Les ombres ne brûlent qu’aux restes d’espoir
Le sillon se creuse à l’envers de flaques noires
La voix étouffée prend des cris la force des marées de morte-eau
Quand la lune s’éteint à voir la nuit encore plus tôt
Les roses ce matin pourtant me parlent du chemin
Le vent a les sourires parfumés de chants lointains
Le ciel se relève des éclats plein les yeux
D’une main se dénuage à se soigner les bleus
La tête ouverte aux ailes de bassan
Le regard perdu dans mes rêves d’outre-temps
Le murmure des feuilles claironne à n’y pas croire
J’ai du printemps les certitudes d’un soir
© Alain MORINAIS
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