jeudi 12 février 2026

À l’écoute d’un monde qui ne s’entend pas

La ville se tait

Les ombres du soir se couchent dans les draps du silence

L’épaisseur du noir étouffe la rumeur des dernières lueurs

La nuit avale les mots bavardés du jour

La sombreur du silence donne du vide l’illusion

Quand pèsent au-dedans les profondeurs de ce qu’il tait

Alors se ferment les paupières

À l’écoute d’un monde qui ne s’entend pas

 

© Alain MORINAIS 

 

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