Ce nuage qui se défait à vouloir taire au vent sa réalité profonde
(masquée des carrures d’épaules qu’il rembourre de coton gris)
n’a d’un nuage que la fragilité évaporée des eaux
qui ne saurait tromper le souffle courant l’air à se déshabiller les nues
Vu d’ici le vent ne se voit ne s’entend mais il s’imagine
tant le nuage s’en défend à se tordre se gonflant
s’étirer s’effilochant résister se transformant
quitte à se diviser pour avoir l’air moins grand
et amadouer le souffleur si sensible à ses pleurs
Les larmes du ciel peuvent être de joie au partage de la terre
tant que le vent comprend qu’il n’est d’heur à trop pleurer
© Alain MORINAIS
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