Mes plus beaux poèmes se perdent
Dans le temps
Sans les mots ils s’effacent
Et pourtant
Sans les mots ce sont bien les plus beaux
Restés là-bas
Sur une plage un soir d’orage
Ou boire dès l’aube sa lumière
Au silence bruyant des vagues un ciel à jamais se refaire
Quand le vent vous dit en passant ce que personne n’entend
Restés là-bas
Au couchant d’un versant
Sous leur manteau de velours les arbres s’habillent de blanc
Dans un trou de nuage accroché au soleil
La traîne des étoiles de la lune s’ensommeille
Le jour naissant au cœur de sa nuit
Des battements sourds en conscience
Qu’une bouffée d’infini rêve d’éternité
Sans les mots les plus beaux
Mes poèmes restent là
Enfouis
À composer l’hymne de la vie
© Alain MORINAIS
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Un mot sympathique, un avis avisé, une critique fine… Quel que soit votre commentaire, merci par avance. Alain MORINAIS