De la vie l’eau des sources
En gerbes industrielles se gorge d’invisible
L’air n’a pas l’air
À plein poumon s’enivre de microbilles
À se jouer de parties fines
Se croire une bolée de sommets pourtant déglacés
Un vent du large où même les poissons pissent en larmes pétrolifères
Particules insidieuses des eaux claires
Nano-fragmentations
À chaque bouffée inspirée
À chaque gorgée s’insinue
Colportage sournois en chaque goutte de sang
Le corps se plastifie le cerveau aussi
D’une cuiller à café dit-on aujourd’hui
Pressons-nous de penser tant qu’il est encor temps
© Alain MORINAIS
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