Le jour a la tête des matins difficiles
Le ciel se trace des lambeaux de chagrin
Les ornières en chemin ont giboulé les flaques
L’hiver n’a pas froid
La neige est restée suspendue aux ombrées éternelles
Au village les ruelles promènent les fenêtres ouvertes
Les toits ne fument même pas
La fontaine a le nez qui coule sans se geler les doigts
L’hiver n’a pas froid
Les arbres nus ne comprennent pas pourquoi
Au moindre des rayons s’attachent les bourgeons
Des sapins les aiguilles regrettent
leurs moufles immaculées d’instants givrés
L’herbe ne peut cacher sous le tapis vierge la poussière
Les fossés se rêvent en manteau blanc
Quand l’hiver reviendra
L’hiver tremblant de froid
Sous l’édredon neigé des caresses du temps
© Alain MORINAIS
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