L’air vibre
En l’épaisseur embrouillardée d’un matin pâle
Incapable de voir le bout de la rue
Des passants pressés se fondent
Dans l’illusion cotonneuse d’un jour
Privés d’horizon
Disparus des brumes
Sans laisser la trace d’existences
Occupées d’exister
© Alain MORINAIS
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