lundi 2 février 2026

Parfum d’antan Persan la nuit

Le premier mot ne vient 

Coincé sous le poids de l’air 

Il ne peut respirer 

 

Les cendres s’engorgent de salives au goût du sang d’un autre 

Inconnus alignés dans les rues jonchées de la mort

Le plomb coule de silence la chape de douleur

Sur les sacs de deuil d’une jeunesse sans noms

Au visage de liberté criblée de balles d’avoir osé crier

L’envie de vivre
Le voile offert aux caprices du vent
Le regard ouvert aux restes des lumières
L’air du jour à venir d’un soleil levé au parfum d’antan Persan la nuit 

 

Les mots se libèrent au partage d’espérance

Au-delà des barreaux ton cri chante l’amour de la vie 

Dis-toi que son souffle court le monde


Plus fort que la mort 

© Alain MORINAIS 

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