mercredi 28 février 2024

Disponible...

 

Réédition de mes "Laboureurs d'espoirs"
dans une version intégrale, telle que je l'avais conçue à l'origine... 
Disponible. 
Entre roman historique et fiction documentaire 
360 pages 15X21 cm.
 
 



dimanche 18 février 2024

En 1968, après la publication de son livre poème ELSA, Louis ARAGON écrit à Alain MORINAIS :

 

Ce livre-poème, DANY, d’Alain Morinais, apparaît comme l’un des textes les plus intimes et les plus unifiés de son œuvre. Il ne s’agit pas simplement d’un recueil de poèmes amoureux, mais d’une élégie mémorielle structurée autour de la survivance de l’être aimé dans le langage, la mémoire et le temps.

Une élégie de la survivance

Le livre repose sur une tension fondamentale : l’absence n’abolit pas la présence. Dès les premiers textes, le temps n’est plus une donnée chronologique mais un espace affectif où les êtres continuent d’exister ensemble : « Le temps c’est toi et moi / Au-delà des chairs » Cette idée traverse tout le livre. Le deuil n’y est jamais traité comme rupture absolue mais comme transformation du lien. Dany devient lumière, souffle, voix, paysage, élément cosmique. Le poète construit ainsi une métaphysique amoureuse où la disparition physique ouvre paradoxalement à une présence plus diffuse et universelle. Cela donne au texte une tonalité proche de certaines élégies de Louis Aragon après Elsa, explicitement convoqué dans « Aragon passe sous la fenêtre et chante ». Mais contrairement à Aragon, souvent porté vers la mythification lyrique, l’écriture d’Alain MORINAIS conserve une forte matérialité sensorielle : odeurs, lumière, peau, pluie, sable, montagne, voix régionale, gestes ordinaires. C’est ce qui empêche l’abstraction.


Le grand thème : l’amour comme création de soi

L’un des aspects les plus forts du livre est la manière dont l’amour est présenté non comme fusion sentimentale, mais comme fondation existentielle : « Tu m’as permis d’être ce que sans toi je n’aurais su »

L’être aimé devient ici révélateur d’identité. Le « je » n’existe pleinement qu’à travers la relation. Ce thème revient continuellement sous des formes différentes : la main qui guide, la voix qui rassure, la présence qui permet les combats, la tendresse qui structure le monde.

Il y a là quelque chose de profondément humaniste : l’individu ne se construit pas seul.


Une poésie de l’image et des éléments

La poésie d’Alain MORINAIS fonctionne beaucoup par récurrences symboliques : la lumière, le vent, l’eau, la neige, les montagnes, la lune, le bleu, les fenêtres, les miroirs. Ces motifs forment une véritable architecture intérieure du livre. La fenêtre, notamment, devient un lieu de passage entre présence et absence, mémoire et réel. L’eau et les paysages marins d’Hendaye jouent également un rôle essentiel : ils incarnent le mouvement du souvenir, le flux du temps, mais aussi l’éternité amoureuse. On retrouve ici une filiation avec la poésie néo-lyrique contemporaine, mais aussi avec certains accents de Paul Éluard et de René Char, notamment dans la capacité à transformer les éléments naturels en langage affectif.


La question formelle

Le texte privilégie le vers libre, souvent proche de la prose poétique. Le rythme repose davantage sur : l’anaphore, les reprises, les échos internes, les retours obsessionnels de certains motifs, que sur une structure métrique classique. Cela donne une impression de parole portée par le souffle et la mémoire plus que par la construction formelle. Cependant, certains passages montrent une recherche musicale plus affirmée, notamment : « La chanson du miroir brisé », « Aragon passe sous la fenêtre et chante », certains quatrains des pages 34 à 39. Ces sections sont particulièrement fortes car elles introduisent une tension entre spontanéité et composition.


Le cœur véritable du livre : la dignité dans la douleur

Les pages les plus puissantes sont peut-être celles où le poème quitte l’idéalisation amoureuse pour approcher la souffrance réelle : l’enfance blessée, la maladie, les douleurs cachées, le courage quotidien, la disparition. Là, le texte atteint une profondeur humaine remarquable, car il évite le pathos facile. Dany n’est pas seulement muse ou figure idéalisée : elle devient une personne traversée par la fragilité, la peur et la résistance. Le passage : « Qui pouvait imaginer / Ce que tu prenais grand soin de cacher » compte parmi les plus justes du recueil.


Une dimension testamentaire

Le livre finit par dépasser le simple hommage personnel. Peu à peu, il devient reflexion sur : la transmission, le vieillissement, la mémoire, l’écriture elle-même.

L’idée essentielle est peut-être celle-ci : écrire ne ressuscite pas les morts, mais empêche leur effacement. Le poème devient alors lieu de résistance contre l’oubli.


Conclusion critique

DANY est un livre de fidélité absolue.

Sa singularité tient à plusieurs éléments : l’absence totale de posture littéraire, une sincérité émotionnelle très rare, une forte cohérence symbolique, une poésie du souvenir incarné, une capacité à faire du deuil une énergie lumineuse.

Ce n’est pas une poésie expérimentale ni conceptuelle. Elle s’inscrit clairement dans une tradition lyrique humaniste française, assumée et revendiquée. Sa réussite ne vient pas de l’innovation formelle, mais de la continuité du souffle, de la vérité affective et de la puissance d’évocation.

Les passages les plus accomplis sont ceux où : le concret rejoint le cosmique, la mémoire devient paysage, l’amour devient conscience du monde.

Et c’est probablement là que réside la vraie réussite du livre : faire d’une histoire intime une méditation universelle sur le temps, l’amour et la persistance des êtres dans la mémoire des vivants.

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dimanche 15 octobre 2023

Disponible...

cette communion intime du fini et de l'infini. Un livre somptueux. Tu es un virtuose étonnant, une écriture splendide, impossible à concevoir et si proche pourtant de chacun ; "la crainte que le temps ne me lise/ comme un besoin de tenir toujours prêtes les valises/sur le quai du départ." Philippe COURTEL
 

mercredi 5 avril 2023

Prix Théodore de BANVILLE décerné à Alain MORINAIS

 Présentation du Prix lors de la remise officielle le 31 mars 2023 par la Société des Poètes Français

Les textes sont plus ou moins longs, même courts, parfois... Mais la prose poétique d’Alain MORINAIS nous captive ! En nous parlant de toutes ces petites choses de la vie qui sont notre histoire commune, en nous décrivant les scènes de vie que nous partageons tous, il nous emmène dans un monde de merveilles et d’optimisme ! Nous ne lisons plus de la poésie : nous voyons naître, au fil du texte, un tableau ! Parce que toutes les couleurs sont présentes, pour construire le décor – pourtant bien réel ! - de nos rêves ! Je suis à peu près sure que tout peintre lisant Alain MORINAIS serait capable d’aller chercher toile et pinceaux et de se mettre au travail, emporté par des descriptions qui unissent, d’un seul tenant, le peintre et le poète aux mots !

Et, bien évidemment, comment ne pas tirer un parallélisme certain entre les textes poétiques d’Alain MORINAIS et la plupart des poèmes de Théodore de Banville, cet amoureux éperdu de l’Allier et de Moulins ? Écoutez plutôt : « Ô buissons d’églantier/ Jetant dans les ravines/ Comme un chêne le gland/ Leur fruit sanglant// Murmurante oseraie/ Où le ramier s’effraie/ Saule au feuillage bleu/ Lointains en feu »// (Les Stalactites, 1846) Dans quelques instants, vous ne pourrez plus douter que Théodore de BANVILLE adoube tout à fait Alain MORINAIS et se réjouisse qu’il soit, cette année, récipiendaire du prix portant son nom... 

Véronique FLABAT-PIOT présidente du Jury des Prix de poésie de la Société des Poètes Français

 

In « Il est des matins de lumière à se rire du froid » Éd. De l’Écritoire du Poète », Thiais, 2022

Le Jardin des Gemmes 

Emmitouflé de laine blanche, le ciel hivernant tremble et se défait de ses bouloches, constellant l’espace de coton en flocons glacés, virevoltant et tricotant le val d’un tapis de paradis blanc. Le soir venu, le ciel de lit se tire de noir sur les draps de froidure immaculée. Les toits des maisons frileuses, que l’on devine serrées sous leur manteau gelé, réchauffent le noir de volutes enfarinées d’haleine chaude. Le noir magnifie l’éclat de sa nuit blanche. Libérés de ces nuits laiteuses, les cieux d’aube claire se teintent de bleu, donnant au blanc neigeux un reflet azuré. Le soleil, à peine levé, étoile la poudreuse de diamants bleutés, qu’étincelle la transparence au zénith. L’opale blanche du jour s’éclabousse à brûler les paupières. L’heure à présent se penche sur l’horizon doré de ses cheveux défaits, irise la vallée moirée de chaude clarté. La neige se fait sensuelle et blonde, sans avoir rien à fondre. Le ciel d’ambre s’enflamme ; le sol se jonche d’orange ; l’astre s’empourpre, laissant au fond des combes comme une tache de sang. Les bruns s’emparent des lueurs à échopper les ombres, et le noir reprend sa place. Dans la nuit retrouvée revient le blanc. Noir et blanc. Blanc et noir. Blanche, la terre des lumières que les couleurs inondent. Noire, la voûte, jardin des gemmes, parsemée des graines de soleils. 
 
Alain MORINAIS

 

Rêves d’un Matin

Le ruisseau a le chant des pierres, éclairé des gouttes éclatées de lumière. Aux caresses des herbes couchées sur les rives, se coulent les rayons mouillés des rires du soleil, comme la source bue aux creux des mains, le reflet de joie d’une larme perlant aux paupières, des rêves d’un matin que plus rien n’exaspère.

Alain MORINAIS


mercredi 7 décembre 2022

De Elena FERNANDEZ-MIRANDA

Elena FERNANDEZ-MIRANDA 

Auteure de "Les fantasmes d'APOLLINAIRE"

 Très cher Alain,
À peine reçu ton livre, je me suis plongée dans la lecture de tes poèmes qui évoquent tant d'émotions.
À te lire je vois que tu es né poète, homme d'une sensibilité hors du commun, et les larmes me viennent aux yeux…
Tu joues avec les mots jusqu'à les rendre poétiques, différents, légers, jusqu'à les rendre des trésors profonds qui pénètrent l'âme.
Merci de ces poèmes, très cher Alain, qui sont ceux que j'aurais voulu écrire et incapable de le faire, tu les a écris merveilleusement pour moi ! Je t'embrasse
Elena


dimanche 4 septembre 2022

Retour de lecture de Marie VERMUNT

Poète et Présidente de l'Académie Renée VIVIEN

 

Cher Alain, 

C’est un bain de poésie que nous offrent ces trois recueils*.

La beauté des images, toujours renouvelées, puisées dans le ressac d’une mémoire pelée à vif, sert une émotion distillée au fil des vers avec une délicatesse rare, une pudeur qui retient le silence à fleur d’âme. 

Je te remercie infiniment pour ce beau moment de lecture, qui témoigne d’une vie intérieure intense saupoudrée de poussière de roses.  

Bien amicalement 

Marie Vermunt

* "La nuit sera tango" ; "Il est des matins de lumière à se rire du froid" ; "Au-delà du vent la poussière des roses"

mercredi 10 août 2022

Disponible

88 pages 15X21 sur papier bouffant blanc - 122 poèmes - 15€

 
 
Retour de lecture de Claude DUSSERT

‘Il est des matins de lumière à se rire du froid’

Si quelqu’un peut dire que la prose poétique n’est pas de la poésie, alors Alain Morinais va le pourfendre sans coup férir et lui  prouver le contraire au fil de sa plume…

J’ai ouvert son recueil comme n’importe lequel, croyant y lire des rimes et des vers… Surprise… de la prose mais si fine, si ciselée qu’elle pourrait facilement se réécrire en vers… Dès les premières pages, je me suis demandé si je n’allais pas cesser d’écrire… ses images et ses allégories en ont fait pâlir le film de ma caméra… Au fil des textes, nous l’imaginons un pinceau à la main, touchant et retouchant la couleur de ses mots… Le sable, la mer, la pluie et tous les éléments de la nature deviennent ses complices… Le recueil se déguste à la petite cuillère et moi qui suis gourmand je frise bientôt la crise de beauté… Tout ce qu’il dépeint est l’œuvre d’un artiste… Noter une citation ferait injure aux autres, vous pouvez tout lui prendre, jusqu’à ses propres mots, ils resteront gravés dans des reflets de lune… Il est déjà très tard… cette nuit sera longue de sueurs  poétiques… le roman policier qui trône sur ma table de nuit languit à en mourir… Tiens voilà le sujet d’un roman… Qui a tué le polar ?... Une œuvre poétique pardi. Je crois que je ferais un assez bon limier… Cette nuit je le sais, j’écrirai tes poèmes.

En attendant, le vent me murmure à l’oreille des histoires de l’au-delà, de l’au-delà des mers... Il faut absolument lire ce recueil… car : «  à la naissance du temps, le ciel se fait des trous, le soleil en profite, peu importe la suite… quand survient le printemps et que les fenêtres ne demandent qu’à s’ouvrir pour mieux voir la mer et le sable s’unir et s’attendrir au souvenir fané du sourire d’une fleur… »

Claude Dussert  -

 

jeudi 26 mai 2022

Retours de lectures de "La nuit sera tango"

 De Chantal PAYS 

Votre poésie, Monsieur Alain MORINAIS,  a quelque chose de mystique. Elle élève l'âme dans la contemplation évoquée de la création. Tout est dans l'expression des mots, des images et du ressenti... Chantal PAYS

De Éléna FERNÀNDEZ-MIRANDA 

Cher Alain, Je suis plongée dans la lecture de votre livre...dernier le soir, premier le matin. Je relis vos poèmes une et autre fois...ils éveillent en moi des sentiments très profonds que j'éprouve sans arriver à les exprimer si magistralement comme vous. Merci de ce trésor! Éléna


De Philippe COURTEL 

Vital (HEURTEBIZE) confirme l'impression de ton modeste ami Philippe : Vital et toi figureront dans le Parnasse poétique du XXIème siècle.C'est évident.Vos écritures disent ce que je n'ai jamais lu d'aucunes autres ( 69ans). Voilà. Cela peut paraître flatteur. Non, c'est l'immense pouvoir de l'émotion, ce don étrange des vrais poètes, communique au lecteur cet immense raison de vivre. Le poème rend le lecteur poète et vice versa. Cette beauté de te lire s’impose naturellement. On ne peut pas écrire plus vrai. Merci Alain cela valait la peine de vivre que de (vous) lire.... Merci d'être au monde  et Dany de t’avoir fait ce que tu es... C'est grand Alain ce que tu entreprends. Je t'embrasse. Philippe COURTEL




dimanche 1 mai 2022

Retour de lecture de Philippe COURTEL...

 Splendide, un ruissellement de beauté... J'ai été en particulier "sidéré" par le poème ELLE ET LUI qui est pour moi un des plus beaux poèmes du Parnasse Contemporain et peut changer la poésie actuelle par sa disposition, son souffle et le génie qui fait renaître et mourir DANY dans une nouvelle naissance « Elle a du miroir le regard à l'envers... / ...Mais Elle est déjà loin. » Dans Dany on ne sait où "donner de la tête" car DANY cache dans les mots que tu lui prêtes un cadeau de beauté singulière, inconnue, j'ose dire "des hommes", spectateurs éblouis dont je suis... Je ne pense plus à la misère du monde actuel mais à la beauté qui subsiste dans DANY comme

         "Qu'il me reste le temps d'écrire au présent

                                  De trembler au miroir des ans

                                  Et goûter chaque instant sans autre désirs

                                 Tel un souffle du vent s'enlacer vivant"

L'émanation de cette beauté particulière d'une écriture inconnue finit par déchirer le voile de notre âme morose comme dans "Si je n'ai su te dire".

Philippe COURTEL

jeudi 14 avril 2022

102 pages 15X21 - 86 poèmes - 12€ - 
Grand Prix 2022 du Conseil Général du Loir et Cher décerné par l'Académie Internationale l'École de la Loire ; Version intégrale du recueil qui a obtenu le Grand Prix des Jeux floraux du Béarn en 2020 



 

vendredi 20 août 2021

Retour de lecture du grand Poète Philippe COURTEL :
"Alain, c'est infiniment fertile, c'est très beau ; tu me fais penser à la phrase connue de René Char : " la poésie, la brûlure la plus proche du soleil ". Tu ne juges pas, c'est très agréable ; c'est grand, c'est rarissime. Préserve ta phrase humaine, sincère, honnête, noble. MERCI Alain" Philippe COURTEL

159 pages 15X21 sur papier 80g bouffant ivoire - 118 poèmes - 15€ - 

Comprend l'intégrale de "Tant qu'il est temps" lauréat du Grand Prix d'Estieugues 2021 et 

l'intégrale de "La colère en partage" lauréat du Grand Prix de La Pléiade 2020...

 

jeudi 29 octobre 2020

À deux voix - Prix HUBERT-FILLAY 2021 décerné par L'Académie Internationale de l'École de la Loire - Lauréat du Prix "RENAISSANCE 2021" décerné par l'Académie Poétique et Littéraire de Provence

90 pages 15X21 sur papier 80g ivoire - 12€

 

Ce livre À deux voix s'est écrit au fil des jours, poème après poème se répondant un à un, sans volonté de cohérence autre que la réponse de l'un à l'autre, selon l'inspiration de l'autre pour l'un et réciproquement.

Marie-José Pascal pose la première Parcelle de l'invisible le 14 septembre 2020 sans concertation préalable ni orientation volontaire. Alain FC Morinais répond D'un simple regard le jour même, et s'enchaînent ensuite les échanges au rythme d'un à deux textes par jour.

À deux voix est composé de 69 poèmes dont

35 signés de Marie-José Pascal et

34 de Alain FC Morinais.

L'écriture s'est achevée le 20 octobre 2020 parce qu'il fallait bien un jour en décider la fin.

Si cet ouvrage de poésie peut se lire comme un recueil de poèmes appréhendés dans le désordre, il devrait pouvoir être lu de la première à sa dernière page comme un livre racontant une histoire appréciée dans le développement et les rebondissements des étapes successivement proposées. Une rencontre poétique où chacun exprime spontanément une sensibilité toute particulière.

Un chant singulier À deux voix.




 

mercredi 14 octobre 2020

La Lumineuse aux parfums de couleurs


 

130 pages 15X21 sur papier 90g blanc -

71 poèmes et 24 photos couleurs dont 20 pleines pages

samedi 11 juillet 2020

Prix Anna de NOAILLES : Alain MORINAIS


Prix Anna de NOAILLES : Alain MORINAIS
Recension de Madame Véronique Flabat-Piot, publiée dans l'Anthologie de poésie 2020 de la Société des Poètes Français à l'occasion de la présentation du palmarès 2019 des grands prix de la SPF.

"Alain MORINAIS dans Le cri du monde... s'écrit nous livre, dans une poésie libérée - parfois néo-classique ! - très belle, en quatre parties bien distinctes, sa vision du monde contemporain.
Il nous invite à Entendre et voir ce qui se passe autour de nous, afin même d'y voir l'invisible et que des mots inattendus surgissent d'abîmes méconnus... Après avoir regardé, il s'agit d'écouter Un monde de silence : les mots ne suffisent plus à transmettre les ressentis et les émotions... Sans les mots pour l'écrire/ l'oubli s'épaissit en silences... Vers presque prophétiques en cette période d'incertitude que nous vivons, que ceux contenus dans cette troisième division Quand l'amer monte... Nous n'en citerons que deux passages, suffisamment explicites sans rien ajouter à leur teneur... Les hommes d'aujourd'hui/ pour ce qu'il en reste/ ignorent le bleu du ciel/ et le sable a le gris des villages ensevelis et Le pays se noie de n'avoir pas compris... Enfin, la dernière section Brise-lames est cette conclusion vers laquelle nous aspirons tous : l'espérance ! Ce sont les mots eux-mêmes qui deviennent brise-lames ! Aux Comment répond l'à venir, lorsque perce la volonté de réécrire le futur, sans pour autant oublier que chacun tient dans sa main la lumière d'un autre âge... Soulignons aussi la faculté d'Alain Morinais de pouvoir jouer avec les assonances afin que ce que l'on entend et ce que l'on peut comprendre, puis lire, soient différents : Quand l'amer monte/ quand la mer monte ; Ô rage/ orage ; Les mots... si on/ l'émotion ; Mon silence résonne/ ma raison déraisonne... etc...
En 1989, le journaliste François Broche écrivait, dans l'ouvrage qu'il consacrait à Anna de Noailles (Anna de Noailles, un mystère en pleine lumière, Robert Laffont 1989) Il semblait qu'Anna redonnait goût de la poésie à un public lassé de tous les excès comme de tous les conformisme...Tout est dit."
Véronique Flabat-Piot
Responsable des Prix de poésie de la Société des Poètes Français

mardi 17 septembre 2019

Ils en disent...


"Merci de nous faire entendre et voir votre chant singulier."
François CHENG de l'Académie française

" Votre poésie s’exprime en un style facile, qui coule, qui chante, parsemé d’images qui sont toutes de belles trouvailles !... de vraie poésie ! par la musique autant que par les images, vous-vous forgez une expression spécifiquement poétique et originale...
Vital HEURTEBIZE Président fondateur de Poètes Sans Frontières, Chevalier des Arts et Lettres, Commandeur des Palmes académiques, quatre prix de poésie de l'Académie française.

" Ne ferme pas ta fenêtre ! Poursuis ton chemin d'écriture le plus longtemps possible. Les cimes te font face."
Claude ADELEN Poète et critique littéraire

"La poésie, chez un poète vrai, comme Alain Morinais, jaillit toute seule, à partir d’un mot ou d’une nébuleuse d’émotions... Dans le cas d’Alain et de sa poésie extrêmement limpide et moderne, j’admire aussi la cohérence dans la recherche de sa véritable vocation, de son authentique registre,..."
Giovanni Merloni Artiste-Peintre et Poète

"Comme si ses mots résonnaient à chacun de ses pas, Alain Morinais nous présente un recueil d'une grande densité poétiques aux inspirations multiples... la plupart des textes retentissant de résonances poétiques humaines et humanistes profondes."
Marie-Pierre VERJAT DROIT Chroniqueuse de la revue de poésie FLORILÈGE

"Poésie libre d'une beauté émotive qui nous atteint limpidement. Une poésie qui joue avec la langue poétique de manière experte. Un style particulier qui s'extirpe de la poésie classique, qui prend son rythme naturellement... ". Poésie métaphysique qui évoque le temps essentiellement, Le temps meurt d'en vie, de même La vie en parenthèse, ce poème capital dont la structure donne la puissance du rythme dans le verbe, comme le flux et le reflux. L'Adieu poème qui nous inonde d'images, de métaphores personnelles, de regards posés sur la nature et le monde. Poème qui transperce l'âme du lecteur. La simplicité efficace de L'Enfance est sidérante."
Quelques appréciations des membres du jury de l'Académie Renée Vivien

"Une poésie très proche du langage parlé dans une compréhension immédiate, écrite également à l'encre des émotions du quotidien qui nous percute le cœur et l'esprit avec ses "faits divers", ses souvenirs, ses questionnements." 
Jean MORAISIN  Poète 

"Toujours des images novatrices, une autre manière de sortir des " sentiers battus de la langue". Il faut rendre hommage à l'inventivité et à cette musique personnelle qui parle d'indignation, de révolte mais avec une profonde émotion."
Marie-José PASCAL Poétesse