jeudi 26 mars 2026

Il me reste d’un Turner

Le chemin s’étire à l’ombre d’un nuage

Tombé dans une mare oragée de chagrin

 

L’air tremble d’avoir pleuré des gangues de mystère

À troubler l’horizon envasé d’incertain

 

Terre à terre le ciel s’étonne de s’y être posé

 

Quand les nues baignées des ornières

S’arrachent des champs en volée de corbeaux

 

Au bras voilé d’une rivière

La toile nous donne à toucher l’eau

 

© Alain MORINAIS 

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