Tu as marché longtemps
poussé par le vent
L’horizon loin devant
semblait rire en chantant
Tu as marché longtemps
sans te tourner vraiment
Le pas allait courant
le regard droit te disait sûrement
Tu as marché longtemps
Les obstacles s’effaçaient en tombant
Chaque pas mesurait l’envie d’aller devant
Le temps n’était pas à perdre son temps
À marcher vient le temps
où la distance d’ici
au bout que l’on devine
en chemin montant alentit
du poids des ans chagrins d’absences
qu’un vent tournant ravine
L’espérance d’hier
le regard à l’envers
a le goût des lendemains amers
© Alain MORINAIS
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Un mot sympathique, un avis avisé, une critique fine… Quel que soit votre commentaire, merci par avance. Alain MORINAIS