Le chant d’une grive donnait aux feuilles les couleurs qui leur manquaient
d’avoir tu ce que le vent colporte de branche en branche
les matins où le soleil reste caché derrière des lambeaux d’hiers
incapables de se défaire des jours les plus longs
sans avoir su sécher les regrets du temps
quand les nuages courraient aux portes de la lumière
chercher la toile à peindre les ombres aux couleurs d’un chant d’oiseau
et qu’aux feuilles des grands arbres murmure la grive
le secret des racines repris en canon
becqueté du jaune moqueur d’un merle noir au chant du soir
© Alain MORINAIS
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