Chaque instant estompe l’avant
jusqu’au moment où l’avant décompté du temps
s’efface d’un présent aux lendemains sans fin
quand le soir de l’un
oubli les matins de l’autre
perdus en l’espace infini du temps
balayés d’un vent
résidu d’univers en mouvement contraire
le temps d’un passage sans laisser de trace
aux sombreurs abyssales éternelles
© Alain MORINAIS
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