Quand du réel s’en vient
l’autre réalité née d’un rien
que du rêve les mots prennent du temps l’essence
que les mots font du rêve le dessein d’un printemps
en toutes saisons des sens
La plume a du vent la parole
à l’encre bleue des nues
saisie en vol en l’instant égaré
sans autre volonté des méandres de songes
ouverte à ce qui vient
et en l’émoi d’un frisson retient
De la page s’écrit d’abysses du cœur les cris
telles s’entendent au-dedans les confidences
ignorantes de la source le sens
et que vouloir corriger de conventions admises
serait mettre en chantier
des pavés arrachés aux rayons traversant
les ombres des nuées
© Alain MORINAIS
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