J’ai le cœur sombre
Des jours couverts de suie
D’un monde balayé de vents contraires
Villes capitales les yeux fermés
Les mots à contresens
Quand là-bas s’invente des couleurs
À maquiller les cernes de l’épouvante
Et quand là-bas n’est pas d’ici
La nuit tombe sans fin
Sur des jours hurlant à la lune
Chaque coin de rue
Rêve pourtant d’une avenue
Ouverte à tous les vents
© Alain MORINAIS
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