Le matin du dimanche traîne à se lever
Le ciel a les yeux lourds des restes de la veille
Paupières closes le village se rêve une aube déjà vieille
Les façades taisent des pierres la peur de réveiller
Les soupçons des ruelles à l’appel du soleil
Caché dans un coin à l’abri des regards
Les bras croisés sur son envie de ne briller trop tard
Les maisons tirent les toits sur des lits de songes
Quand la tiédeur embuée de l’heur en matinée s’élonge
D’un clin d’œil le ciel éveille les persiennes
La brise dit aux rayons qu’il est temps et s’en viennent
Le matin du dimanche le village à la flemme
© Alain MORINAIS
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