Le ciel ne disait rien
L’eau chantait seule
malgré les pierres jetées dans la lumière
Des larmes de beau temps
les jours sans vent
se jouaient des rires de demoiselles
aux libelles éphémères
Écrits en l’air battant des ailes
des bouts de vers pêchent en ligne l’infini
les ombres du soleil
sous des rayons brisés d’avoir trop réfléchi
Le ciel ne disait rien
quand la plume d’un bassan fou
sortit du bain troublant ses rêves marins
De l’encre au fil de l’eau
sans rature ni folio
écrivit la portée d’un chant si perturbant
que reprit en canon un chœur d’enfants pleurants
L’eau n’était plus seule
Les pierres se gavaient de lumière
Les demoiselles remuaient des ailes à se croire éternelles
L’oiseau cherchait sa mer dans un poème de Baudelaire
Les enfants de la balle lui tiraient du nez les vers
Quand le soleil s’est enflammé d’avoir enfin compris
Le ciel se mit à fredonner des mots qu’il crût être poésie
© Alain MORINAIS
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