Couché sous la pierre
à l’envers des paupières se dessine un chemin de ronde
La nuit bleuit les ombres
Des silhouettes enténébrées traversent à deux pas du vide
le mur qui se perd dans la sombreur glacée
Des visages sans regards s’évaporent des profondeurs
où les trous se font plus noirs
Sur une ligne imaginaire
par-delà les bords où disparait la lumière
une étoile au front lourd se penche
des larmes de lueur en la mémoire
d’un jour sans lendemain
si court
Couché sous la pierre
à l’envers des paupières se dessine le chemin de ronde
des âmes égarées glacées d’éternité
© Alain MORINAIS
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Un mot sympathique, un avis avisé, une critique fine… Quel que soit votre commentaire, merci par avance. Alain MORINAIS