Il y a l’endroit où la mémoire des sens trace des sillons
Le soc est au profond des rêves l’enrayure d’un frisson
Et il y a l’endroit où s’écrit la mémoire
Quand des labours du temps surgissent les restes des moissons
aux lendemains des saisons
Une lumière gravée dans l’instant
Une couleur dans un coin du tableau
Un parfum au goût cru oublié d’hier
Quelques notes aux croches singulières
Le grain Une chaleur Une courbe sous la main
Une senteur frémissant à la recherche d’images
enfouies insaisissables
tremblantes de retrouver sans les rides des visages
Saisir ce qu’il en reste
quand la plume a les mots
et de l’encre les taches aux pages blanches à venir
comme la nappe à réveillon garde des vins le souvenir
L’écrit seul a de la mémoire
la relecture conjuguée aux sources du futur
© Alain MORINAIS
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