mardi 19 mai 2026

Dans un coin de paupière pourtant

Les pointus se jouent des couleurs en palette

moirées au soleil rasant les eaux pastel du port

L’air à quai ne bouge pas

 

Les pierres de la jetée

vibrant sous les caresses brûlantes des rayons

transpirent des vapeurs de soleil

Les ombres se confondent en flaques de lumière

effaçant toutes traces éclaboussées de rais d’or

 

Dans un coin de paupière pourtant

à l’ombre d’un reflet pâle

une voix sans les mots me parle en silence

tremblant à travers le dessin du visage

que les rayons ne parviennent à brûler

 

Quand tout autour

tout s’évanouit dans un bain transparent de lumière

L’absence trace en l’espace

la perpétuité virtuelle de sa présence

© Alain MORINAIS 

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