Il ne reste d’hier
Qu’à faire parler les pierres d’encres pigmentées
Et vivre vivant les œuvres des passés
Sans lesquelles rien n’existe
Oublié
Perdu
Sans traces
À se demander si d’avant avait vraiment compté
Les bras serrés sur le vide
Que la mémoire même pensée n’embrasse
Tant les images n’ont d’existence
Qu’induites de l’objet
Resté là
À vivre au présent ce qu’hier n’imaginait
Vivre vivant les œuvres des passés
À faire parler des pierres d’encres pigmentées
Seuls restes d’hier
© Alain MORINAIS
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