Un ciel de satin gris tend un voile de chagrin
sur des matins salis des crachins de la vie
Les paupières aux vitres claires gardent
perlées de l’herbe les larmes de la nuit
Sans jamais pouvoir sécher les pleurs
des nues en mantille de bruine se déshabillent
Peu importe la couleur des cieux
Le temps qu’il fait dedans
donne aux yeux des brumes
à masquer les printemps
© Alain MORINAIS
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