Les sillons de mémoire n’ont plus que les rides
Des bouts craquelés de souvenirs se dessèchent la peau
parcheminée des traces d’évidences du passé
Les lèvres se froissent sans les mots
restés coincés là où l’on ne sait plus les trouver
Les yeux brûlés d’avoir trop regardé cherchent dedans
sans comprendre pourquoi les silences
Le corps n’a plus à dire
Dehors les bouches remuent sans les entendre
Dedans a mal d’attendre et de ne savoir autrement
Les paupières pèsent lourdement
Le visage se recroqueville sur le vide
© Alain MORINAIS
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Un mot sympathique, un avis avisé, une critique fine… Quel que soit votre commentaire, merci par avance. Alain MORINAIS