jeudi 16 juillet 2026

L’unique certitude d’un bout du chemin

Le regard collé à la fenêtre

n’a du jardin que le mur d’en face

pour unique certitude d’un bout du chemin

 

Les arbres se retiennent les branches

de peur d’avoir à se porter plus haut

quand les feuilles brûlent avant l’été

de ne plus savoir chanter

les rêves de printemps aux ailes des oiseaux

 

Même les racines s’écorcent

à perdre la mémoire

enfouie sous des gravats blanchis

de ne plus rien savoir

 

 

Et si je me retourne

à regarder derrière

les murs de la chambre d’à côté s’effacent

des traces qu’hier encore donnaient sens

aux semblances des rivages

quand d’avant s’étoilait l’horizon

© Alain MORINAIS 

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