vendredi 27 mars 2026

Les beautés du monde en l’instant prédisent


L’éclat du jour surgit des lambeaux de la nuit

dans un ciel déchiré de lames soleillées

tranchant l’aurore de froides lumières

 

Le regard s’élargit

en l’espace des nues déshabillées limpides

à la porte azurée du vide

 

L’immensité déténébrée s’éclaire

baignée des ors éblouis de rayons

à la forge du temps martelée d’horizon

 

L’infini s’enivre à se brûler les yeux

la tête envahie d’un souffle

aux parfums enfiévrés des rêves d’univers

partagés à l’angoisse des lisières

 

Et le cœur se resserre sur la profondeur du vide

au-delà l’entendement

que les beautés du monde en l’instant prédisent

de la grandeur d’éternité

la peur du néant

© Alain MORINAIS 

 

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