Elle est vêtue d’épaules nues
Ses bras ont des ailes la blancheur des colombes
Ses jambes la déshabillent à chaque pas
Le visage que l’on devine ne laisse trace dans la glace
Sa voix a la transparence des murmures du vent
La silhouette frissonne aux mouvements de l’onde
D’un fleuve embué des fraîcheurs matinales
Son corps s’élonge des ombres de la lune
En un reflet des ors poudrés d’étoiles
Elle a les tiédeurs d’une pluie d’été après l’orage
Et disparait dans les vapeurs ensoleillées d’arc-en-ciel
© Alain MORINAIS
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