dimanche 11 janvier 2026

Assis aux portes du réel

Quand le temps semble piétiner

De peur des pas réduisant le reste

Je rêve de m’assoir dans l’herbe des dunes

Les yeux ouverts au large des eaux et du ciel

Mêlés au vent balayant les nuages

De rayons traversants aux couleurs de caresses

 

Les bleus enivrés de gorgées de lumière

L’espace avalé du bonheur à gonfler la poitrine

Les lèvres brûlantes des baisers du soleil

Mouillés des embruns pleurés de joie

Quand le temps devenu infini

De l’oubli de ses peurs noie l’horizon

Et se forge au bout des mers

Un à venir sans ligne de fond

 

Les yeux ouverts au large du ciel

Serrer du vent filant entre les doigts

La main tendue sans autre voie

Assis-là

aux portes du réel

et au-delà

 

© Alain MORINAIS 

 

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