L’insomnie des chaleurs de la nuit
Réveille bien avant le chant des oiseaux.
Le vent ne bouge plus
Les arbres ploient sous le plomb d’un soleil tôt levé
L’herbe s’est brûlée les parterres
Les roses ne vivent même plus ce que vivent les roses l’espace d’un matin
Le poids de l’air transpire des envies de matins clairs
La tête se rêve libérée de ces touffeurs d’avant l’été
Sans pouvoir penser au-delà l’ankylose des torpeurs
Il faudra bien pourtant trouver comment survivre
Aux inconséquences des heures
Où le gain de temps de la montre
Avale l’espace qu’elles devaient protéger
© Alain MORINAIS
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