vendredi 4 septembre 2026

Pressons-nous de penser

De la vie l’eau des sources

En gerbes industrielles se gorge d’invisible

L’air n’a pas l’air

À plein poumon s’enivre de microbilles

À se jouer de parties fines

Se croire une bolée de sommets pourtant déglacés

Un vent du large où même les poissons pissent en larmes pétrolifères

Particules insidieuses des eaux claires

Nano-fragmentations

À chaque bouffée inspirée

À chaque gorgée s’insinue

Colportage sournois en chaque goutte de sang

Le corps se plastifie le cerveau aussi

D’une cuiller à café dit-on aujourd’hui

Pressons-nous de penser tant qu’il est encor temps

 © Alain MORINAIS 

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