Les monts ce matin se couvrent de chagrin
Les nues se grisent d’amertume
jusqu’à noyer les sommets d’averses regrets
Le jour a des ombres la mémoire
ennuagée d’éternité
dans l’onde retrouvée des restes d’un soir
Le soleil ne se lèvera qu’à vouloir le chercher
dans un coin bien caché
à l’abri des larmes du temps
évanoui pour longtemps
Je prends la lumière des rayons dans un verre
et me gorge de parcelles d’éphémère
des éclats lumineux plein les yeux
Le soleil Mon soleil
n’efface l’ombre portée
comme une cicatrice aux lèvres
tremblées d’un sourire et même à s’entendre rire
Je prends la lumière aux souvenirs des saisons
Qu’importe la couleur des monts
Mon ombre m’ensoleille
L’instant s’éclaire de n’avoir d’horizon
© Alain MORINAIS
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