À vous qui
des mots n’entendez
ce qu’écouter aurait pu vouloir dire
À vous qui
d’un regard croyez avoir vu
quand seuls les mots du langage des yeux
donnent à voir au-delà
À vous qui
d’un voile pensez masquer de la vie l’essence
quand du timbre la voix vibre de l’envie des sens
Toi
que la surface de l’étang attarde en son miroir
sans remarquer les rides aux respirations profondes
Qu’une caresse de plume puisse arrêter le temps
à s’entendre autrement
Qu’un murmure inentendu de mots à l’oreille d’un songe
ouvre les yeux aux lumières du matin
Que la parole aux intonations de l’onde prenne sens
des regards qui se croisent et s’attachent en l’émoi des sens
Puisse ma voix laisser trace en mémoire
à chercher du temps l’essence
au fondement de l’instant
© Alain MORINAIS
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