Il est des matins où la lumière respire d’avant
un goût de printemps
aux couleurs gravées dans la mémoire du temps
et l’envie de garder immobile
ce parfum si fragile
aux coins des yeux embués
des restes appariés
translucides
à faire du chemin un moment espérant
de n’avoir oublié la trace de ce qui fut
et dont le jour interroge du passé l’existence
quand ne respire d’avant
que ce parfum
si fragile
des lumières d’un matin de printemps
© Alain MORINAIS
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