Le premier mot ne vient
Coincé sous le poids de l’air
Il ne peut respirer
Les cendres s’engorgent de salives au goût du sang d’un autre
Inconnus alignés dans les rues jonchées de la mort
Le plomb coule de silence la chape de douleur
Sur les sacs de deuil d’une jeunesse sans noms
Au visage de liberté criblée de balles d’avoir osé crier
L’envie de vivre
Le voile offert aux caprices du vent
Le regard ouvert aux restes des lumières
L’air du jour à venir d’un soleil levé au parfum d’antan Persan
la nuit
Les mots se libèrent au partage d’espérance
Au-delà des barreaux ton cri chante l’amour de la vie
Dis-toi que son souffle court le monde
Plus fort que la mort
© Alain MORINAIS
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Un mot sympathique, un avis avisé, une critique fine… Quel que soit votre commentaire, merci par avance. Alain MORINAIS