Le silence ce jour-là avait le poids du vide
Un silence venu des profondeurs
à la rencontre des sommets flottant aux reflets des eaux
étendue céleste et bleue
Le miroir du lac étouffait les grondements sourds d’hier
Mémoire engloutie d’un monde réduit à se taire
Dans le silence écrasant des eaux calmes
l’air ne bougeait plus
jusqu’à donner le bourdon aux oreilles
d’avoir compris
La réalité ne s’efface à en vouloir taire le bruit
© Alain MORINAIS
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