Quand le temps semble piétiner
De peur des pas réduisant le reste
Je rêve de m’assoir dans l’herbe des dunes
Les yeux ouverts au large des eaux et du ciel
Mêlés au vent balayant les nuages
De rayons traversants aux couleurs de caresses
Les bleus enivrés de gorgées de lumière
L’espace avalé du bonheur à gonfler la poitrine
Les lèvres brûlantes des baisers du soleil
Mouillés des embruns pleurés de joie
Quand le temps devenu infini
De l’oubli de ses peurs noie l’horizon
Et se forge au bout des mers
Un à venir sans ligne de fond
Les yeux ouverts au large du ciel
Serrer du vent filant entre les doigts
La main tendue sans autre voie
Assis-là
aux portes du réel
et au-delà
© Alain MORINAIS
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