L’air n’a pas goûté d’eau depuis tant et tant. Le jour étincelle à se brûler la gorge des rayons durcit d’avoir trop séché. La terre prend aux déserts la manie des mirages. Le temps ne compte pas les jours quand la nuit ne sait plus fermer l’œil des ombres toujours chaudes. L’aurore a du couchant les ors, restés-là sans éteindre la lumière. La lune se demande à quoi elle sert, quand une mer d’huile en chaleur n’a plus le goût des vagues. Le monde transpire de n’avoir pleuré plus tôt.
© Alain MORINAIS
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