Devant je vois juste derrière moi
Les maisons se serrer pour ne pas tomber
L’église les retient au sommet du coteau
Comme attachées aux ailes du clocher
Quand les vignes dégringolent jusque dans le ruisseau
Le linge claque en terrasse
Où le vent à trop vouloir sécher emmêle les rayons
Les serviettes et les torchons
Les rideaux filtrent la lumière
Dessous l’abat-jour toujours éteint le jour
Sur une table de verre à se croire à l’envers
Ma tête coincée dans les rangs de pieds attendant les vendanges
Plantée entre deux pots de gré sombre de plantes plutôt grasses
Semble penchée à la fenêtre
Balafrée de soleil traversant d’un reflet la glace
La vitre de l’eau-forte garde pour l’instant des traces
© Alain MORINAIS
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Un mot sympathique, un avis avisé, une critique fine… Quel que soit votre commentaire, merci par avance. Alain MORINAIS