vendredi 3 juillet 2026

Elle

Elle est vêtue d’épaules nues

Ses bras ont des ailes la blancheur des colombes

Ses jambes la déshabillent à chaque pas

Le visage que l’on devine ne laisse trace dans la glace

Sa voix a la transparence des murmures du vent

La silhouette frissonne aux mouvements de l’onde

D’un fleuve embué des fraîcheurs matinales

Son corps s’élonge des ombres de la lune

En un reflet des ors poudrés d’étoiles

Elle a les tiédeurs d’une pluie d’été après l’orage

Et disparait dans les vapeurs ensoleillées d’arc-en-ciel

 

© Alain MORINAIS 

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