Les pointus se jouent des couleurs en palette
moirées au soleil rasant les eaux pastel du port
L’air à quai ne bouge pas
Les pierres de la jetée
vibrant sous les caresses brûlantes des rayons
transpirent des vapeurs de soleil
Les ombres se confondent en flaques de lumière
effaçant toutes traces éclaboussées de rais d’or
Dans un coin de paupière pourtant
à l’ombre d’un reflet pâle
une voix sans les mots me parle en silence
tremblant à travers le dessin du visage
que les rayons ne parviennent à brûler
Quand tout autour
tout s’évanouit dans un bain transparent de lumière
L’absence trace en l’espace
la perpétuité virtuelle de sa présence
© Alain MORINAIS
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Un mot sympathique, un avis avisé, une critique fine… Quel que soit votre commentaire, merci par avance. Alain MORINAIS