Le temps donne à la plume la force
de mots perdus au vent de paroles inutiles
quand le sens n’a des images
que boucles blondes sans les rides des visages
L’encre a le poids des ans
et de la source du réel dit de la vie l’essence
dans le regard singulier d’un pêcheur de lune
croisant l’inattendu dans les yeux ouverts
d’une enfance arrachée des lumières
Au retour de la vague
brisée d’un voyage au long cours
d’une marée perdue aux portes d’un désert
ignoré des cris joyeux de châteaux ensablés
à l’autre bout des mers
Les mots prennent sens aux cailloux des chemins
et se moquent des bitumineuses volontés
à faire croire l’unique parcours d’un monde
aux artifices d’une route oubliée des ornières
© Alain MORINAIS
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