lundi 24 août 2026

Des traces d’instant apparent

Devant je vois juste derrière moi

 

Les maisons se serrer pour ne pas tomber

L’église les retient au sommet du coteau

Comme attachées aux ailes du clocher

Quand les vignes dégringolent jusque dans le ruisseau

 

Le linge claque en terrasse

Où le vent à trop vouloir sécher emmêle les rayons

Les serviettes et les torchons

 

Les rideaux filtrent la lumière

Dessous l’abat-jour toujours éteint le jour

Sur une table de verre à se croire à l’envers

 

Ma tête coincée dans les rangs de pieds attendant les vendanges

Plantée entre deux pots de gré sombre de plantes plutôt grasses

Semble penchée à la fenêtre

Balafrée de soleil traversant d’un reflet la glace

 

La vitre de l’eau-forte garde pour l’instant des traces

 

© Alain MORINAIS 

 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Un mot sympathique, un avis avisé, une critique fine… Quel que soit votre commentaire, merci par avance. Alain MORINAIS