Le jour depuis peu
a du soir les ombres tremblées à l’approche de la nuit
même quand le soleil en appelle au chant d’un oiseau
que le ciel sait pourtant ne plus battre des ailes
Les eaux de la rivière tardent et s’accrochent à la rive
attendant de la source le rappel des printemps
Mais les larmes de beau temps glissent à mouiller les visages
collés à la fenêtre du jour
où l’envie n’a plus cours
enfouie sous les restes du temps perdu
jusqu’à ne plus savoir des lumières du matin
comment peut encor se lever le vent
Aux murmures des grands arbres
en bordure du chemin déchaussé des pavés
chaque pas
alenti des peurs du prochain
se prend les pieds aux résurgences des racines
© Alain MORINAIS
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