Un matin bleu garde la trace de sa nuit blanche
Un bout de lune passe la tête dans une fente du ciel
comme un clin de paupière au sourire complice
semblant s’excuser de prendre au soleil si peu de lumière
Quand à deux pas de la mer se déshabille la lune
et se glisse dans le bleu des draps en chemise de jour
Je rêve d’un matin perdu dans les étoiles
à la forge du temps où se brisent les fers
Là où les ailes des oiseaux déchirent les voilent
de ce que vis et meure quand il n’en reste rien
qu’un matin bleu la trace
© Alain MORINAIS
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