Le chemin avance
à soulever les pierres
d’un pas écorché au débord des fossés
Des ronciers s’étendent à vouloir s’accrocher
La ligne courbe du ciel penche jusqu’à baiser la terre
Les ombres se cachent derrière les arbres
les branches tendues vers d’autres possibles
Quand le jour s’éteint de trop durer
la nuit fait des signes d’appel à la lune
Le regard se frotte les yeux
pour ne pas sombrer
Le fond de l’air prend l’air de mélancolie glacée
ne sachant ce qu’il reste du prochain
et machinalement se retourne
La peur du lendemain
La ténèbre a envahi tout ce qui est passé
à se demander vraiment si cela est bien arrivé
Les paupières trop lourdes peinent à trouver les traces
Seule une lumière parvient du fond de l’âge
comme l’enfant de la distance n’a cure
et semble être du jour finissant l’image des ans
la permanence
© Alain MORINAIS
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