samedi 29 août 2026

Le temps ne se mesure qu’à la fin

Le ciel de fin du jour lisse au vent ses mèches blanchies

Assis au bord du lit de pierres

attendant le soir la lecture de l’histoire

sous la lampe du chevet

été une fois il avait

les pieds dans le vide

et la mémoire qui s’enfuit

un matin de fraîcheur lui revient

tout à l’heure

les restes un à un tels d’une grappe de raisin les pépins

 

Quand le ciel s’assombrit

pousser la porte n’est pas l’envie

Que seront les gens à naître sans jamais les connaître

Et le ciel vu d’ici est-il le même que vu d’en bas

Le temps ne se mesure qu’à la fin

et n’a d’heures dans la nuit sans mémoire en l’épaisseur du noir

 

Alors vivre en la vie

ne serait-ce que l’instant

plutôt que croire au-delà

éternellement

 

© Alain MORINAIS 

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