De la nuit le noir se fissure
Se déchire
S’ouvre sur l’abîme des ombres étoilées
Filant vers l’infini
À la vitesse éperdue des chutes dans le vide
Enténébré d’immensité
Où la lumière ne se voit plus
Le temps se perd de ne savoir compter l’éternité
Aux sombreurs perpétuées d’univers
Sans jalons
Sans repères
Voyageur condamné à la perpétuité d’un rêve d’existence
Des ombres étoilées
S’ouvrent sur l’abîme
Se déchirent
Se fissurent
De la nuit
Le noir
© Alain MORINAIS
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