mercredi 24 juin 2026

Sur des trous laissés vides

De ne battre des ailes le ciel se penche

Dans le silence éternisé d’oiseaux disparus

 

Au décompte des heures brisées

Des visages s’effacent

Quand les aiguilles en ronde folle

Sur des trous laissés vides

N’arrêtent le temps qui passe

 

À tâtons le noir cherche la main

et du monde la boussole

 

De son parfum perdu

La fleur fanée n’est que courant d’air

 

Rien n’est plus tout à fait ce qu’avant disait tant

Tout manque du peu qu’hier n’avait su être l’essence même

 

© Alain MORINAIS 

 

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