dimanche 23 août 2026

Il n’est d’heur à trop pleurer

Ce nuage qui se défait à vouloir taire au vent sa réalité profonde

(masquée des carrures d’épaules qu’il rembourre de coton gris)

n’a d’un nuage que la fragilité évaporée des eaux

qui ne saurait tromper le souffle courant l’air à se déshabiller les nues

 

Vu d’ici le vent ne se voit ne s’entend mais il s’imagine

tant le nuage s’en défend à se tordre se gonflant

s’étirer s’effilochant résister se transformant

quitte à se diviser pour avoir l’air moins grand

et amadouer le souffleur si sensible à ses pleurs

 

Les larmes du ciel peuvent être de joie au partage de la terre

tant que le vent comprend qu’il n’est d’heur à trop pleurer

© Alain MORINAIS 

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