De ne battre des ailes le ciel se penche
Dans le silence éternisé d’oiseaux disparus
Au décompte des heures brisées
Des visages s’effacent
Quand les aiguilles en ronde folle
Sur des trous laissés vides
N’arrêtent le temps qui passe
À tâtons le noir cherche la main
et du monde la boussole
De son parfum perdu
La fleur fanée n’est que courant d’air
Rien n’est plus tout à fait ce qu’avant disait tant
Tout manque du peu qu’hier n’avait su être l’essence même
© Alain MORINAIS
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