samedi 16 mai 2026

Et s’y jette la mémoire

Des monts dévalent les pierres du chemin

Des rives d’eau claire s’accrochent aux branches courbes

En gerbes de lumière transpercent des feuilles la raison

en veine de savoir au cœur des racines

 

Tout au bout c’est la mer

et s’y jette la mémoire

Des traverses aux rêves de passage

à la folie des cimes

se noie l’Histoire

dans les fosses profondes de l’absence

où se brise la lumière aux ténèbres abyssales

ignorant du temps l’illusion des annales

© Alain MORINAIS 

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