Retour de la poétesse Eva GARCIA après la lecture de Gorgées d’infini, suivi
de, Sans autre envie qu’un moment de sourire :
J’ai eu un
immense bonheur à le lire, tant l’écriture élégante, empreinte de profondeur,
de beauté, m’a touchée. Tes images et métaphores sont fortes et magnifiques !
Cette œuvre est un vrai bijou ! Merci...
Dans Gorgées d’infini, le
poète Alain Morinais nous invite à un voyage sensoriel, voilier voguant sur
l’océan du ciel jusqu’au noir profond de l’Univers aux myriades
émiettées d’étoiles… Le ciel, le soleil, le vent, l’océan, les arbres…
deviennent les habitants d’une planète où les couleurs, les parfums, la
lumière, nous envoûtent et nous enchantent avec une poésie sensible, charnelle,
humaine, incarnée. « La nuit se retire des étincelles plein les
cheveux défaits… » « Le ciel se couche sur le côté… La lune
d’un quartier d’orange se presse un jus de lumière… Les mâchoires de la
nuit aux morsures du soleil cicatrisent la mer… ». Une beauté céleste se glisse
sinueuse à chaque éclat de vers : « Les couleurs au matin se gavent de
soleil/se gorgent de chants
d’oiseaux peignant le ciel d’un simple
battement d’ailes… »./« Le ciel débouloche ses bleus
de laine vierge/La mer bégaye sa marée en vagues
molles… »./« Ici la terre a le parfum de
là-bas… /Là-bas la terre a le parfum
d’ici… ». Mais la jovialité de la nature
s’estompe quand vieillissent les saisons : « tristesses parfondues
des collines/Dans les bruines tremblées des
tours… ». La vie traverse l’insouciance, la
beauté, mais se fane à l’irrévocable usure du temps : « Une étoile
pleure ses branches arrachées…/Les couleurs s’effritent au soleil
usé… /Un quartier de terre en l’univers
se perd à se croire infini ».
Dans la deuxième partie du recueil
intitulée Sans autre envie qu’un moment de sourire, le
poète prolonge le voyage et délivre sa vérité : « Je confie à mes
livres les mots du possible /Des pages de lumière venues de
l’au-dedans/Vous raconter l’instant d’un
passage/À l’encre de mes rêves s’il n’en
reste rien ». Il se souvient des yeux de
l’enfance, des illusions d’alors. Comment retourner à ces temps d’espérance
? « Le vent s’assoit dans les
dunes à se demander comment reprendre la mer et ses rêves
d’océan ». La grâce et la splendeur de
l’écriture continuent de délivrer leur essence : « La Lune a les sourires
d’orange sanguine/La marée se presse de boire à la
source saline…/né de caresses vermeilles le temps
a perdu la mesure… ». L’automne de la vie reste toutefois
toujours en filigrane : « le temps se referme sur le parfum des
choses /dans un coin de jardin
oublié… ». Heureusement « les
mots du poète gravent l’instant en d’éternels refuges aux sources de l’imaginaire ».
Le charme poétique de cette œuvre
est un vrai enchantement. Son écriture, loin de tomber dans les mélancolies et
les tristesses, célèbre bien au contraire avec élégance, profondeur,
délicatesse, l’intensité et la jovialité sensuelle de la vie. Ce recueil
est un bijou à lire et à relire. Merci au poète Alain Morinais !
Eva GARCIA
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