Un jour pourrait-on
Voir la mer se défaire des vagues
Dont l’océan des dunes récuserait la lune
Les sables auraient le poids des pierres
Couchés sur le vent aux portes d’un désert
Un jour pourrait-on
Voir les monts à l’envers des nuages
Se baigner dans un ciel d’herbes folles
Ondulant ses arpèges en symphonie sauvage
Qu’un soleil vert noierait de lucioles
Un jour pourrait-on
Voir des oiseaux sans ailes s’égosillant à défolier les branches
D’arbres géants éplorés des racines
Quand la canopée échevelée aux caresses des étoiles
Donnerait à chacun le sentiment d’être en l’univers sans voile
Un jour pourrait-on
Entrer dans un rêve
Sans jamais revenir
© Alain MORINAIS
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