, tels Ugo Foscolo ou Cesare Pavese, qui nous laissent quand même des chefs d’œuvre inoubliables. Je pense aussi à l’un de mes préférés, Alvaro Mutis, qui a suivi un processus créatif tout à fait unique, achevant d’abord les poèmes ayant pour personnage principal le gabier Maqroll, réécrivant successivement les romans de Maqroll en prose.
Dans le cas d’Alain et de sa poésie extrêmement limpide et moderne, j’admire aussi la cohérence dans la recherche de sa véritable vocation, de son authentique registre, et je suis vraiment touché par son courage : il n’a pas hésité à choisir pour le mieux !
Enfin, nous avons constaté que l’on peut entreprendre l’art de la poésie à n’importe quel âge. C’est la vie même qui décide. Marguerite Yourcenar disait qu’il faut attendre cinquante ans avant d’entreprendre un premier roman. C’est exactement ce qu’a fait Alain Morinais. Pour écrire, il faut savoir créer une distance vis-à-vis des faits, des lieux et des personnages qu’on a envie de rendre éternels. Il faut créer autour de soi un rideau invisible pour y nourrir une vie parallèle à l’enseigne de la liberté.
Et voilà comment Alain Morinais l’entend, sa liberté. Dans une poésie, très emblématique, consacrée à son enfance, il nous confie son plus intime secret : « Quand il était/Ce qu’il voulait/On lui disait/Mais qu’est-ce qu’il te prend/Quand il était ce qu’on voulait/On ne lui disait plus rien/Alors il a décidé d’être dedans/Comme il l’entend/Mais les mots se cognaient aux cloisons… »
Tout au long d’un intervalle consacré au travail « délirant », les mots du poète sont restés accrochés à ces cloisons, au « verre de ses silences », jusqu’au moment où il a découvert que sa poésie pouvait briser les verres de ces cloisons et en même temps, se réjouir de ce coin solitaire, le lieu mieux adapté pour s’exprimer librement et y revivre petit à petit les miracles de la vie.
Giovanni Merloni

lundi 1 janvier 2018

Elles, ils ont lu "Au prix du silence" et donnent leur avis...



 "Un livre plein d'informations sur la vie des filles à la fin du XIXe siècle. Qui émeut et donne la rage ! Nous avions pensé nous les femmes que ces temps étaient révolus... cependant les violences faites aux femmes, la condition sociale et l'obscurantisme sévissent toujours. Alain ce livre m'a appris tant de choses que j'en ai été profondément émue. Celine fut une belle femme. Sois ici remercié de nous avoir fait partager sa détresse et sa force."
Janine Adelen Altoviti

 "Un livre d'une grande richesse historique et poétique. Un roman d'une grande poésie. La figure du style est absolument bien menée, le type descriptif donne à la lecture une fluidité et une bonne compréhension. Les personnages sont pour certains intéressants et pour d'autres fascinants. Excellent thème sur une grande et longue vie humaine"  
Isabelle PAUGAM

"Une magnifique fresque historique et sociale. Avec des détails qui rendent ce roman profondément humain. Des personnages qui semblent réels, que l'on a envie de connaître. Très humains. La condition féminine est un thème très porteur. De plus, ce roman dévoile une époque importante. Un peu comme "Une vie" de Maupassant. La mise en scène, le décor et l'ambiance seraient facilement réalisable, avec une bonne actrice telle : Isabelle Huppert"  
Marie-christine WASMER

"L’auteur, au travers de ses personnages, nous fait découvrir l’histoire politique, culturelle, industrielle, technologique, de la société française sur un siècle. Cet ouvrage est très instructif et bien écrit. J’ai bien aimé la description du milieu de la haute couture et du milieu artistique de l’époque. L’auteur rappelle bien aussi le scandale de Panama avec la corruption de nombreuses personnalités notamment politiques. L’auteur a également bien expliqué les inégalités salariales entre les hommes et les femmes, les métiers exercés par les femmes et enfin leurs conditions de vie. Une belle écriture, élégante avec des notes très intéressantes résultant d’un travail de recherche important .Il y a aussi des passages en gallo rennais, une langue d’oïl."   
Sandrine LEGUERRIER

"Je dois avouer que cela faisait longtemps que je n'avais éprouvé autant de plaisir en lisant chaque matin un chapitre des aventures de Céline." 
Pierrick CHUTO

Un excellent roman où une histoire profondément humaine est peinte à touches délicates pour un destin d'une violence quotidienne poignante. Une grande leçon de vie...
Jackie SÉGUIN

"... Quelle magnifique fresque historique et sociale ! Il y a chez toi du Zola, du Victor Hugo ! Mais pourquoi chercher si loin, il y a tout simplement de l'Alain Morinais ! Tu as su faire rentrer Céline dans la grande histoire avec originalité. J'ai eu plaisir à marcher à ses côtés dans les rues de Paris, en cette fin du XIXème siècle marquée par l'affaire Dreyfus, l'exposition universelle, les attentats anarchistes, l'avènement du syndicalisme... Une Céline courageuse, discrète, solidaire et dont les rares propos sonnent si justes..."
André VESSOT

mercredi 23 août 2017

Un mot...




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samedi 27 août 2016

Seconde édition

La seconde édition de Le chemin mène à demain est disponible sur commande.
Livre broché de 557 pages 15X21 sur papier 80g ivoire.
Vous trouverez ci-après un bon de réservation d'un exemplaire dédicacé.