Les arbres avaient le vert des pluies
restées en mémoire
du soleil venu donner au bleu la lumière
d’un ciel si haut
perdu dans la transparence des nues
Le vent dansait
à faire chanter les feuilles
reprises en canon des champs engraminés
ondulant d’un souffle lent les blonds d’avant moisson
L’air d’une valse de papillons
respirait la tiédeur d’un chemin d’abandon
Le temps malgré le vent semblait posé à l’ombre d’un genévrier
Au-delà des aiguilles
Chabrières masquait le monde
comme il ne va
Ici se vit comme il se pourrait aussi
Là-bas.
© Alain MORINAIS Chorges, le 5 juillet 2026
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