Le ciel de fin du jour lisse au vent ses mèches blanchies
Assis au bord du lit de pierres
attendant le soir la lecture de l’histoire
sous la lampe du chevet
été une fois il avait
les pieds dans le vide
et la mémoire qui s’enfuit
un matin de fraîcheur lui revient
tout à l’heure
les restes un à un tels d’une grappe de raisin les pépins
Quand le ciel s’assombrit
pousser la porte n’est pas l’envie
Que seront les gens à naître sans jamais les connaître
Et le ciel vu d’ici est-il le même que vu d’en bas
Le temps ne se mesure qu’à la fin
et n’a d’heures dans la nuit sans mémoire en l’épaisseur du noir
Alors vivre en la vie
ne serait-ce que l’instant
plutôt que croire au-delà
éternellement
© Alain MORINAIS
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