mercredi 15 juillet 2026

Le chemin n’a d’horizon

Le chemin n’a d’horizon qu’à la pointe du soulier

ignorant du pas à venir

incapable de distinguer des brumes où le talon se pose

jusqu’à se prendre les pieds en délires de marche brune

 

La pensée se gave de prêt à porter

Les rêves ont de l’image des images plein les yeux

Des lunettes plaquées d’ors à portée des écrans

 

Le ciel ne se lave plus de ses nuits blanches

Même les étoiles laissent des traces de crème brûlée

aux chalumeaux des anges encauchemardés

 

La lune écrit son dernier mot à la chandelle morte

Elle pleure ses Pierrots arlequinés au clair de chimères

en des lambeaux de misères

 

Le temps fait son temps du temps qui passe

sans prendre le temps de conjuguer au simple futur

la réalité de l’heure

autre qu’au prix d’usure de la montre

© Alain MORINAIS 

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